Gawbé + Whitney K : soirée rock n’country à l’Anti Bar et Spectacles

L’ambiance était intime jeudi soir, à l’Anti. La pluie diluvienne qui martelait les trottoirs de la basse-ville de Québec n’a pas su dissuader une petite foule de mélomanes courageux à venir écouter ce que Gawbé, puis le band Whitney K lui avait préparé.

Gawbé

La soirée s’est ouverte sur La toune rock, une chanson qui ne se retrouve pas sur le EP « Sul’side » de Gawbé, comme plusieurs autres qu’elle nous a présentées au fil de la soirée (promesse implicite d’un nouvel EP à venir…?), parfois en les introduisant avec des dédicaces surprenantes:

Est-ce qu’il y en a ici qui ont déjà coupé leurs cheveux en cachette quand ils étaient jeunes? Si oui, cette chanson-là est à vous!

Gawbé, avant d’entamer Ctrl-F

J’ai eu un faible pour La romance, chanson dans laquelle Gawbé met de l’avant avec douceur sa voix, simple, nue et harmonieuse, qui se fait souvent discrète dans ses morceaux plus rock. Car ça brasse souvent avec elle, surtout en spectacle – et encore plus quand son band est présent, ce qui n’était pas le cas jeudi. Juchée sur la pointe des pieds pour atteindre un micro toujours trop haut, son énergie était contagieuse et la salle vivait dans et par son énergie.

Gawbé (Gabrielle Côté) à la guitare et au chant.

Whitney K

Whitney K, groupe anglophone basé à Montréal, composé de Konner Whitney, Joshua Boguski (bassiste), James Perry et Avalon Tassonyi (Avalon Tassonyi) est ensuite monté sur scène. Joshua a brisé la glace avec quelques phrases en français (du genre : « Il pleut, je ne suis pas sec ») qui ont immédiatement fait sourire les spectateurs et créé une atmosphère amicale, décomplexée. Le groupe a débuté avec quelques chansons country rock comme Two Strangers, mais rapidement les morceaux se sont diversifiés; par exemple, Not Unlike a Rock qui fait penser à Lou Reed et des chansons comme Take a Walk on The Wild Side, tandis que leur prestation de While Digging Through The Snow faisait presque penser à certaines pièces de Leonard Cohen. On sentait aussi quelques influences d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros.

La dynamique entre les musiciens était d’une douceur étonnante, on avait envie d’être leurs amis, de faire un roadtrip avec eux dans les prairies canadiennes. Vraiment, une très belle découverte musicale. Leur plus récent album, « Hard To Be A God », vaut assurément la peine d’être découvert pour un mellow mood garanti.

James Perry à la guitare, Konner Whitney à la guitare et au chant, Avalon Tassonyi à la batterie et Joshua Boguski à la basse.
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