Vendredi 11 septembre : Ouragan métal
Jour deux d’Envol & Macadam, la fatigue se fait déjà sentir, mais c’est pour moi la soirée à laquelle j’avais le plus hâte. Ça débutait avec le groupe hardcore local Drop out Cold suivi de la formation gagnante du concours Planetrox Europe Luther, avant de faire un virage death métal avec les polonais de Vader. Les deux derniers groupes à monter sur les planches de l’Agora du Port de Québec étaient parmis mes préférés de la programmation 2026, soit les pionniers du deathcore montréalais Despised Icon et les légendes du hardcore américian Hatebreed. Bref une soirée lourde en perspective.
Drop Out Cold

C’est donc Drop Out Cold qui avait la lourde tâche d’ouvrir la soirée très tôt un vendredi, quelques minutes seulement après l’ouverture des portes. Ce n’est vraiment pas un spot évident pour un jeune groupe qui existe depuis environ un an. Heureusement plusieurs personnes se sont pointées expressément pour la formation hardcore, mais l’énorme site avait tout de même l’air un peu vide. De mon côté j’avais vraiment hâte de voir enfin le quatuor sur scène. Des riffs solides, des breakdowns puissants et d’agréables moments de two-step étaient au rendez-vous. Drop Out Cold sera de retour en spectacle le vendredi 2 octobre, cette fois à une heure plus appropriée, en compagnie de Scare, Rubble et Sedmi au Centre : Hub Créatif.
Luther

Chaque année Envol & Macadam s’associe avec le concours Planetrox afin de faire jouer les gagnants au festival. Cette année encore le concours avait lieu en Europe et c’est Luther qui est ressorti vainqueur. Groupe basé en Allemagne mais ayant des origines diverses qualifié de métal alternatif, s’inspirant de plusieurs sous-genres du métal en même temps. La formation a offert une excellente prestation avec un petit côté théâtrale grâce à sa chanteuse qui offre autant de voix criées que chantées avec justesse. Luther qui en était à sa première présence en sol canadien s’est définitivement fait de nouvelles et nouveaux fans avec cet excellent show.
Despised Icon
J’admets avoir choisi Vader comme moment pour prendre une pause durant la soirée, le death métal n’est pas tant ma tasse de thé après tout. J’ai cependant été agréablement surpris par le groupe de Pologne qui a donné tout un show. Une belle découverte pour moi même si le groupe existe depuis 1983.

C’était ensuite l’heure d’un de mes groupes québécois préférés, Despised Icon. Une formation parfois créditée pour être à l’origine du deathcore, mélange de death métal et de hardcore, ce groupe m’a vraiment fait tomber en amour avec la musique lourde à l’adolescence. De voir Despised Icon sévir toujours sur les scènes avec une puissance contagieuse est merveilleux. J’avais l’impression de revenir dans le temps, même chose pour Alex Goulet, le chanteur de Apes, qui est venu crier quelques lignes avant de se précipiter vers le moshpit. Un show brutal et sans faille pour ce groupe avec un impact gigantesque sur mes goûts musicaux.
Hatebreed

Un autre groupe qui a énormément joué dans mes écouteurs au secondaire et au cégep, Hatebreed est un des bands hardcore les plus influents des années 1990 et 2000. Ça doit faire une quinzaine d’années que je n’avais pas vu la formation en spectacle et celle-ci n’a définitivement pas perdu de son lustre. Le chanteur Jamey Jasta est toujours aussi intense et les chansons sont d’une brutalité efficace. Même avec le temps qui passe, je me souvenais d’une majorité des paroles par cœur, particulièrement pour ma chanson préférée Destroy Everything que j’ai chantée à tue-tête. Quel beau combo de groupes pour clore cette deuxième journée de festivités avec les oreilles qui bourdonnent et le cœur rempli d’une splendide nostalgie.
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