Le 29 mai dernier, l’Impérial Bell accueillait la tournée « Au travers de la route » de Vincent Vallières. Une tournée à la fois en appui au plus récent album du Sherbrookois (« Les saisons, les secondes ») et un tour d’horizon de la longue carrière de l’auteur-compositeur-interprète qui s’étale sur plus d’un quart de siècle.
Pour l’occasion, Vallières s’est fort bien entouré : André Papanicolaou (guitare, choeurs), Salomé Leclerc (guitare, choeurs), Amélie Mandeville (basse, choeurs) et Jérémie Essiamble (batterie, choeurs) accompagnaient le grand rouquin dans une formule qui permettait quelques permutations et beaucoup de plaisir à chanter en choeur. Et avec le programme plus que généreux qui nous attendait, pas question d’avoir une première partie, Vallières et sa bande allaient passer toute la soirée avec nous.
Ça a commencé avec quelques vieilles tounes, Le temps passe et Café Lézard, question de s’assurer que les cordes vocales du public seraient bien réchauffées pour le reste de la soirée. Parce que ouais, si vous pensiez que ça allait chanter joyeusement sur scène, le show s’est aussi étendu sur le parterre! Pas le choix, Vallières fait partie de la famille, c’est le gars qui arrive avec sa guitare et plein de tounes autour du feu l’été pis qui fait chanter tout le monde, la seule différence, c’est que les hits, ce sont les siens! Même les plus récentes, comme Des flèches au soleil, sont chantées d’un bout à l’autre de la salle!
Les temps morts sont très rares, les interventions sont brèves et on point, la place est laissée à la musique.
Et voilà Vallières qui s’installe au piano pour L’amour c’est pas pour les peureux, qu’il chante avec Salomé Leclerc. Les yeux sont brillants dans la salle. Du bon québéricana, comme Un quart de piasse et la fort jolie Sarah. Du beau doux, comme je le dis si bien. Et tiens, pourquoi ne pas inviter sa fille, Lili-Rose, à venir chanter Dessine-moi avec lui? Un autre beau moment (y’en a comme beaucoup).
Bon, après ce segment « frissons », de retour au rock, en invitant notamment Michel-Olivier Gasse à empoigner la basse et à se donner à fond pendant quelques petits morceaux (non, Amélie Mandeville n’a pas pris de break, loin de là). Le plafond de l’Impé a failli exploser pendant OK on part et L’avenir est plus proche qu’avant. Fait chaud, et on a vite besoin d’un nouveau break. Heureusement, Vallières y avait pensé, c’est en plein le moment de sortir sa chanson la plus chantée, On va s’aimer encore (tsé, la toune que tout le monde met à son mariage). Pas pire, pour un gars qui s’était promis de jamais faire de chansons d’amour, hein?
Tout ça pour une finale passablement rock and roll (Homme de rien), avant un autre magnifique moment doux au rappel, alors que Vallières s’est installé au piano pour chanter Lili (avec Lili-Rose, bien sûr), au cours de laquelle le band est venu se joindre à eux pour chanter avec Vincent, Lili-Rose… et le public qui a sorti sa plus belle voix.
Simple, chaleureux, généreux, avec cette plume ancrée sur le quotidien qui vient toucher des milliers de personnes droit au coeur. On n’en attendait pas moins de Vallières.
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