Marco Ema + Cédric Langlois au Pantoum : Un festif bord de plage

Marco Ema – Photo : Charline Clavier

Océan pour Cédric Langlois et Rock pour Marco Ema au Pantoum ce jeudi 7 avril. C’est dans la simplicité, entouré d’amour que les deux groupes nous ont bercés puis brassés. C’est fatiguée et affamée que j’ai assisté au spectacle, assise dans un coin bien installée avec une pizza hawaïenne du Salvatoré.

Cédric Langlois

Pour parfaire l’ambiance chalet de bord de plage, il y avait des fleurs, des pierres, de la céramique, des coquillages et des lampes de chevet, créant une jolie scène océanique pour le lancement de « L’amour sans mots ». Un public très abondant était présent, bière à la main et sourire aux lèvres, pour accueillir le chanteur Cédric Langlois (chant et guitare). Celui-ci était accompagné sur scène des musiciens Pascal Larose (Piano) et Louis-Solem Pérot (Violoncelle et batterie) pour un trio d’une grande qualité. Tous pieds nus (sauf Pascal et ses magnifiques mocassins) enveloppés par le contraste des lumières bleutées et orangées dans un visuel apaisant.

Si le show chie c’est de la faute à Samuel Wagner.

Un monsieur barbu excessivement louche parmi les spectateurs

Cédric Langlois demande l’attention des spectateurs surexcités et bruyants pour l’ouverture de Louis-Solem dans une lenteur déchirante de violoncelle. Le chanteur devra d’ailleurs comiquement ramener plusieurs fois les spectateurs à l’ordre durant les transitions de ses chansons. La voix haute, éthérée, un peu nasillarde, était légère comme un vent d’ouest. Les paroles d’un amour perdu, au travers des paysages défilants, nous plongeaient dans son univers feutré et folk. Beaucoup de simplicité avec une texture musicale très classique, bien enrobée par le piano et la profondeur vertigineuse du violoncelle. Cédric Langlois, comme une sirène irrésistible, chante sa tristesse puis l’acceptation de sa voix cristalline.

De la poésie se dégageait de la prestation de l’artiste et pour cause, celui-ci accompagnait son album d’un recueil de poésie « Simplexité ». L’œuvre qui comprend des textes et de très belles photographies complétait son imaginaire et son vécu.

Marco Ema

Marco Ema (chanteur) était à sa première visite à Québec et nous espérons que ce ne soit pas la dernière! Mise en scène plus épurée et rock au menu pour le montréalais de Thetford qui était accompagné sur scène par les musiciens Gabriel Lapointe (batterie), Henri Kinkead (basse et choeurs) et Anthony Cayouette (guitare, synthé et choeurs). Sur une pop groovy à la texture très rock français, Marco Ema nous a interprété de sa voix tranchante des paroles poétiques. De l’océan, nous sommes passés aux festivités sur la plage. Le public se dandinait puis dansait franchement, pour finir par virer s’ul top avec la chanson Ceci n’est pas une chanson d’amour. Soudain, le Headbang et le body surfing font surface, prenant vraiment tout le monde par surprise.

Les arrangements torchent!

Léo Moffet

Entre les balades et les pots Mason, Marco Ema n’avait pas qu’une tête à chapeau, il avait surtout une bonne humeur contagieuse comme un variant. Je me suis retrouvée cadavérique et pleine d’ananas, mais surtout extrêmement festive à danser. Son premier album « Où nos corps s’en vont mourir » est un mélange de peine, de poésie, d’humour et d’apprentissages. C’est aussi un album familial où plusieurs chansons sont dédiées à des membres de sa famille pour une belle touche d’intimité. C’était effectivement avec tendresse et rythme que Marco Ema a charmé et brassé le Pantoum.

Après nous avoir donné leurs incroyables noms de bowling, les musiciens nous ont offert une finale de montagnes russes avec l’hilarante chanson de l’émission 6teen et la magnifique chanson Merci.

Le chanteur nous dit au revoir, mais après cette soirée mémorable, quelque chose me dit qu’il sera toujours bienvenu dans la Capitale pour délier cœurs et jambes. Je lui dirai donc plutôt « à la prochaine, Marco »!

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