FME – 29 août au 1er septembre 2019

Laurence-Anne – Photo: Gabriel Potvin Caissy

Dimanche 1er septembre

Salomé Leclerc – PARC BOTANIQUE À FLEUR D’EAU / 13 h

Simplicité et puissance : contraires, dites-vous? Personnellement, j’y met le visage de Salomé Leclerc. Se présentant en formule spectacle surprise en duo avec son percussionniste – qui est l’un des plus talentueux qu’il m’a été donné la chance de voir durant le festival – alors qu’habituellement trois musicien.ne.s l’accompagnent, je découvre un battement de coeur sous un rythme que je n’avais jamais rencontré auparavant. Un cri de l’âme sous des notes de rock doux. Leclerc fut le premier rayon de soleil de notre journée, en nous jouant notamment les partitions de son troisième disque, qui fêtera son premier anniversaire sous peu. Le duo savait se faire intime avec le public, me donnant presque l’impression d’assister à un soundcheck par moments. On regarde l’artiste comme une tempête de mer qui nous raconte les bateaux qui y ont vogué et coulé. Parfois calme, parfois en pleine éruption, elle est cette eau qui, dans tous ses états, porte cette même élégance et pureté. Mon voisin dans le public me regarde en rigolant, alors que ma tête bouge dans tous les sens, ne sachant jamais si je devais voguer avec le groupe ou secouer la tête sous les airs rythmés. J’étais totalement absorbée par ce que mes yeux admiraient et ce que mes oreilles dégustaient! La foule était dans un silence complet, essayant de capter au maximum chaque seconde qui passait. Pour ma part, je crois me rappeler de chaque sourire et chaque note. 

Marilou Boutet

Emilie Kahn – CAFÉ-BAR L’ABSTRACTO / 17 h

Déesse de la harpe et de la voix, Emilie Kahn peut paraître timide à première vue, mais une fois embarquée sur scène, elle déploie ses ailes avec la même beauté et la même élégance qu’un papillon qui vient de naître. Du haut de ses 28 ans, on s’étonne de la maturité des émotions qu’elle nous communique, étant très émotive après chacune des compositions qu’elle nous joue et à la fois passionnée lorsqu’elle chante ou joue de son instrument. J’ai vécu le spectacle comme on vit un amour, à coup de montées en intensité, d’introspections et de douceurs. C’était doux, mélancolique et personnel, à la manière d’un journal intime qu’elle nous aurait lu à haute voix. Je n’ai pas pu m’empêcher à l’écoute du spectacle de voir une mini Klô Pelgag, à la douceur plus prononcée. Le groupe qui l’accompagnait, composé exclusivement de femmes, était également des plus talentueux. Pendant que Kahn nous ensorcellait avec sa harpe comme le ferait un charmeur de serpents, clavier, batterie et basse venaient ajouter des détails complexifiant l’univers que nous construisait la jeune artiste. Sans compter la beauté de voir la chanteuse superposer ses jeux de harpe à l’aide de pédales, créant une ambiance des plus vaporeuses. Ses chansons ont été un ajout instantané à mes listes de lecture. Je me demande à la fin du spectacle: était-ce la réalité ou un doux rêve?

Marilou Boutet

Doiron/Placard – AGORA DES ARTS 20h

Je connaissais plutôt bien Dany Placard, mais sa dulcinée Julie Doiron ne me disait rien. Alors que mes collègues « CKRLiènnes » lui lançaient préalablement des fleurs, je réalise l’ampleur de sa stature une fois sur place. Protégée de la fameuse étiquette Jagjaguwar (Bon Iver, Sharon Van Etten), Julie Doiron accompagne Placard pour la première fois sur scène… ET QUEL DUO! En toute splendeur, simplicité et synergie, le tandem alterne les compositions de l’Acadienne et du Saguenéen. Les superbes envolées vocales de Doiron/Placard génèrent même quelques larmes sur nos joues et quelques frissons sur nos bras. Nota Bene : je ne suis pas prêt d’oublier les passages où Placard s’avançait tranquillement en jouant de sa gratte et embrassant Doiron du regard. 

Gabriel Tremblay

Conclusion

Je pourrais faire une longue conclusion pour témoigner de mon amour pour ce festival en velours… mais je vais couper court. Vous viendrez me jaser pour des témoignages exhaustifs. 
Bref, mon constat d’un deuxième FME: on est bien à Rouyn.
À l’an prochain!

Gabriel Tremblay

Le FME, ce phénomène dont on parle tant depuis maintenant 17 ans, n’est maintenant (presque) plus un secret pour mon esprit curieux de le découvrir. Peut-être est-ce une grosse affirmation que je m’apprête à écrire, mais je crois qu’il s’agit désormais de mon festival de musique préféré (et oh que j’en ai assistés!). Accueil chaleureux de la part de l’organisation, artistes invités hors-pairs, multiples échanges entre les médias et les pros, sentiment d’appartenance instantané pour Rouyn-Noranda et ses habitants, je n’aurais su quoi demander de plus. J’en ressors pleine de souvenirs partagés avec des gens incroyables (ben oui, je suis quétaine!), pour ensuite les raconter à ceux qui hésitent à parcourir les huit heures de route l’an prochain. Ça se fait-tu, vivre de musique et de bière fraîche? 

FME, j’ai définitivement un crush sur toi. 
À l’an prochain!

Marilou Boutet

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