Limoilou en musique – 8 au 10 juin 2018

Dimanche 10 juin

The Johans

(Jacques Boivin)

Le duo de Québec The Johans avait en même temps l’honneur et la difficile tâche de mettre la table pour la tête d’affiche de Limoilou en musique. Si la majorité des spectateurs a pris son temps pour remplir l’espace (plusieurs ne se sont pas privés d’un petit pré-drink à la maison), ceux qui sont arrivés à temps pour voir Cynthia et Émilie interpréter leurs chansons folk et quelques reprises guitare-banjo de succès pop de la fin des années 1990 (dont la fort jolie Torn, de Natalie Imbruglia). Les deux jeunes femmes ont su gagner le coeur de plusieurs spectateurs avec une prestation sans fausse note.
Petite note de côté (la pognes-tu), on a souri en voyant de nombreux curieux aller sur le côté de la scène jeter un coup d’oeil à la valise percussive de Cynthia. Ben quoi? On aime ça, nous, les gens curieux!

Fred Fortin

(Alexandre Tremblay)

C’est avec nul autre que Fred Fortin que Limoilou en musique  avait décidé de clore la fin de semaine. Pour reprendre les mots de l’homme orchestre originaire de Dolbeau-Mistassini, on se serait cru un samedi soir plutôt qu’un dimanche soir. La température était idéale et la place bien remplie.

Fred Fortin – Photo : Jacques Boivin
Lorsque j’ai vu l’organisation de la scène, j’ai vite compris qu’on aurait droit à la formule Fred Fortin solo: guitares (évidemment), bass drum, caisse claire, hi-hat, harmonica, tambourine. C’est à 21h15 qu’il s’est présenté. Bien assis au milieu de tout son attirail, c’est avec 10 $, Douille puis Tête perdue, tirées d’Ultramarr, qu’il a commencé. Malgré un début plutôt timide, les chansons qui ont suivi ont semblé redonner de l’énergie tant à Fred qu’à la foule. On a voyagé à travers l’ensemble de son répertoire, d’Ultramarr jusqu’à Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron. Il nous a même offert deux pièces de Gros Mené : L’amour à l’échelle 1/60 (à mi-chemin de son spectacle) et St-Prime (en rappel). Après chaque chanson, Fred avait droit à des applaudissements nourris. Il avait l’air content d’être à Limoilou et c’était réciproque.
Fred Fortin – Photo : Jacques Boivin
Je dois admettre que c’était la première fois que je voyais Fred Fortin seul sur scène. Comme à l’habitude, il nous a offert une prestation à la hauteur de la réputation qu’on lui connaît. Musicien hors-pair, on sent qu’il est demeuré humble et simple malgré tout le succès lié à ses différents projets. « J’ai mis mon t-shirt de la dernière fois que j’ai joué ici (NDLR : un t-shirt Baltrakon). D’ailleurs, le speaker à côté avait pogné en feu » a-t-il lancé en riant entre deux chansons.
Qu’il dise « oups » parce qu’il a échappé la finale d’une chanson et « J’me souviens plus comment qu’a finit! » en jouant St-Prime ne fait que nous prouver sa transparence et que c’est entre autres à cause de ça qu’on l’aime.
Fred Fortin – Photo : Jacques Boivin
Pour finir, je serais curieux de voir exactement la même performance dans un endroit plus petit et intime, comme lorsqu’il avait joué en compagnie d’Olivier Langevin de Galaxie sur le quai de Baie-St-Paul lors du Festif!. L’occasion serait encore meilleure à mon avis de pouvoir apprécier son immense talent. Il sera d’ailleurs possible de le revoir cet été à différents endroits :

  • 15 juin: Le Zaricot, St-Hyacinthe
  • 16 juin: L’Astral, Montréal
  • 5 juillet: Zone Portuaire (La Noce), Saguenay
  • 8 juillet: Auberge Île-du-repos, Péribonka
  • 19 juillet: Le Festif!, Baie St-Paul
  • 21 juillet: Bistro SAQ, Sherbrooke

 
 

  • 8 juin
  • 9 juin
  • 10 juin

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