Oh, mais quel beau voyage de Noce on a vécue le week-end dernier! De la paix, de la bienveillance, du gros fun et de l’exellente musique pendant trois journées bien remplies, on aime ça. Et le site de La Pulperie de Chicoutimi avait tout ce bazar à profusion. Une fin de semaine qui a fait du bien, autant aux yeux et aux tympans qu’à l’âme. Et on vous raconte tout ça dans cette série de trois articles qui commence aujourd’hui par un jeudi soir bien garni!
Ça commençait toutefois bien mal pour l’équipe de La Noce de coquelicot : Pendant notre voyage sans histoire (mais plein d’histoires racontées) vers le Royaume, on a reçu un petit avis indiquant que le site était visé par un avis d’ébullition d’eau. En pleine canicule! De quoi faire capoter bien du monde, mais on va se le dire très franchement, la situation a été gérée de main de maître par les organisateurs qui ont fait une razzia dans les stocks de bouteilles d’eau de la ville, question de s’assurer que tout le monde resterait bien hydraté (n’oubliez pas que la bière déshydrate).

Une chance, parce que les tounes de Joël Martel, qui jouait ses petites tounes à saveur aquatique à l’entrée du site, auraient été pas mal moins pertinentes! On reparlera de Joël Martel, ce sympathique gaillard d’Alma qui nous a aussi offert le banger de La Noce!
Malaimé Soleil

Par Jacques Boivin
Tu veux que je te dise comment bien starter un festival? Avec un p’tit groupe estrio-montérégien pas piqué des vers qui devient de plus en plus populaire de façon 200 % organique! Qui est, en plus, mon groupe préféré des dernières années! Malaimé Soleil portait bien son nom en cette journée où Galarneau brillait un peu trop fort, faisant fondre les p’tits gars sur une scène qui avait l’air de mon four à broil. Le set était principalement composé des pièces de « Fragile », le plus récent album du quatuor qui m’a tellement fait tripper plus tôt cette année! Malgré quelques pépins techniques qui se sont réglés très rapidement, Francis, Vincent, Antoine et Alexandre ont offert une prestation pleine d’énergie et de sourires à un public qui, bien que surtout composé de fans finis du groupe suivant, chantait toutes les paroles de Quessé par coeur. Ça a fait un bien fou à votre pas très humble serviteur!
Éléonore Dessureault

Par Jacques Boivin
Après cette petite leçon de rock, il faisait bon d’accueillir l’artiste suivante et sa pop rafraîchissante qui a eu l’effet d’un brumisateur pour nos oreilles! Originaire de Saint-Gédéon, près d’Alma, Éléonore Dessureault nous a offert une prestation axée sur « Le sentier des fougères », un album pop qui n’est pas sans rappeler les premiers pas d’une certaine Klô Pelgag, mais avec un p’tit kick bien personnel et très jazzé. D’ailleurs, l’artiste avait décoré la scène avec quelques plantes, ce qui rendait le tout plus lumineux! Qu’elle soit derrière son piano ou qu’elle traverse la scène de bord en bord, Éléonore n’a eu aucun mal à retenir l’attention du public devant elle, ce qui est toujours un très bon signe. Va falloir la surveiller, celle-là, on serait pas surpris de la voir faire un bon bout de chemin.
Angine de Poitrine

Par Jacques Boivin
Parlant de bon bout de chemin, en voila deux qui ont avalé les kilomètres ces derniers mois. Angine de Poitrine était de retour à la maison après avoir triomphé partout dans les Europes et pulvérisé des records d’assistance au Festival de jazz de Montréal. Klek et Khn nous ont présenté les pièces de leurs deux albums dada cubistes microtonaux, lançant les festivités avec une Yor Zarad endiablée qui a mis le public en feu jusqu’aux dernières notes de Sherpa. Et là, en tant que fans de la première heure, on va se dire les vraies affaires : malgré toutes les analyses et les thèses de doctorat qui vont sûrement se rédiger sur le sujet, il est temps d’expliquer, de manière ultra-simple, pourquoi Angine de Poitrine pogne autant :
C’est le fun. Quand ils jouent, on a du fun. Ils ont du fun. Tout le monde a du fun. Les enfants headbangent, les parents sautillent, les vieux lèvent leurs cannes dans les airs, les jeunes partent des moshpits. Les sourires sont omniprésents. PARCE QU’ON A DU FUN.
Pas compliqué, hein? Cherchez pas plus loin.
Laura Niquay

Par Jacques Boivin
Le rock s’est poursuivi sur la petite scène en bas de la côte avec l’autrice-compositrice-interprète atikamekw Laura Niquay et son band 100 % féminin (Marie-Philippe Thibeault-Desbiens à la guitare, Flavie Léger-Roy à la basse et Marie-Anne Tessier à la batterie). L’artiste de Wemotaci a offert une prestation sans compromis, nous gâtant avec des nouvelles pièces et d’autres issues de l’excellent « Waska Matisiwin » (2021). Un folk-rock passablement plus rock que folk avec des musiciennes de grand talent, on aime ça!
Lou-Adriane Cassidy

Par Jacques Boivin
C’est déjà l’heure de la tête d’affiche de la soirée. Plus tôt, on avait entendu les fans de Poitrine dire que ça serait difficile de faire mieux que nos deux amis extra-terrestres, mais Lou-Adriane Cassidy avait exactement ça en tête : montrer pourquoi elle est l’autrice-compositrice-interprète de l’heure au Québec. Entourée d’une belle brochette d’ami.es (Vincent Gagnon aux claviers, PE Beaudoin à la batterie, Mariève Harel-Michon aux claviers et aux choeurs, Thierry Larose à la guitare et Alexandre Martel à la basse), Lou a simplement été majestueuse, éclipsant au passage tous mes excellents souvenirs de sa prestation au même endroit quatre ans plus tôt. Qu’elles viennent de « Triste animal », de « Journal d’un loup-garou » ou de ses albums précédents, les pièces étaient entonnées en choeur avec un public qui connaissait chaque mot, chaque twist par coeur. Grandiose sans être grandiloquente, théâtrale sans exagération, posée sans demi-mesures, la jeune femme de Québec nous tenait d’une poigne de fer, et ce, malgré la chaleur accablante. On s’en tannera jamais.
Enfants Sauvages

Par Jacques Boivin
C’était pourtant si bien parti! Rox Arcand et ses allumeuses sur le toit de la van sauvage, prêtes à mettre le feu à la scène Loto-Québec. Ça a décollé sur les chapeaux de roues, un tonnerre de guitares et de batteries accompagnant une Maman Punk déchaînée, prête à toutte décâlisser à Chicoutte. C’était fort, c’était violent, les moshpits étaient déchaînés, mais on voyait au loin les éclairs qui s’approchaient de plus en plus. En fait, la cellule orageuse n’était pas que sur scène, y’en avait une autre qui menaçait, et on a dû interrompre le spectacle juste au moment où celui-ci levait. Après un bon 20 minutes d’attente, une fois que tout ce beau monde a compris que l’orage avait décidé de chatouiller les monts Vââââââââââââââlin plutôt que la Pulperie, on a pu reprendre le show, mais pour seulement 4-5 tounes (ce qui représente, dans l’univers d’Enfants Sauvages, un gros trois minutes et demie).
Va falloir que La Noce les réinvite, celleux-là. Pour mettre le feu. Pour vrai cette fois.
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