Le festival Envol & Macadam, qui en est à sa 29e édition, est depuis longtemps synonyme de la fin de la saison des festivals et de l’été pour moi. Ce serait mentir que de dire que j’ai assisté à toutes les éditions, mais dans les dix dernières années je n’en ai pas manqué beaucoup. C’est donc toujours un plaisir de retrouver l’équipe qui travaille d’arrache pied pour offrir cet évènement unique à Québec. Trois jours de festivités à l’Agora du Port de Québec avec des thématiques différentes mais toujours la même mission de célébrer les musiques alternatives.
Le festival s’ouvrait jeudi le 10 septembre avec une soirée majoritairement québécoise, le vendredi soir était sous le signe du métal et du hardcore et finalement la grosse journée du samedi était dédiée au punk rock. C’est sans compter les afters en salle, signe de l’âge qui avance par contre, je n’ai pas eu l’énergie pour m’y rendre.
Jeudi 10 septembre : Délire québécois
Encore une fois cette année, Envol & Macadam ouvrait ses portes avec une soirée gratuite à l’Agora du Port de Québec où trois groupes sur quatre provenaient de la Belle Province et chantaient dans la langue de Falardeau. Des bands qu’on n‘a pas vu depuis un bon moment en plus de faire des découvertes. Penny & the Pits des Maritimes, DVTR de Montréal, Orloge Simard du Saguenay et Les Goules de Québec se sont succédé sur scène pour amorcer ces trois jours de musique forte.
Penny & the Pits

La première formation de cette édition 2026 était Penny & the Pits, nouveau groupe 100% féminin de la chanteuse Penelope Stevens de Motherhood qui se tourne davantage vers le punk pour ce projet. J’adore Motherhood, donc j’étais bien curieux de découvrir ce band. J’ai bien aimé ce que j’ai entendu, mais ce n’était peut-être pas les meilleures circonstances. C’était une journée particulièrement venteuse, surtout sur le bord du fleuve, au point où on entendait le vent dans les micros, ça enlevait énormément de clarté aux chansons. De plus, le quatuor montait sur scène quelques minutes seulement après l’ouverture des portes, le parterre de l’Agora était donc assez clairsemé malheureusement. Bref, j’ai hâte de revoir Penny & the Pits dans de meilleures conditions.
DVTR

Ce n’est pas un secret, on adore DVTR depuis leurs premières chansons, mais ça commençait à faire un petit bout qu’on n’avait pas vu ces bum.mes sur scène, c’était la première fois en 2026 à Québec quand même. Le duo de Demi-Lune et Jean Divorce s’est présenté le couteau entre les dents accompagné de ses fidèles Lingus à la basse et à la batterie. À entendre les commentaires dans le public, DVTR a été une belle découverte et un coup de cœur pour plusieurs personnes. En un seul spectacle Jean Divorce a probablement fait plus de pas que moi durant toute la fin de semaine à force de courir d’un bord à l’autre de la grande scène. De magnifiques retrouvailles avec ce groupe punk qui devrait nous sortir de la nouvelle musique prochainement.
Orloge Simard

On change un peu de registre avec le groupe rock de Saguenay Orloge Simard. Bien que je connaisse la formation depuis longtemps j’avais, à mon souvenir du moins, jamais vu le band en spectacle. On passe d’un groupe qui scande la « vasectomie pour tous » à une formation chantant sur les trips à trois et les grosses brosses, le contraste est assez intense. Résumer l’oeuvre d’Orloge Simard à seulement des chansons grivoises serait particulièrement réducteur, les membres passent une grande partie du spectacle à militer pour l’indépendance du Québec et pour un Saguenay-Lac-Saint-Jean libre. Ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps avant que le party lève dans le public, la foule était déchaînée.
Les Goules

Je crois que je n’avais pas vu Les Goules en spectacle depuis le cégep, il y a une quinzaine d’années. J’ai vu à d’innombrables reprises des shows du chanteur Keith Kouna, dont quelques prestations spéciales centrées entièrement sur l’œuvre des Goules. Mais le groupe complet comme ça, c’est une ambiance complètement différente. Un des seuls mots qui pourrait décrire ce spectacle serait « disjoncté ». Autant au niveau de la musique jouée vraiment forte mais aussi au niveau de la mise en scène complètement sautée menée par le légendaire Sam Murdock et ses acolytes. Plateau de poudre blanchâtre, coups de matraques ou voyage en radeau gonflable sur la foule, impossible de s’ennuyer durant ce show incroyable. Véritable groupe culte de la Capitale, c’était sans aucun doute une tête d’affiche parfaite pour clore cette première soirée d’Envol & Macadam.
Suite à la page suivante
Galerie photos









