Le 9 mai, Les Lunatiques étaient de passage au Pantoum pour le lancement de leur nouvel album « Traitement Choc ». Cet album est un mélange énergique de genres, comme l’électro, le rock et quelques moments décontractés. En écoutant l’album, on sait qu’il va bien se traduire sur scène, devant un public prêt à bouger. Ce soir-là, c’est exactement ce que le public a fait.
Crachat en première partie

Crachat, c’est un trio punk de Québec composé de Justine, Lyz et Maloue. Ah, quel fun de voir des musiciennes, surtout carrément féministes, rock out sur scène! Dès le début du spectacle jusqu’à la fin, le trio a livré ses chansons avec beaucoup d’attitude — les paroles criées et les instruments joués avec puissance. En même temps, on pouvait voir la joie qu’elles partageaient. Interpréter leurs chansons, c’est autant pour s’amuser que pour exprimer leurs opinions. En effet, c’était une façon explosive d’ouvrir la soirée. La foule était bel et bien réchauffée pour les moshpits qui ont accompagné le spectacle des Lunatiques.
Petite parenthèse : alors que Max a déjà vu Crachat plusieurs fois en spectacle, le groupe était une nouvelle découverte pour moi. Je peux te dire que je suis totalement d’accord avec ce qu’il a dit dans les articles de nos archives!
Les Lunatiques présentent « Traitement Choc »

C’était un lancement familier pour le quintette (composé d’Antoine Bourque, Juliette Drapeau, Simon Guay, François Pelletier et William Lévesque). D’abord, les musiciens viennent de Québec et ils ont enregistré une bonne partie de l’album au Pantoum. Il y avait donc des amis et de la famille dans la salle. En plus, sur scène, la maman d’Antoine préparait des hot-dogs gratuits pendant le spectacle. C’était une touche chouette, surtout parce qu’elle dansait et chantait comme si elle était aussi membre du groupe.
La musique des Lunatiques est créée pour faire la fête. Faire la fête et se lâcher. Avec « Traitement Choc », le côté garage rock se mélange à encore plus de groove rétro, et on y retrouve une ambiance à la fois new wave des années 1980 et rafraîchissante. Pour accompagner plusieurs chansons ce soir-là, des lasers ont été projetés, notamment lors de Fais danser les morts et Où est?, ce quicorrespondait bien à la boule disco au milieu de la salle.
Le spectacle a commencé par Trip de baies, la chanson qui ouvre aussi l’album, et, pendant Impression de cocktail, deux danseuses sont montées sur scène avec des têtes de télévision. Elles sont restées tout au long de l’événement, les télévisions étant remplacées par des masques pour conserver un air de fantaisie. En plus des moshpits, particulièrement intenses pendant Barbelés, le crowdsurfing occupait une grande place dans le spectacle. Que ce soit des membres de la foule, Antoine, ou une des danseuses qui « réalisait son rêve », ce crowdsurfing contribuait à l’ambiance rassembleuse que le Pantoum incarne bien.
Le lancement était composé de chansons anciennes et nouvelles, offrant un beau portrait du groupe. Si y’a pu rien était un moment pour se détendre tandis qu’Oh no du premier album ajoutait une touche de douceur. Lors de Françoise, l’ambiance est rapidement devenue romantique, des gens dansant et bougeant en couple ou en petits groupes. La chanson très accrocheuse, Fuck that shit, était accompagnée de la foule qui criait les paroles, de doigts d’honneur et de beaucoup d’attitude punk, tandis que Marie dans le coma a terminé le spectacle avec énergie et joie!
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