Nos albums préférés de 2019

Philémon Cimon – Pays

Même si tu ne fais pas partie de St Joseph de la Rive, cet album t’y amène sans détour et à bras ouvert. Philémon Cimon décrit ces paysages avec tant de douceur qu’on s’y sent bien, comme à la maison. (Charline Clavier)

Corridor – Junior

L’album de la découverte en ce qui me concerne. Je n’avais pas donné une véritable chance aux efforts précédents du groupe; mais j’ai tant accroché sur ce disque que j’ai redécouvert avec plaisir l’entière discographie de ce groupe extrêmement talentueux. Du bon rock technique avec des mélodies entêtantes et des riffs de guitare qui s’imprègnent dans le cortex comme peu ont pu le faire cette année. Essayez d’écouter Topographe sans bouger la tête! (Julien Baby-Cormier)

J’ai eu du mal à accrocher aux albums précédents mais là, on sent que le groupe montréalais est passé à la vitesse supérieure dans Junior. Corridor devient soudainement plus frénétique, psychédélique et cette voix me fait toujours penser à Indochine. Autant te dire que c’est l’album parfait pour la route. (Nicolas Padovani)

Deerhunter – Why Hasn’t Everything Already Disappeared

Le groupe d’Atlanta, bien en vue dans la décennie précédente, semble avoir perdu de son lustre dans les dernières années qui ont vu un rock plus planant et pop prendre la tête des différents palmarès. Si cet album semble être passé sous le radar de bien des mélomanes, il reste pour moi une excellente synthèse de la bizarrerie du monde dans lequel on vit. De l’excellent indie-rock. (Julien Baby-Cormier)

Fet.Nat – Le mal

Essayer de coller une étiquette à cet album, c’est comme essayer de dompter un ours polaire. Ça marche pas. Cet album extra-terrestre qui ne ressemble à rien nous sort des sentiers battus, nous dérange, nous indispose même parfois. Et c’est exactement pourquoi il est si amusant d’y retourner. (Jacques Boivin)

FKA Twigs – Magdalene

Faut croire que 2014 et 2019 sont des années marquantes pour mes sensations musicales préférées. Le dernier microsillon LP1 de FKA Twigs a tellement joué dans mes écouteurs et haut-parleurs que j’attendais son p’tit nouveau avec impatience. Si les attentes étaient très élevées dans mon cas, l’ambitieuse proposition qu’est Magdalene assouvit tous mes désirs auditifs. Tahliah Debrett Barnett se livre corps et âme sur cet exercice. Oeuvre totale contemporaine, elle signe aussi une démonstration subjuguante de danse/athlétisme à travers ses vidéoclips Home with you, Holy terrain et Cellophane. Provocante, irrévérencieuse et sentimentale, Magdalene est une incarnation intemporelle que vous n’avez pas fini d’entendre parler. (Gabriel Tremblay)

Floating Points – Crush

Mon album le plus attendu et celui de ma liste qui est fait pour danser. Crush est un album qui mélange méticuleusement musique classique et électronique, avec une belle thématique sur le monde et l’environnement. Électro engagée. Album de l’année. (Nicolas Padovani)

Flore Laurentienne – Volume 1

Flore Laurentienne (Mathieu David-Gagnon), compositeur et arrangeur, nous a offert son premier opus, Volume 1, un projet tout aussi intrigant que génial. Volume 1 est une œuvre mariant les synthétiseurs à l’instrumental qui donne un résultat grandiose. (Danaé Maltais)

Flume – Hi This Is Flume

Cette mixtape m’est bien rentrée dans les dents. Quand Flume sort complètement du registre commercial et se met à manipuler son identité sonore dans tous les sens, c’est tout de suite plus agressif, moins monotone et fait pour secouer les basses. (Nicolas Padovani)

Fred Fortin – Microdose

À la première écoute, on ne sait pas où le compositeur s’en va, puis finalement on comprend qu’il n’y a pas de chemin établi. Écoute le, puis divague entre chaque chanson. Apprécie quelques rythmes de bossa nova à l’occasion et reprends l’écoute, plusieurs fois par semaine et par jour. (Charline Clavier)

Cette peur qui m’envahit lorsque j’ai entendu la flûte sur la première pièce de l’album! Passé cette mauvaise surprise, on se retrouve avec un album extrêmement varié et solide. Fortin a un pied dans un son plus intimiste et personnel et l’autre dans un univers plus éclaté qui est généralement plus associé à son travail avec Gros Mené. Beaucoup de grosses chansons dont la fabuleuse King Size, l’accrocheuse Led Zeppeline et surtout la monstrueuse (dans le bon sens du terme) Cracher en l’air. Ces chansons s’ancrent davantage dans nos têtes après les avoir entendues en concert. Comment fait-il pour composer des trucs aussi complexe qu’Électricité ou Cave? Musicalement, c’est tout simplement bluffant (et ce malgré quelques rares pièces moins solides). (Julien Baby-Cormier)

Juste Robert – Mon mammifère préféré

Un autre album qui parle d’amour. Du grand, avec un grand A, comme du petit, qui se vit au quotidien. L’amour d’un père. L’amour d’un être humain envers son mammifère préféré qui lui donne des pissenlits de lumière. Qu’il regarde en arrière ou en avant, Juste Robert nous propose ici des fichus beaux textes, et le sculpteur-compositeur-interprète franco-ontarien-gaspésien de Québec s’est trouvé un son bien à lui, un mélange de folk-rock à l’américaine et de rock français. Sublime. (Jacques Boivin)

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