On a parlé à quelques artistes du Phoque OFF (3/3)

Le Phoque OFF commence aujourd’hui, et on vous présente une dernière fournée d’artistes qui montreront leurs talents toute la semaine dans le MÉTAVERS (on aime ça mettre ce buzzword en majuscules, désolé).

Vous voulez les voir? Vite, ramassez-vous un billet à https://phoqueoff.com!

Dan-Georges McKenzie

Comment est né ton projet musical?

C’est simple. J’ai bien aimé le parcours de mon ami Mathieu Vachon avec son EP pour se faire connaître. J’ai pris exemple sur lui, je suis allé voir Musique Nomade qui m’a beaucoup aidé et soutenu pour réaliser mon projet.

Comment décrirais-tu ton style?

Rock-folk-pop-country. Sinon le EP est pas mal diversifié, y’a un peu de reggae aussi.

Avec quel autre artiste du Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

Je dirais Martin Deschamps. J’aime son style, sa présence scénique, l’approche qu’il a avec le public et son style diversifié dans ses albums.

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

Dans les fêtes de la St-Jean à Québec ou à Montréal, dans le but de faire voyager la musique autochtone et diversifier les artistes qui vont être là.

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

Je dirais Laura Niquay. Super album en passant. Sinon, du côté allochtone, j’irais pour Roxanne Bruneau.

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

De la viande de bois, je dirais. De la perdrix blanche servie sur du riz. Tout ça parce que ça fait pas longtemps qu’on me l’a appris.

Où te vois-tu en 2023?

Mon souhait, c’est de voyager un peu partout et de faire connaître ma musique, tout ça sans masque pour dire bye-bye à la COVID!

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves?

À la mi-temps du Super Bowl (rires). Sinon, dans un stade rempli à craquer avec tous les Premiers peuples et les Allochtones ensemble avec la famille qui chante à tue-tête mes paroles.

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie sort et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Faire revivre Musique Plus pis que mon clip passe à ce poste!

Baladeur

Baladeur (dans le temps qu’ils s’appelaient Lockwell) – Photo : Charline Clavier

Comment est né ton projet musical?

C’est vraiment juste qu’on est des amis depuis secondaire 1 et qu’on a toujours connecté avec la musique. Je me rappelle encore d’aller chez les parents à J-R (notre guitariste) et de jouer du Jimi Hendrix dans son sous-sol. Le band s’est créé quand on a eu 18-19 ans et qu’on voulait plus chiller chez les parents des uns l’hiver alors on a loué un local de pratique. Ça résume bien la naissance de notre projet.

Comment décrirais-tu ton style?

On fait du rock ou du pop rock indie avec une épice de jazz.

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

Difficile de nommer qu’une seule personne mais vite de même Antoine Bourque, Ariane Roy, Valence, Josué Beaucage et surtout pas Élégie. Parce qu’ils sont tous bon.nes (sauf Élégie).

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

Nous disons bonjour aux organisateur.trices du Festif de Baie-St-Paul et de Santa Teresa. Ça a toujours l’air le fun à ces endroits là.

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

Mustard Service, Sunset Rollercoaster, P’tit Belliveau, Vendou, Venin

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Will: Je suis déjà plus cuisinier que musicien alors je sais pas trop quoi dire.

Où te vois-tu en 2023?

Avoir sorti notre album, fait des shows et retourner en studio avec de nouvelles chansons.

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show)

Voir le vidéo ci-joint : https://www.youtube.com/watch?v=_PAH2aeeKCo

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

Quand tu prends en flagrant délit tes grands-parents entrain de faire l’amour dans le salon. Ça fait réfléchir à l’importance de savourer le moment présent, fait réaliser que l’amour véritable existe encore et aussi qu’un buzz de weed descend pas mal plus vite quand tu tombes là-dessus. En gros ça a donné naissance à une chanson d’amour.

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie sort et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Signez nous et bookez nous svp on est full smatte.

Élégie

Élégie. Photo : Nicolas Padovani

Comment est né ton projet musical?

Il était une fois, Alex qui a essayé de se faire cuire une pizza dans la poêle… Tout ça pour dire que nous c’est Élégie (depuis 2016).

Comment décrirais-tu ton style?

Guitare électrique ?! Desfois synthétiseur… Chanteur mais pas vraiment Jazz (bruit de fantôme ooooooooooh).

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

Aucun please. Peut-être quelqu’un?

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

Quelque part entre Tomorrowland et la Source de la Martinière.

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

Le Ep Noir sur Noir est insane, vraiment underground et underrated! 

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Pizza poêlée ou la fameuse recette québécoise de riz aux tomates avec couronne de jambon déglacé au porto. 

Où te vois-tu en 2023?

Dans un miroir. 

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show)

Fait longtemps qu’on rêve plus on fume trop d’weed (depuis 2019).

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

Quand on a perdu notre chat Simon Portugais, ensuite on a fait notre meilleure chanson à vie : Le cover de Bob l’Éponge —» Gary arviens.

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) sort et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Que Michael Jackson redonne les droits des tounes à Paul McCartney pour vrai ça ça pas d’caliss de bon sens 

Charlotte Brousseau

Charlotte Brousseau – Photo : Jacques Boivin

Comment est né ton projet musical?

Il a fallu que j’erre beaucoup. Je suis partie de Québec pour étudier le cinéma à Montréal. Il y a eu des rencontres marquantes, une couple de deuils à faire, pas mal de solitude, un peu de poésie, de plus en plus de guitare. J’ai aussi réalisé un film, La même eau (2018) et le processus autour de ce projet m’a fait comprendre que j’avais surtout besoin de jouer de la musique pour me sentir à ma place, même si le cinéma allait toujours faire partie de ma démarche. Alors, la même année où j’ai sorti mon court-métrage, je suis entrée à l’École nationale de la chanson. Granby m’a groundée (!) pendant un an, puis j’ai ressenti le besoin de retourner aux sources (à Québec) et j’ai enregistré mon premier EP Boucles au Pantoum.

Comment décrirais-tu ton style?

Mes chansons prennent souvent la forme de petites épopées folk contemporaines, mystérieuses sur les bords. À force d’écouter des artistes comme Joni Mitchell ou encore Sinead O’Connor, je tends souvent inconsciemment vers une structure de chanson moins conventionnelle, où je ne cherche pas un refrain à tout prix. Je me laisse plutôt porter par des mélodies aux chemins juste assez inusités pour vous donner envie de les traverser avec moi.

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

Je vais tricher et en nommer cinq, mais il y en a tellement plus. J’aimerais entre autres explorer la création avec l i l a, qui m’avait marquée lors de son passage au Festival Off en 2019 et que j’ai la chance d’avoir comme choriste depuis l’été dernier. J’aimerais aussi collaborer avec Nicholas Jenkins (The Blaze Velluto Collection), Vincent Dufour (Valence), Alexandre Martel (Anatole) et Simone Provencher. J’ai envie de m’ouvrir à différents styles et manières de travailler pour créer du nouveau matériel ou terminer des chansons, toujours au stade d’ébauche. Je sens que la sensibilité et la singularité de tous ces artistes m’aideraient à y arriver et que l’exercice serait vraiment tripant. 

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

Réponse courte : C’est sûr que les festivals qui vivent au bord de l’eau m’appellent beaucoup de chez beaucoup, mais je serais curieuse de jouer partout, surtout si on m’y invite ! 

Si je développe : L’été dernier, mes deux premières expériences festival (à vie) en tant qu’artiste étaient extrêmement ressourçantes et formatrices, chacune à leur façon. Tadoussac, c’était en solo, unplugged à côté des baleines et de gens que je ne connaissais pas pour la plupart. Le Festival Off, c’était full band au beau milieu du quartier St-Roch, où plusieurs proches étaient venus me voir. Le contraste entre les deux était frappant, et c’est ce que je veux continuer de vivre quand je ferai des shows à l’avenir. C’est aussi pour ça que j’arrive pas à choisir ! Merci pour votre compréhension.

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

Si je m’en tiens au Québec et au truc qui a le plus sorti mes oreilles de leur zone de confort l’an dernier : Simone Provencher avec son EP instrumental « Mesures ». 

Si je me permets de tricher encore, j’ajouterais deux perles rencontrées à Tadoussac, qui ont lancé de la musique en 2021 et qui m’ont fait vivre de quoi de très beau en spectacle : Étienne Dufresne (album Excalibur) et Michaëlle Richer (EP Arriver à l’heure).

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Un plat qui fitte avec la saison, donc là on est en février alors quelque chose de réconfortant, mais qui annonce le printemps, genre. Une recette que je n’ai jamais cuisinée avant et que vous, vous n’avez jamais goûtée non plus. Ce serait risqué peut-être, mais y’aurait aussi des chances que ce soit délicieux. Une soupe vraiment funky ? Il ne faut jamais sous-estimer la soupe. Les fleurs (comestibles) non plus d’ailleurs. Ouais, je mettrais sûrement des petites fleurs colorées su’l top. Ce serait un potage, en fait, pas une soupe. Ça ferait plus beau avec les fleurs.

Où te vois-tu en 2023?

En spectacle, dans les airs (en spectacle dans les airs, ce serait pas pire aussi) pour voir du pays et me retrouver de plus en plus proche du monde. Avec un premier album en main aussi peut-être, si j’arrive à m’y concentrer comme il faut et que j’ai les ressources nécessaires pour le faire. Sinon, ça attendra encore un petit peu !

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show)

Je serais rendue assez douée au piano pour pouvoir en jouer sur scène (ce que j’ai fait juste une fois à date, mais ça ne compte pas vraiment parce que j’avais juste un accord à faire) et pour me sentir à l’aise d’improviser au feeling.

Ce serait dehors, il ferait doux et nuit. Les gens qui assisteraient au spectacle sans leur téléphone cellulaire, mais je m’arrangerais pour qu’une équipe solide filme le tout sur film par exemple !

Il y aurait plusieurs choristes et des artistes invité.e.s. Un ensemble de cordes embarquerait à un moment donné, ça c’est sûr. Beaucoup de mouvement sur scène, beaucoup de place pour que tout le monde se sente libre de bouger comme bon lui semble. L’éclairage serait modeste, mais super étudié.

Des montagnes et/ou l’océan serait pas loin. Les gens pourraient y jeter un oeil quand ça leur tente et à la fin, ils repartiraient la tête un peu plus légère.

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

C’est vraiment pas tant loufoque, mais ce qui se rapproche le plus d’une réponse à votre question : ça m’arrive d’être inspirée par le bruit de mon frigo, de la ventilation sur les quais de métros à Montréal et du son (mélodieux, je vous jure) du frottement de la porte d’entrée de mon appart sur le gros tapis gris que je viens juste d’installer pour la fin de l’hiver. C’est un peu tannant, mais sans blague, l’autre jour, j’ai ouvert et refermé ma porte 4-5 fois pour chanter en même temps et enregistrer ça sur mon cell. L’essayer, c’est l’adopter. Vous m’en direz des nouvelles!

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Que toutes et tous les artisan.e.s de la musique puissent avoir facilement accès à des ressources gratuites d’aide psychologique à long terme.

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