Après une soirée grise et une autre carrément diluvienne, les organisateurs de Limoilou en musique n’espéraient qu’une chose : qu’il fasse beau pour la journée de dimanche. Dame nature a écouté et Galarneau a fait briller ses rayons sur le « plus beau quartier de tous ». La troisième avenue était animée rare ce jour-là, tout ça annonçait une belle dernière soirée sur la grande scène!
C’est nul autre que Jérome Casabon qui a parti le bal avec ses chansons rigolotes. L’auteur-compositeur-interprète de Québec était bien accompagné, comme toujours : Cédric Martel à la basse, Olivier Beaulieu à la batterie et Shampouing à la guitare. Le genre de band qui t’exécute tes tounes dans la perfection. Si l’artiste ne se prend pas trop au sérieux est si ses textes sont très bon enfant, la musique, elle, est tout simplement impeccable. Et même si on était pas mal tous là pour la tête d’affiche qui allait suivre, faut reconnaître que pas mal tout le monde connaissait au moins deux ou trois des hits de Jérome, alors ça s’est joyeusement excité sur le parterre!
Et comme toute bonne chose a une fin, c’est à Stephen Faulkner qu’on a donné la job de clore l’événement en beauté. C’est connu, Limoilou en musique se termine toujours avec un artiste un peu plus « nostalgie » qui plaira aux têtes blanches (mais aussi aux plus jeunes, quand même). On y a vu Pag, Zébulon et plusieurs autres, mais Faulkner est dans un autre registre avec ses chansons country-folk intemporelles. Bien sûr, il y a eu le classique Si j’avais un char, mais on a eu aussi droit à un paquet de tounes, vieilles (Hold-up, de son époque Plume et Cassonade) et moins vieilles. Notre homme n’avait pas besoin d’un band : seul à la guitare ou au piano, Faulkner avait l’attention de tout le monde, qui écoutait très attentivement, sauf quand il fallait chanter aussi! Ça pouvait pas mieux finir la fin de semaine.
Avant de quitter le site, j’ai pu jaser avec quelques-uns des organisateurs. C’était une année charnière pour la petite équipe qui a dû se renouveler après le décès de son ancien directeur général (Jean-François Girard). On doit donc lever notre chapeau à Jonathan Parent et son équipe pour avoir su offrir du « nouveau dans la continuité », notamment avec des spectacles surprises dans les ruelles, tout en continuant de laisser une belle place aux artistes d’ici.
Tout ça dans ma cour. On est ben à Limoilou.
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