Le 30 avril dernier, c’est tout un double plateau qui nous attendait au Pantoum alors que deux formations de Québec lançaient chacune leur plus récent opus : D’un côté, Sunderloom nous présentait les pièces de « Check Engine », sorti un peu plus tôt ce jour-là, tandis que de l’autre, Fleur de Peau nous offrait en primeur les pièces de son deuxième album « Parachute », qui sortait le lendemain. Devant exécuter un autre mandat ce soir-là, j’avais dû faire mon deuil de cette soirée qui promettait, mais finalement, en jouant à Tetris avec mon emploi du temps, je suis arrivé juste à temps pour aller prendre quelques photos que je vous présente ci-dessous, après vous avoir donné très brièvement quelques impressions.

C’est Sunderloom qui a lancé les festivités. Le quatuor composé d’Alinoë Schneider (voix, guitares et claviers), Charles Bélanger (batterie), Matt Moln (basse) et de François-Gabriel Marcotte (guitares, claviers) nous a transporté dans son univers indie-rock mélodieux où le mélange des nombreuses influences permet de créer un son à la fois unique et réconfortant. Proposant surtout des extraits de « Check Engine », fraîchement apparu sur les différentes plateformes, le groupe a montré (une fois de plus) que ses chansons étaient faites pour la scène, celles-ci n’affichant pas la retenue qu’on peut parfois sentir sur le plus récent EP. Autant dans les moments plus introspectifs que ceux plus explosifs, Sunderloom nous a fait vibrer et danser. Du beau travail.
Parlant de beau travail, il faut parler de tous les efforts abattus par Fleur de Peau au fil des ans. On est TELLEMENT loin de ces premières rencontres avec le duo (Élie Dubois-Sénéchal à la voix, Louis Fernandez à la guitare) il y a quelques années, où on voyait tout le potentiel de ce projet! Un potentiel qui s’est réalisé lentement, mais sûrement, à coups d’efforts, de peaufinements et, surtout, de maudites bonnes chansons. Si « Contre-sens », le premier album, était plus que prometteur, « Parachute », nous montre un duo en pleine possession de ses moyens, aussi solide sur le plan de la composition musicale que de l’écriture des pièces. Ce deuxième album est une généreuse collection d’une douzaine de bangers tous aussi engageants l’un l’autre, une évolution on ne peut plus organique qui a amené le duo à demander l’aide de quelques amis pour transmettre cette belle musique sur scène. C’est ainsi que Cédric Martel (basse), puis Gabriel Arseneau (batterie) se sont joints à la paire, un apport plus qu’apprécié.

Et ce lancement au Pantoum? Tout simplement parfait. Louis s’amuse comme un p’tit fou sur sa guitare, le sourire constamment fendu jusqu’aux oreilles, pendant qu’Élie débite ses textes avec sa voix douce tout en maintenant constamment un contact avec le public qui avait visiblement du plaisir. On voit qu’il y a eu un beau travail du côté de la mise en scène, qu’Élie utilise tout l’espace à sa disposition pour nous donner envie de bouger et d’exploser, tout ça avec une sobriété qui fait du bien.
La formule full band sied bien au duo, des pièces comme Bam Bam ou Le monstre sont faites sur mesure pour être jouées live. Et lorsque la paire interprète un morceau à deux, c’est pour nous offrir un moment doux et intime, une pause qui fait du bien à nos hanches et nous permet de profiter d’une facette qu’on connaissait moins. Disons-le, Fleur de Peau a trouvé sa vitesse de croisière, une vitesse parfaite pour « aller loin », comme on vous le promet depuis plus de deux ans, déjà. On a hâte de les retrouver à La Noce au début juillet!
Bon, allez, assez déblatéré, on vous montre des photos!
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