Le Petit OFF vol. 2 : le retour du plaisir de découvrir

LUMIÈRE – Photo : Jacques Boivin

10 juillet

Los

LOS – Photo : Jacques Boivin

Ça faisait un méchant bail qu’on avait entendu la formation Los, autant sur disque que sur scène. On se demandait donc, avec raison, ce que la bande composée de Kenny Turgeon (guitare, voix), Maxine Maillet (guitare, claviers, voix), Symon Marcoux (basse) et Simon Choquette (batterie) allait nous réserver. En gros, on peut résumer ça à same old, mais avec un petit soupçon de sauce piquante. Toujours les mêmes accents surf, mais cette fois, la power pop était crinquée à 12 sur 10, pis c’était ben ben ben bon.

On en vient même à se demander si Los était pas un peu en avance sur son temps avec Big Surf (paru en… 2016). Quand on voit tous les projets fortement inspirés par Weezer et autres Nada Surf ces temps-ci, on se dit que les chansons de Los résonneraient encore plus fort en 2021, surtout que le quatuor maîtrise parfaitement le genre.

De belles retrouvailles sous un soleil parfaitement de circonstance. (Jacques Boivin)

Worry

Worry – Photo : Jacques Boivin

Parlant d’influences nineties, vlà Worry qui débarque avec son rock qui mélange le rock des années 1990 et l’indie du début des années 2000. Kerry Samuels (guitare, voix) et ses musiciens (pas les moindres : l i l a aux choeurs, Gaspard Eden à la guitare, Laurence Gauthier-Brown à la basse et… Simon Choquette à la batterie) nous ont bien nettoyé les tympans avec un rock énergique, mais harmonieux. Une petite vibe Smashing Pumpkins meets Dinosaur Jr. avec une petite touche personnelle, ça rend toujours son mélomane heureux, et c’est en plein ce que Worry nous a offert sans chi-chi ni fla-fla. On va en reprendre! (Jacques Boivin)

Phil Bourg

Phil Bourg – Photo : Jacques Boivin

On avait eu des échos des précédents spectacles de Phil Bourg, l’alter ego de Philippe Bourque, et on savait très bien que ce qui nous attendrait allait déchirer. Pourtant, c’est seul au clavier que Phil est embarqué sur la scène, débutant simplement et calmement sans pour autant en être moins percutant. C’était lancé! Joint sur scène dès la deuxième pièce par ses musiciens, Les Brutes, la cour du Réacteur s’est remplie en un temps record de cette bonne vieille énergie rock qui nous manquait terriblement.

L’assistance était assez mixte en âge, mais légèrement plus masculine. On y reconnaissait des visages de la scène rock de Québec rassemblés pour l’occasion et on comprend pourquoi. Le premier album de Phil Boug est paru le 28 mai dernier et on l’attendait depuis un temps! Pas surprenant quand on regarde avec qui Phil se tient, soit Olivier Laroche (Fuudge), Pierre Alexandre (Barrdo), David Boulet-Tremblay (Harfang) et Samuel Wagner (Floes, Harfang) aux chœurs. Pour cette fois, la basse était toutefois assurée (et très assurée!) par Jean-Christophe Maisonneuve Audet.

Bien que tout aussi rock, les versions spectacle des pièces de l’album 01001001 01000011 01001001 (qui signifie «ici» en code informatique binaire) laissaient davantage de place aux mélodies, nous permettant d’apprécier d’une oreille différente les cinq pièces de l’album qui nous ont été présentées. Le programme s’est ensuite poursuivi avec des nouveautés tout aussi fracassantes, laissant donc le public dans l’attente de nouvelles sorties! (Noémie Rocque)

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