On a parlé à quelques artistes du Phoque OFF 2022 (2/4)

Dans un peu plus de dix jours, c’est Le Phoque OFF, le festival de plus déjanté de la ville de Québec. Cette année encore, ça se passe sur les Internets (ou, pour les gens qui ont des buzzwords sur une carte de bingo, dans le MÉTAVERS), mais ça n’enlèvera rien au plaisir de jaser avec les gens du milieu et écouter des artistes de la relève nous montrer ce qu’iels font de mieux.

D’ici l’ouverture de ce festival qu’on aime beaucoup, beaucoup, beaucoup, on vous présente quelques portraits d’artistes qui ont gentiment accepté de répondre à nos questions un peu euh… préfabriquées. Au menu aujourd’hui : Les Bluecharms, Les Lunatiques, l i l a et worry. Vous allez voir que ces artistes qui promettent ont aussi de belles idées… et quand iels rêvent en couleur, ça ressemble plus à des objectifs réalisables (si tout le monde s’y met) qu’à des chimères.

Pour en savoir davantage sur la programmation du Phoque OFF, ou pour acheter vos billets, ça se passe ici!

Les Bluecharms

Les Bluecharms – Photo : Bruno Bamdé

Comment est né ton projet musical?

Il y a 10 ans maintenant qu’on existe. On était une gang de femmes qui se rencontraient pour jammer dans un gazebo et qui cherchaient les occasions pour se voir plus souvent!

Comment décrirais-tu ton style?

Du blues lousse qui devient punk dépendant des bières bues.

Avec quel.le autre artiste du Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

Sara Dufour. On la connaît bien et on aime sa fougue sur scène. 

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

La Louisiane. C’est une culture qui nous inspire déjà beaucoup dans nos chansons. C’est un rêve d’y aller tous ensemble! C’est comme chez nous un peu avec tous les Acadiens qui y vivent!

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

Isabelle : Black Pistols Fire
Louise : La patente
Maggie : Ikebe Shakedown
Marie-Christine : DJ Poirier

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Isabelle : Manicotti
Louise : Poutine italienne
Maggie : Tacos mexicano con tortillas hecho a mano sin carne
Marie-Christine : Hot and sour soup

Où te vois-tu en 2023?

Avec notre propre équipe technique en tournée.

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show)

Une salle pleine a craquer, sans masques et que le monde chante nos tounes en faisant du bodysurfing!

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

Le char a Salomé. Une pièce quand même bien connue de notre groupe fut inspirée par une histoire qu’on aurait « souhaité » vraiment vivre mais qui est jamais arrivée! C’est notre chum qui a eu un super de beau vieux char mais qui n’a jamais vraiment roulé et le fait de rêver qu’il démarre un jour en a fait la chanson. C’était venu un running gag!

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Partir en tournée avec toutes nos familles, c’est-à-dire juste un peu moins de 20 personnes!

Les Lunatiques

Les Lunatiques – Photo : Marion Desjardins

Comment est né ton projet musical?

Le projet est né d’une gang de chumé au cégep. On pourrait dire qu’il est l’évolution pokémon du projet Baril-Bourque (duo folk avec l’ex bassiste des lunatiques). 

Comment décrirais-tu ton style?

Toujours dur à dire quand c’est son propre projet. Évidemment, nous sommes un band rock pur et dur, mais j’entends entre les branches qu’on décrit notre musique comme étant rock garage

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi?

J’ai toujours voulu collaborer avec Ariane Roy. Mais attends… c’est notre guitariste! Dans le fond, c’est un but déjà atteint sur la checklist. Pu besoin de collaborer avec personne d’autre…

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi?

J’espère jouer au Festif Baie-Saint-Paul. c’est juste… mythique

Quelle est ta découverte musicale de 2021?

J’ai découvert un vieux band Anglais peu connu aujourd’hui mais tout de même sensass. Il s’agit du groupe XTC (genre de post-punk anglais). Un band assez éclaté qui mélange à merveille les belles mélodies douces tout en gardant une certaine agressivité bien dosée. C’est pour moi une grande influence. 

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Des Sushis. Car d’un sushi à l’autre, ce n’est pas la même chose tout le temps. C’est ce qui rend ce met si extraordinaire.

Où te vois-tu en 2023?

Avec un premier album! Si tout se passe comme prévu, ça devrait se réaliser!

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show)

Un show dans lequel tous les membres du groupe font du bodysurfing pendant une toune au complet (drummer y compris) (je ne sais pas comment, mais un jour! )

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

Je ne pourrais pas dire quand exactement. Mais fut un temps où je composais régulièrement sur la bol avec ma guitare. Moments dans lesquelles je devais sûrement être très inspiré… pt.

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien?

Ça peut sembler utopique, mais je voudrais que les plateformes de streaming donnent une source de revenu plus respectable pour les artistes. 

l i l a

l i l a – Photo : Charline Clavier

Comment est né ton projet musical?

Du désir de créer une entité artistique à part entière où je me sentirais moi-même et où je n’aurais pas de barrières, sauf celles que je me crée moi-même. 

Du désir de me séparer de l’idée que les gens ont ou se feraient de moi.

Comment décrirais-tu ton style? 

Sentimental ou en d’autres mots emo(tional) (mais pas le emo que les gens pensent quand iels pensent au mot emo).

Quelque part entre lumière et grosse noirceur.

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi? 

Sûrement Gaspard Eden (lol dring dring oui allo Joey)!

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi? 

Mmmmmm bonne question. je ne suis pas vraiment une artiste de festivals d’été on dirait, mais je me suis toujours fait dire que le FME c’était cool. Je suis plus de type show conceptuel dans une église que show dehors sur un (trop) gros stage (je lance un petit clin d’oeil à Sonar (ancien Rainbow Submarine) et leurs shows d’église ici).

Quelle est ta découverte musicale de 2021? 

Il y a en trop pour n’en nommer qu’une seule : Sun June, Bnny, Lucy Dacus, Lala Lala, Ambre Ciel, Green-House, Hand Habits

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Quelque chose avec du curry ou mon classique tofu croustillant au bbq et sirop d’érable. 

Où te vois-tu en 2023? 

Hahaha qui sait. on a perdu 2020, on a perdu 2021 et 2022 s’annonce tout autant chaotique. Je pense à aujourd’hui quand je me lève aujourd’hui et chaque demain est encore un mystère. 

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show) 

Ce serait un spectacle conceptuel avec un décor aux chandelles inspiré de la scène de mort dans Roméo & Juliette (Baz Luhrman, 1996) et ce serait dans une église… en Islande.

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

Une relation amoureuse / pu amoureuse 

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) sort et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien? 

Que les gens s’ouvrent l’esprit pour de vrai et donnent plus de place aux artistes dits “non-conformistes” 

worry

Worry – Photo : Jacques Boivin

NDLR : Les réponses de worry ont été traduites de l’anglais par notre traducteur maison.

Comment est né ton projet musical?

J’ai joué dans quelques groupes en Ontario, mais j’étais toujours batteur ou bassiste. Même si on respectait ma contribution, celle-ci était très limitée. Donc à la fin de 2018, j’ai arrêté de jouer pour les autres et j’ai pris la guitare. Ce qui m’inspirait, c’était le changement et le chagrin. J’étais en train de quitter certains projets, j’essayais de réparer un coeur brisé et je retournais vivre chez ma mère. L’écriture de la musique a donc toujours été une forme de thérapie pour moi.

Pour ce qui est du nom, je suis constamment préoccupé par n’importe quoi. Ma sœur m’appelait « worry wart » (un éternel anxieux). Le nom « worry » est donc venu naturellement.

Comment décrirais-tu ton style? 

Beaucoup de genres musicaux m’inspirent, mais je pense que ce que j’écoute le plus, ce sont des groupes comme les Pixies et Dinosaur Jr. Ils étaient mes héros en grandissant et ils le sont encore. Je ne suis pas à l’aise avec l’idée de m’en tenir à un genre. Appelons ça simplement du punk, ou du rock, avec une influence du début des années 90. Il est toujours difficile pour moi de décrire mon style. Je préfère que l’auditeur décide par lui-même!

Avec quel.le autre artiste de Québec aimerais-tu le plus collaborer? Pourquoi? 

J’adore Gus Englehorn et ses vidéoclips. J’ai eu le plaisir de le rencontrer avec sa partenaire et batteuse, Estée Preda, et j’ai développé une grande amitié avec ces deux personnes. Leur travail me fascine constamment. J’aimerais donc collaborer à un vidéoclip avec eux!

Y’a plein de programmateur.ices de festivals qui vont regarder ta prestation au Phoque OFF. À quel endroit aimerais-tu le plus jouer cet été? Pourquoi? 

Le Festif de Baie-Saint-Paul, ça serait malade. Je suis jamais allé au festival en tant que tel, mais je suis allé faire un tour là-bas avec ma partenaire l i l a lors de mes premiers séjours à Québec. J’ai adoré la place. Ça serait donc une belle excuse pour y retourner, y avoir du bon temps et jouer de la musique.

Quelle est ta découverte musicale de 2021? 

J’ai vu Safia Nolin jouer au Pantoum en décembre dernier. J’avais passé quelques jours à monter le disque à la Société des loisirs, alors c’était génial de la voir sur scène. Elle a un bon son et, même si j’ai de la difficulté à comprendre les paroles en français, c’est quand même très émouvant. Une artiste incroyable avec un excellent groupe de musique.

Si t’étais cuisinièr.e plutôt que musicien.ne, quel plat nous servirais-tu?

Je capote sur les sushis. Ma mère m’a emmené à des places fantastiques pour ma fête quand j’étais plus jeune. J’ai toujours voulu être capable d’en faire par moi-même. Mais je pense que je vais m’en remettre aux artistes qui savent ce qu’ils font.

Par contre, je suis bon avec les pâtes!

Où te vois-tu en 2023? 

Bonne question! Je vais être ici, à Québec, ça c’est certain. Je ne me soucie pas trop de ce qui se passe dans ma vie tant que j’ai une guitare et que je suis capable de composer de la nouvelle musique.

Si tout était possible, comment se déroulerait le show de tes rêves? (Évidemment, on parle de TON show) 

En fait, j’y pense beaucoup. J’ai lu des histoires de concerts complètement fous qui ont eu lieu dans de petites salles. Je pense donc que pour moi, mon rêve serait de jouer dans un dive bar [NdT : un petit bar un peu crade où les locaux vont prendre un coup] de New York ou quelque part au Royaume-Uni, mais le bar serait plein, le public serait en feu et ça danserait partout. Espérons que ça se concrétise dans un monde post-COVID.

C’est quoi la situation la plus loufoque dans laquelle tu t’es retrouvé.é qui t’a inspiré une pièce?

J’ai essayé d’écrire des chansons basées sur des soirées très intenses sur le plan des émotions, mais elles semblaient toujours manquer la cible. Comme je l’ai déjà dit, composer de la musique, c’est une thérapie pour moi, et mes chansons sont tirées directement de mon journal intime. Comme « Lonesome », c’est la première chanson que j’ai composée et c’est ce qui a tout commencé. En fait, la chanson s’est écrite toute seule. Elle décrit le déchirement qu’on ressent quand on est en colère à la fois envers quelqu’un d’autre et envers soi-même. Tu sais, les émotions vraiment enfantines qu’on ressent quand on a le coeur brisé.

Mais je pense que ma chanson préférée, c’est une chanson qui n’a pas encore été enregistrée et qui s’appelle « Pretty Place to Cry ». On est devant quelque chose de beau, mais on est triste pareil. La chanson a été inspirée pendant un roadtrip en Gaspésie avec l i l a. 

Quand on frotte la légendaire paire d’écouteurs oranges d’ecoutedonc.ca, un génie (Jacques, mettons) sort et offre de réaliser UN voeu en lien avec l’industrie musicale. Si on te la passait, quel serait le tien? 

Je ne comprends rien à la scène musicale et à la manière de s’y retrouver à l’ère des médias sociaux et du « tout en ligne ». Ce que je souhaiterais donc, ça serait de trouver quelqu’un qui pourrait m’aider à pousser ce projet plus loin. Aidez-nous à gagner des fans et à donner beaucoup de concerts !

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