BLAMM et Sandra Contour savent comment toujours nous faire sourire. Avec leurs chansons légères et poétiques, ainsi que leur facilité à interagir avec la foule, c’est sûr qu’on quitte un spectacle de meilleure humeur qu’à notre arrivée. Le 24 octobre au Pantoum, on a profité d’une soirée pleine de bonnes vibes et de créativité.
Sandra Contour en première partie

Sandra Contour est montée sur scène de manière décontractée avec sa guitare acoustique et a posé des questions simples pour briser la glace: « Vous venez souvent icitte? Comment vous connaissez-vous? » Tout de suite, on avait l’impression de faire partie de quelque chose de familier où les interactions et les chansons se mêlaient. La première toune abordait la maladie d’Alzheimer de manière drôle et touchante. Dans la deuxième, avec une petite touche de bossa nova à la guitare, elle parlait de son affection pour un maillot de bain. Dans une autre chanson, elle a raconté comment elle avait perdu son divan, et le show s’est terminé avec sa chanson ludique La Folle aux chats de Baie-St-Pouel, accompagnée des miaulements de la foule. La plupart des chansons présentées étaient des nouveautés, ce qui nous a donné très hâte d’entendre le prochain album!
BLAMM

Le deuxième album de BLAMM, intitulé « Paroles en l’air », est sorti le 2 septembre et c’est comme une boîte de chocolats remplie de surprises – tout sucré, composé de saveurs différentes et destiné à être partagé avec d’autres. Au Pantoum, le 24 octobre, BLAMM a présenté cet album et, honnêtement, la meilleure façon d’apprécier les chansons, c’est de voir l’artiste sur scène. Son charisme ajoute à l’ambiance, tout comme sa voix, le cornet, le banjo et la guitare ténor. La multi-instrumentaliste était entourée d’une vingtaine de musiciens pour la création de « Paroles en l’air ». Au Pantoum, elle était accompagnée de seulement trois musiciens, mais ils avaient chacun leur personnalité: le xylophone ajoutait une touche ludique, la batterie gardait le rythme léger et le tuba apportait une touche rétro.
Le spectacle a commencé avec Discours décousu, une chanson née du fait que BLAMM a toujours une chanson qui s’écrit toute seule et qui joue en boucle dans sa tête. Passe donc à la maison est sa chanson « cute » qui parle de l’amour à distance. Souffle avec moi est sa ballade « quétaine » parce que, comme elle l’a expliqué : « Je suis une autrice-compositrice-interprète québécoise après tout. » Elle criait le refrain comme si elle le faisait devant des milliers de personnes sur les Plaines d’Abraham. C’était très agréable. Délier la langue donne un conseil pour gérer des situations socialement awkward. Ce conseil? Ben du yodel, bien sûr!
Au Pantoum, la foule participait à certaines chansons, comme Rebound, avec son refrain émotionnel et cocasse, et Des sapins et des épinettes. Avant de commencer cette dernière, BLAMM répétait le refrain pour que la foule puisse bien le chanter. Des sapins et des épinettes a été écrite sur la route avec Sandra Contour, en revenant d’Abitibi, et on dirait une vraie chanson de route : les paroles racontent tout ce qu’elles ont vu par la fenêtre. Pour terminer, BLAMM a conclu la soirée avec Plomb, une chanson de son premier album, agréablement niaiseuse et interprétée avec théâtralité.
Donc un spectacle de BLAMM, c’est de la poésie, de la théâtralité et de la musicalité tout mélangé. C’est également un mélange de nostalgie des époques passées et de références à la vie moderne, ainsi qu’un amour de la langue française. Avant tout, un spectacle de BLAMM passe souvent trop vite!
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