Limoilou en musique se poursuivait le samedi 6 juin dernier avec une soirée à saveur rock. Ce n’est pas la météo qui allait stopper les fans de musique distortionnée de se rassembler à la Place limouloise pour les prestations de Fuudge, PyPy et Steve Hill alors que dame nature faisait des siennes.
Fuudge

Le groupe stoner-rock-limite-métal montréalais Fuudge était de passage à Limoilou en musique pour lancer officiellement sa tournée estivale en support de son tout nouvel album « Les horribles ». Je vais débuter avec une critique express de ce récent opus. Lorsque les différents singles sont sortis en amont de l’album, j’avoue que je n’étais pas particulièrement convaincu, c’était de bonnes chansons mais rien de très impressionnant à mon humble avis. Au point où j’avais peur de ne pas aimer l’album. Et puis lorsque j’ai lancé l’écoute du projet en entier, tout faisait soudainement du sens et était placé au bon endroit sur l’opus. Une belle surprise et parmi les meilleurs albums sortis en cette première moitié de 2026. J’avais donc bien hâte de voir ce que ça donnerait en concert.
Parmi ces singles, il y a Le mentor, une des pièces qui détonne le plus de la musicographie de Fuudge avec son aspect un peu plus funky. Et bien en spectacle, c’est celle qui a reçu le plus de réaction, on a pu entendre un parent s’exclamer à son enfant « c’est ta toune! » suivi d’une magnifique danse sur le tempo. Le groupe est apparu visiblement fort heureux de débuter sa tournée à Québec. Comme le mentionnait l’animatrice Émilie Rioux, il y a une grosse histoire d’amour entre la capitale nationale et Fuudge, rappelons que le quatuor a un album acoustique live enregistré au Grand théâtre de Québec. D’autant plus que Folivora, la maison de disque du groupe, est située à seulement quelques pas du lieu du spectacle. Outre les chansons du nouvel album, on a pu entendre quelques classiques également. Une chose qui est évidente, c’est que peu importe l’époque il y a un gros sens du riff et de la mélodie dans les pièces de Fuudge et c’était complètement délicieux au beau milieu de Limoilou. Le quatuor sera de retour à Québec, cette fois-ci en salle du côté de l’Anti Bar & Spectacles le 23 octobre prochain avec le groupe royal Princesses.
PyPy

Et puis c’était au tour de PyPy de monter sur scène alors que la pluie s’était passablement accentuée. Quelques personnes dans la foule me demandaient quel genre de musique faisait PyPy et j’avoue avoir eu un peu de difficulté à décrire le tout. C’est tu rock? Oui mais c’est plus que ça. C’est tu punk? Oui mais pas tout à fait en même temps. C’est tu électro? Un peu mais pas tant que ça. C’est un mélange de tout ça, mais simplement utiliser « post-punk » ne décrit pas assez bien le groupe je trouve. Parce que personne ne peut vraiment s’attendre à ce qui se déroule dans un show de PyPy avec la chanteuse Annie-Claude Deschênes qui est complètement déchaînée. Malgré sa réticence initiale à aller visiter la foule en raison de la pluie, elle s’est armée d’une bâche afin de sauter en bas de la scène, elle est tout de même restée réservée. Puis, surprise, elle lance la bâche dans le public afin que celui-ci fasse un moshpit relativement au sec. C’est là que le chaos a débuté, comble de chance, la pluie a soudainement cessé et Annie-Claude a sauté la clôture pour rejoindre la foule. Elle a même orchestré un wall of death, le public déjà surexcité ne s’est pas fait prier pour obtempérer à cette pratique spectaculaire. La chanteuse est ensuite allée se chercher un cornet à la crèmerie du coin, offrant des léchées à qui en veut bien. Bref, un show assez chaotique et mouillé mais quel bon moment d’extase.
Ce n’est pas l’envie qui manquait de voir le phénoménal Steve Hill ensuite, mais étant complètement détrempé, particulièrement mon équipement photo, j’ai décidé de rebrousser chemin à la maison afin de sécher un peu. J’admets que les stories et images du show me font regretter ce choix, mais ce sera partie remise afin de revoir le guitar hero québécois.
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