Cabaret Festif de la relève : Deuxième soirée de qualifications – Cabaret Otis (Baie-Saint-Paul), 16 février 2019

Comment Debord – Photo : Jacques Boivin

Après avoir vu Alex Burger remporter son laissez-passer pour la finale à la fin du mois dernier, nous étions de retour pour une deuxième soirée de qualifications du Cabaret Festif de la relève ma foi fort relevée.

Kirouac & Kodalkudo

Pour commencer la soirée, un peu de rap gentil, gracieuseté de Kirouac & Kodakludo. Le duo, fort dynamique, avait apporté sa gang, comme en témoignent les applaudissement nourris avant même le début de la prestation. Ce fut une bonne chose parce que les gars ont semblé plus motivés que nerveux, jouant surtout pour leurs amis, question de ne pas leur faire regretter leur long voyage dans Charlevoix. On a eu droit à quelques beaux petits morceaux sympas, mais on retiendra surtout Bixi, cette chanson qui nous a donné le goût de partir à vélo dans les rues de Montréal (une fois la neige fondue). Le public a bien aimé, accordant son vote au duo. Publicité

Laura Lefebvre

Habituée d’ecoutedonc.ca (on a même déjà pris le mimosa avec elle, on est tight de même), Laura Lefebvre a su répondre aux attentes très élevées de votre pas très humble spectateur. Toujours ce folk-rock aérien vachement bien balancé par un band digne des gros noms de Québec, toujours cette belle voix douce et subtile, il s’en est fallu de peu pour que le jury en fasse son coup de coeur de la soirée.

Patrick Bourdon

Seul à la guitare, y’a ce gars ni trop grand, ni trop petit, ni trop poilu, ni trop propre, qui se présente devant le public très 450 qui l’applaudit dès qu’il mentionne Sainte-Julie. On vous avoue avoir été surpris par la qualité des textes un brin plumesques, de la poésie de fond de ruelle fort sympa qui mérite une écoute attentive. Mais cette écoute attentive est un brin perturbée par toutes les alertes de notre cerveau dès que Bourdon chante : si on se ferme les yeux, on a l’impression de se retrouver devant Louis-Philippe Gingras (on a vu les trois membres du jury prononcer son nom en même temps)! Même voix, mêmes lignes mélodiques, mêmes transitions! On a même eu envie de l’entendre chanter Tigre géant! Dommage qu’on ait été aussi dérangés par un détail aussi insignifiant, parce que l’exécution, la présence scénique, tout le reste, quoi, étaient parfaits.

Comment Debord

Dans le bus vers Baie-Saint-Paul, j’écoutais les groupes participants, et je vous avoue que j’ai eu quelques frissons le fun en écoutant Comment Debord, une grosse formation composée de trippeux de musique (on y reconnaît d’autres anciens visages de Caltâr Bateau) qui se la joue funky tout en mettant un gros accent sur une pop française sexy-cool et branchée. Si le résultat sur scène est encore parfois un peu brut (tout en allant vachement dans la bonne direction), il faut reconnaître que le plaisir des musiciens sur scène a été extrêmement contagieux, poussant même plusieurs personnes dans la salle à se lever pour se déhancher… Une chimie qui leur a permis de repartir avec le vote du jury, qui a été charmé par la fraîcheur de la formation qu’on reverra en finale le 30 mars (avec un autre ancien Caltâr…).

Le Cabaret Festif de la relève se poursuit le 9 mars prochain avec Marie Gold, Bourbon, Eli Doyon et la tempête et JP Couët! On va être là, as usual!

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