Il y a quelques semaines, l’autrice-compositrice-interprète montréalaise Lysandre est passée au Pantoum pour nous présenter les pièces de son plus récent album « Portrait de l’invisible ». Accompagnée pour l’occasion de Raphaël Laliberté-Desgagné (guitare, clarinette, synthés et choeurs), Lucie-Maud Ménard (synthés, choeurs), Étienne Dupré (basse et synthé basse) et Samuel Gougoux (batterie) – ce qu’on appelle dans le jargon un band toute étoile, l’artiste nous a fait planer et danser doucement au son de sa voix aérienne et de sa dream pop qui ne manque toutefois pas de mordant.
Dès les premières notes de La bête, qui a ouvert le spectacle comme elle ouvre l’album, on s’est retrouvé aspiré dans l’univers de Lysandre, notamment grâce aux somptueux éclairages (assurés ce soir-là par Mya Perrier) et à une sonorisation sans faille (Antoine Goulet). Une pop audacieuse, qui tire profit de son talent, bien sûr, mais aussi de sa présence scénique qui peut être assez intense quand elle n’est pas scotchée derrière sa quincaillerie.
Des pièces comme 5052 et Pierrot fou d’amour, déjà pas mal efficaces sur disque, prennent leur envol sur scène. La première, avec son petit côté funky, nous permet de nous dégourdir un peu, la deuxième est beaucoup plus aérienne et les voix nous rappellent un brin celles de vos autrices-compositrices-interprètes québ préférées. Et que dire de ce Cowboy aux mains d’argent, une pièce irrésistible où les synthés du refrain sont comme des nuages sur lesquels le parterre du Pantoum se libère et danse joyeusement.
Comme Lysandre, justement.
En première partie, la Montréalaise aux racines belges Aline Winant (accompagnée d’Etienne Hamel) nous a fait découvrir ses compositions folk-pop douces, qui ont su attirer l’attention d’un public résolument réceptif.
On a pris quelques photos de la soirée, on vous présente ça ici :
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