Ariane Roy – Photo : Maxime Beaulieu

La Noce de coquelicot – 3 juillet 2026

8 juillet 2026

Équipe ecoutedonc.ca

Maxime Beaulieu, Jacques Boivin

Après une pas si pire nuit de sommeil, nous revoilà à la Pulperie de Chicoutimi pour la deuxième journée de La Noce de coquelicot. Même s’il fait encore très chaud, l’humidité est tombée un peu, ce qui a fait un bien terrible à vos pas très humbles serviteurs. Allez, on part le recap, la journée a été longue!

Milk & Bone

Par Jacques Boivin

Quelle belle manière de commencer cette deuxième journée ensoleillée! La dream pop électronique de Milk & Bone, qu’on a l’habitude d’entendre dans des salles sombres, semble pourtant faite sur mesure pour se déhancher doucement sous le soleil. Sur scène, Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaune sont, comme à leur habitude, en parfaite symbiose, leurs voix diaphanes en harmonie totale, comme si elles ne formaient qu’une. Proposant un beau voyage dans leur univers musical, on a pu entendre du vieux et du neuf, du doux et du dansant, du joyeux et du triste, tout ça en trois quarts d’heure bien tassées qui ont passé beaucoup trop vite.

En descendant, on a attrapé un mariage (un vrai) où tout le public était invité. On était une méchante belle gang de curieux à voir Camille et Mathieu se dire oui et unir leurs vies. Félicitations à ces deux personnes, on ne leur souhaite que du beau doux!

Mitaine

Par Jacques Boivin

Oh, un de mes coups de coeur de la dernière Fête de la musique de Québec! Pas trop loin de chez lui, en plus! Comme il faisait bon de revoir Mitaine, sa gang et son rock de beleuet sans aucun compromis! Et pour bien faire comprendre au monde où on se trouvait, l’artiste originaire de Normandin a pris quelques bonnes gorgées de Red Champagne, ce divin nectar qui donne le goût d’écrire des tounes aux guitares lourdes, aux basses qui te rentrent dedans pis aux batteries bien pesantes. Ça tombe bien, parce que c’est exactement ce que propose Mitaine, et si on pense immédiatement à Fred, à Langevin pis aux frères Séguin quand on entend ses tounes, le jeune auteur-compositeur-interprète y apporte sa touche toute personnelle. Et j’en reviens pas combien les pièces de « Portrait d’un down », déjà pas pire pesantes sur le microalbum, prennent du poids sur scène. Je répète ce que j’ai dit il y a quelques semaines : surveillez-le bien celui-là, il va enflammer bien des salles et des festivals dans un avenir très rapproché!

Velours Velours

Par Jacques Boivin

Après avoir rocké solide, on retourne du côté de la douceur avec Velours Velours, qui nous avait quand même préparé un beau p’tit set entraînant juste pour nous (quand je dis « nous », je parle bien sûr des quelques milliers de festivaliers qui avaient déjà le sourire aux lèvres). Avec ses ami.es, Raphaël Pépin-Tanguay nous a offert des pièces de « Quand je pleure, je suis content », bien sûr, mais il a aussi sorti la désormais classique L’énorme chien gentil au grand bonheur des jeunes et moins jeunes. Du beau doux jamais plate, bien au contraire, grâce à la magnifique cohésion de la bande sur scène, entre autres. Et ouais, on s’est surpris à chantonner le p’tit bout intense de Corde à linge tout le reste de la journée.

Le Belladone

Par Jacques Boivin

On a eu la chance de revoir celle qui avait clôturé en beauté la FMQ il y a quelques semaines, cette fois en formation complète. Le Belladone, c’est pas pour les faibles et les fragiles, même si au départ, ça reste de la pop. Il y a dans les textes de l’artiste montréalaise BEAUCOUP de mordant et une imagerie qui touche autant le sacré que le païen. Que ce soit avec la douce NYMPHE ou la très bouleversante Sang du Christ, Le Belladone fesse dans le dash, et avec Fyore, qui l’accompagne avec force et douceur, on a droit à une prestation extrêmement physique qui, bien sûr, s’est terminée dans le moshpit avec B*TCH. Un beau trois quarts d’heure… si vous savez écouter attentivement. Ou si vous vous reconnaissez dans cette univers!

Fleur de Peau

Par Jacques Boivin

Hey, je les connais ces deux-là! Nos lectrices et lecteurs qui nous suivent depuis un bout savent qu’on aime beaucoup Fleur de Peau et sa pop sensible qui a pris un tournant plus organique avec l’excellent « Parachute » paru en mai dernier. Élie (Dubois-Sénéchal) et Louis (Fernandez) étaient une fois de plus accompagné.es de Cédric Martel à la basse et de Gabriel Arseneau à la batterie, et si je me fie au grand sourire de Maxime pendant les premières chansons du set, cette formule ne plaît pas qu’à moi seul! En fait, la petite scène Loto-Québec, qui est quand même à distance respectable de la scène principale, était pas mal garnie pour le duo de Québec, et plusieurs sourires s’affichaient sur les visages pendant la prestation du duo. Même la pluie semblait apprécier le groupe, tombant timidement, comme une brume rafraîchissante plutôt que comme un déluge. Content de voir que Fleur de Peau continue de faire le plein de fans, même loin de la maison!

Ariane Roy

Par Jacques Boivin

Show parfait. Encore sur le cul. J’en reviens toujours pas. De Dogue à I.W.Y.B. en passant par Kundah, pas un temps mort, pas une seconde plate. Odile, Vincent, PE et Dominique qui complètent à merveille cette jeune femme qui défonce tout sur son passage depuis déjà un bout. Un set des plus physiques, une Ariane Roy qui a le diable au corps. Une assurance incroyable, un plaisir qui croît de façon exponentielle au fil de la prestation. Un public qui connaît toutes les tounes par coeur et qui danse sa vie lui aussi. On va se le dire, la QUEEN a conquis le Royaume du Saguenay! Dire qu’on remet ça à la scène Hydro-Québec du FEQ le 18!

Fallait être là pour comprendre combien tout ça était divin, alors ne manque pas le prochain rendez-vous.

Grand Eugène

Par Jacques Boivin

OK, après avoir dépensé autant d’énergie, la pop toute en douceur de Grand Eugène allait clairement nous permettre de reprendre notre souffle juste à temps pour le groove irrésistible de Loulou… Je ne me suis pas trompé, Mélyssa Lemieux et Jeremy Lachance nous ont emmené dans leur univers doux-sucré de chansons faites sur mesure pour les vacances d’été. Et nous voilà en train de danser tranquillou au rythme des morceaux du dernier album « Une place au cimetière ». Une ambiance très loungy régnait sur la petite scène, à l’avant, ça dansait doucement, au fond, ça jasait juste assez fort pour pas déranger les gens qui voulaient juste écouter et fredonner omg avec le duo et son band. Ça a fait du bien aux oreilles, ça!

Les Louanges

Par Maxime Beaulieu

J’ai un mea culpa à faire envers Les Louanges. J’ai longtemps été un hater du projet de Vincent Roberge, ses premières sorties ne m’intéressaient absolument pas. En fait c’était encore l’époque gênante où je n’aimais pas les artistes populaires seulement parce que…c’était populaire. Je n’en suis vraiment pas fier. Mais tout ça a changé la première fois que j’ai vu Les Louanges en spectacle, j’ai été bien impressionné par les qualités musicales qui en sortaient. Et puis, sont arrivés les singles pour son nouvel album « Alouette! » et là j’étais tout simplement conquis. Un opus pertinent, sensible et particulièrement accrocheur. J’avais donc bien hâte de voir son nouveau show, quel meilleur environnement qu’à la magnifique pulperie pour cette première? Chose certaine, c’était tout un show! Gros party karaoké dans la foule alors que Vincent, son fidèle acolyte Félix Petit et le reste du band étrangement dans l’obscurité ont vraiment du gros fun sur scène. Les nouvelles chansons sont parfaites en contexte de festival. On retrouvera Les Louanges à Québec le dimanche 12 juillet à la Place George-V au FEQ.  

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