Ne perdons pas de temps, on vous raconte tout de suite cette autre belle soirée de musique sous un ciel ensoleillé, puis étoilé.
ZZA

PAr Jacques Boivin
Premier groupe à fouler les planches de la scène Crave, zza a eu droit à un parterre déjà bien garni composé visiblement de parents et amis venus encourager le trio de Québec. Sous un soleil de plomb, les jeunes musiciens nous ont proposé un beau p’tit portrait de leurs compositions dans lesquelles le hip-hop et le jazz se fusionnent. Des pièces empreintes de légèreté, parfaites pour siroter sa p’tite lager mexicaine bien écrasé au BIERGARTEN, mais aussi très riches, texturées et complexes, en mettant ainsi plein les oreilles des mélomanes les plus aguerris qui n’en demandaient pas tant. Pas besoin de vous dire que la température a monté de quelques crans lorsqu’un saxophoniste est venu se joindre au trio pour la deuxième moitié de ce set sans prétention aucune, sauf celle de nous donner du plaisir.
Margaret Tracteur

Par Jacques Boivin
N’ayant pas le don d’ubiquité et étant déjà en bas de la côte pour me faire chatouiller les oreilles par zza, j’ai malheureusement raté la prestation de Margaret Tracteur, qui était en formule « trio complet » avec Valéry St-Gelais (contrebasse) et Sandra Boulanger (violon et pieds magiques). Par contre, mes espions présents sur place m’ont raconté un début de soirée festif et ensoleillé, où les personnes qui s’étaient donné rendez-vous pour poursuivre la soirée un peu plus haut se mélangeaient joyeusement à la foule foraine et un brin anarcolique venue laisser les bons temps rouler entre les arbres et les food trucks. Faut dire que le bluegrass, c’est un genre de musique qui donne le goût de danser joyeusement, même si les textes de Gabrielle peuvent rapidement passer d’une invitation à la fête à un appel à la révolution.
Ma camarade Zita Bombardier, qui collabore avec moi (et plein d’autres sympathiques personnes) à l’émission Sorties culturelles au Festival d’été à CKRL 89,1, a su profiter de la prestation le temps de quelques chansons : « Belle façon de débuter ma soirée au FEQ, Margaret était clairement dans ses pantoufles et à l’aise sur la scène de l’Assemblée. Son identité est claire et travaillée, c’est du beau soft punk indie western raffiné et maitrisé qui fait honneur aux bums. »
The Narcotix

Par Jacques Boivin
Pendant que les jeunes se font joyeusement brasser en haut de la côte, la soirée jazzée se poursuit de mon côté, cette fois avec deux jeunes femmes de Brooklyn qui proposent un univers musical pas mal éclaté, mais surtout pas piqué des vers. Au coeur de The Narcotix, on trouve Esther Quansah et Becky Foinchas. Si elles qualifient leur projet d’art-folk, faut avouer que leur proposition va vraiment dans tous les sens, le folk et le jazz se rencontrent à plus d’une reprise, les performances vocales sont à couper le souffle et les trois musiciens qui accompagnent assez discrètement la paire complètent bien la proposition. Beaucoup d’expérimentation et de superposition, une belle théâtralité sur le plan mélodique, c’était, ma foi, une belle découverte. Et ça n’allait pas en rester là.
La Patente

Par Frankie Rose
Il y a des gros artistes qui jouent au FEQ, les noms dont le public parle comme s’ils étaient les seuls à jouer. Puis il y a ceux qu’on a hâte de voir parce qu’ils font tout simplement chaud au cœur. De toute la programmation de cette année, c’était La Patente que j’avais le plus hâte de voir. Ça fait plusieurs années que j’écoute leur musique, mais je n’ai pas encore vu le groupe du Nouveau-Brunswick en spectacle. Ah, quel plaisir! Dès que les membres sont montés sur scène, ils ont fait crier la foule avec des wouahs comme si c’était la dernière chanson. Il y avait de l’énergie en masse, surtout de la part de Marc-André Godin qui, comme un animal, bougeait et levait sa contrebasse au-dessus de sa tête. Cette énergie a continué tout au long du spectacle, les chansons plus rock étant aussi charmantes que les plus douces. Ce ne sera pas la dernière fois que je verrai La Patente sur scène, c’est sûr.
Corto.Alto

Par Jacques Boivin
Chaque année, sur les scènes gratuites, y’a un artiste que personnne connaît ici au début de la soirée, mais qui risque fort d’être the talk of the town dans le 801 du retour à la maison. C’est exactement ce qui s’est produit avec corto.alto, projet musical du jeune prodige écossais Liam Shortall. Accompagné d’un batteur tout simplement époustouflant et d’un saxophoniste tout le temps sur la coche, Shortall s’est amusé pendant plus d’une heure à déconstruire les genres, briser les étiquettes et susciter beaucoup de « oooooooooh » et de « wooooooooow » dans un parterre hypnotisé par les pièces entraînantes de l’artiste glaswégien. C’était chaud, c’était groovy, c’était dansant, c’était le fun, surtout entouré d’un public venu écouter le show! Même en arrière, là où les tables à pique-nique invitent quiconque s’y assied à jaser avec ses voisins, les voix se faisaient discrètes, les gens semblant surpris par ce qui se passait à l’avant. À voir le nombre de cocardes « avant-scène » et de bracelets présents à la scène gratuite, j’ai l’impression que plusieurs personnes venues voir un show plus haut ont tout simplement décidé de rester après avoir vu combien corto.alto était le fun. Un grand coup de la part de l’équipe de programmation du FEQ.
Jérôme 50

Par Frankie Rose
C’était vraiment une belle soirée à la Place de l’Assemblée Nationale ce samedi soir. Margaret Tracteur, puis La Patente, avant Jérôme 50 : je ne pouvais pas demander mieux que ça! C’est toujours l’fun d’assister à un spectacle de Jérôme 50, mais il y a quelque chose de beau quand c’est au FEQ, vu qu’il a commencé sa carrière musicale en jouant dans les rues de cette ville. Pour son show comme tête d’affiche, la foule était enthousiaste, des mini-moshpits se formaient et, bien sûr, il y avait une dose ludique d’anarcolisme. En plus des chansons qu’on pouvait tous chanter fort, Jérôme a présenté deux nouveaux morceaux qui parlaient de hockey et qui ont été enregistrés au studio de Simon Kearney à l’Île d’Orléans (avec une petite touche country!). Margaret Tracteur a aussi rejoint la scène pour une interprétation de sa chanson Moshpit à St-Dilon. Ensuite, Gabrielle est restée pour chanter sa partie dans Chéri arrête de boééére. Tout s’est terminé avec Ode à l’Église et Tokébakicitte pour bien transmettre le message : vive le Québec!
Où nous trouver ce soir
On va visiter deux vibes complètement différentes ce soir : d’un côté, nous serons au BIERGARTEN de la scène Crave pour nous faire brasser avec les fougueuses Taxi Girls, les énergiques Consumables (qu’on avait tant aimé à St-Roch XP) et les Irlandais abrasifs de Chalk. De l’autre, nous serons à la place George-V pour y retrouver un p’tit gars originaire de St-Jean-Chrysostome, du genre ben correct. On parle de Les Louanges, bien sûr, fort de sa nomination comme finaliste du prix Polaris! Assurées par Nectar Palace, Hélène Barbier, Bricknasty et Haute & Freddy, les premières parties de cette soirée où le groove est à l’honneur risquent fort de plaire à vos pas très humble serviteur.
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