C’est hier soir que débutait la 58e édition du Festival d’été de Québec! Onze soirées de musique à travers une programmation moins tape-à-l’oeil que les années précédentes, mais qui a une belle profondeur, ce qui pour les oreilles curieuses comme les nôtres est un TRÈS bon signe. Et en cette première soirée, alors que les Plaines se faisaient enfumer par Cypress Hill avant de se faire défoncer (au sens figuré, bien sûr) par Limp Bizkit dans un élan de violente nostalgie, de notre côté, on a surtout célébré la jeunesse et la musique d’ici (toustes les artistes, sauf une venaient du Québec
Erika Hagen

Par Maxime Beaulieu
Il y a, avouons-le, une certaine fierté de voir la jeune artiste de Québec Erika Hagen et ses ami.es musicien.nes fouler les planches du Festival d’été de Québec pour une première fois. C’est qu’on a vu le projet solo de l’artiste multidisciplinaire et ex-Bleu Kérosène se construire devant nos yeux, des vitrines au Pantoum et maintenant en levée de rideau du FEQ. Un projet qui s’est solidifié de manière spectaculaire au fil du temps. Erika n’a pas volé sa place sur la grande scène et elle l’a bien démontré en donnant une superbe prestation. Le public tardait encore à arriver malheureusement, maix celles et ceux qui étaient là ont pu voir une femme en pleine possession de ses moyens tripper sa vie à quelques pas de la maison.
Olivia Khoury

Par Jacques Boivin
Le FEQ a débuté tout en douceur sur la petite scène gratuite de la Place d’Youville avec Olivia Khoury et son indie-pop rafraîchissante. L’autrice-compositrice-interprète montréalaise qu’on a pu voir un peu plus tôt cette année au Phoque OFF nous a donné le goût de nous déhancher avec la même douceur que sa voix avec ses morceaux qui montraient une riche palette sonore, tantôt plus jazz, tantôt plus pop, toujours juste assez rêveuse. Ça a très bien commencé la soirée de votre pas très humble serviteur.
Kat Pereira

Par Maxime Beaulieu
La montréalaise Kat Pereira venait nous présenter les pièces de son excellent album « Vert de lichen » devant une foule qui s’agrandissait à chaque seconde. Si musicalement on navigue davantage dans la pop et l’électro que sa prédécesseure sur l’autre scène, il y a un thème commun entre Kat Pereira et Erika Hagen. On a affaire à deux femmes fortes qui ont du gros fun à jouer. Kat Pereira a sans aucun doute fait le plein de nouveaux fans grâce à ses solos de claviers et ses pas de danse euphoriques. Personnellement, c’était la première fois que j’avais la chance de la voir en spectacle après avoir écouté abondamment son album et quel magnifique résultat sur scène en version full band. Une artiste qui fera bien des vagues dans les prochaines années c’est évident.
Comment Debord

Par Maxime Beaulieu
Pour la deuxième année consécutive comment debord était de retour au Festival d’été de Québec grâce à son prix Espoir FEQ remporté en 2025. Exit la « petite » scène gratuite de Place d’Youville – où on a vécu un méchant beau party l’an dernier – cette fois-ci c’est sur la grosse scène de Place George-V qu’on se plaint de ne pas avoir de chalet mais que c’est bien blood pareil. On commence à être habitué à cette belle bande qui nous a encore une fois donné tout un show, mais c’est la guitariste Karolane Carbonneau (Nobro MAIS SURTOUT MARIO2) qui a volé la vedette, tout sourire à shredder comme s’il n’y avait pas de lendemain. Une fin un peu abrupte alors que le septuor à manqué de temps en fin de parcours, on n’aura malheureusement jamais pu entendre Papier Foil mais ça a tout de même été une prestation exceptionnelle devant une marée humaine impressionnante. Qui a dit que les jeunes (et moins jeunes) ne s’intéressent pas à la musique d’ici? Certainement pas nous!
Emmanuelle QUerry

Par Jacques Boivin
De la pop rêveuse d’Olivia Khoury, on passe à celle, beaucoup plus dansante, d’Emmanuelle Querry. D’entrée de jeu, l’artiste montréalaise nous dit qu’on peut faire ce qu’on veut parce que ce qui se passe ici reste ici (sauf les bouts que je vous raconte, bien sûr)! Sur les pièces entraînantes (mais toutes en finesse) de son album « Au 10e étage », sorti plus tôt cette année, Querry nous a montré qu’elle était toute une bête de scène, utilisant chaque centimètre pour danser, chanter, et nous inviter à bouger sans retenue. Une belle énergie, bien plus explosive sur scène que sur l’album, un charisme certain qui marche, disons que l’avenir est radieux pour cette jeune femme pétillante.
Gab BouchARD

Par FranKie Rose
Écouter la musique de Gab Bouchard, c’est comme flotter sur un nuage, donc il y a toujours une aura inévitable de douceur qui accompagne ses spectacles. À la Place George-V ce premier soir du FEQ, Gab était à l’aise et prêt à s’amuser avec son cool band, jasant de temps en temps avec la foule de manière très familière. Le spectacle était un beau mélange des chansons de son répertoire, dont la version joyeuse de Neige qui a fait partie de sa dernière tournée. J’avoue qu’assister à un spectacle de Gab Bouchard dehors me donne encore plus un sentiment de confort et il y a quelque chose de beau dans le fait de sentir des gouttes d’eau, pas trop dérangeant, pendant qu’il chante des émotions tristes.
renforshort

Par Jacques Boivin
Réussir à me faire oublier que plus haut, il y avait Gab et Lou, ça allait être très difficile. Et pourtant, c’est exactement ce que la Torontoise Lauren Isenberg (renforshort) a réussi à faire, une chanson pop juste assez sucrée à la fois. Je savais un peu dans quoi je m’embarquais tout de même, ayant vu ren à la fin de l’été dernier à FONO, alors je savais qu’on avait une belle fin de soirée en perspective. Et c’est exactement ce que la jeune femme de 24 ans nous a donné avec ses deux musiciens. L’autrice-compositrice a un charme désarmant, qu’elle empoigne sa guitare ou qu’elle danse d’un bord à l’autre de la scène. Bon, c’était un peu court, on aurait pris bien davantage que la petite heure que ren nous a offert, mais ça, c’est plutôt bon signe, le temps a filé tellement vite! M’est d’avis qu’on va bientôt revoir ren sur une plus grande scène. Et cette fois, ne la manquez pas, vous aussi vous allez avoir beaucoup de plaisir à chanter les refrains fédérateurs de cette jeune femme!
Lou-Adriane Cassidy

Par Frankie Rose
Au Québec, on parle beaucoup de Lou-Adriane Cassidy qui est présentée comme une reine rayonnante. Mais peu importe ton avis, son spectacle au FEQ était la preuve de son statut de vedette. Ce qui est beau, c’est que, malgré la popularité et les billets d’argent (remis par Ariane Roy à la fin du spectacle pour la tournée de Triste animal), elle reste très humaine et touchée par son succès. Son bonheur était évident dès son arrivée sur scène et tout au long de la soirée elle alternait entre de grands sourires et l’assurance qui la caractérise. En tant que tête d’affiche, elle profitait du moment, accompagnée de ses musiciens habituels. Lysandre, Ariane Roy et Odile Marmet-Rochefort ont également rejoint la scène pour assurer les chœurs sur quelques chansons, notamment Jamais tout à fait et Adieu. En somme, c’était doux, c’était pop, c’était Lou-Adriane. L’artiste a vraiment quelque chose de distinct et elle nous a tous captivés ce soir-là.
Où nous trouver ce soir :
Petite soirée un peu plus tranquille pour votre petite équipe. Maxime va se promener un peu avant d’aller voir BBNO$, et Frankie ira rejoindre Jacques à Place d’Youville (où il a pas mal installé son chalet – tsé, il y a un VRAI BIERGARTEN avec de la VRAIE BIÈRE cette année) pour une soirée toute en contraste avec le Français Milhan, l’ami raton Simon Lachance et le très festif Mike Clay.
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