Les Trimpes et Orloge Simard : ROXAN EST MORT. VIVE ROXAN !

Orloge Simard – Photo: Llamaryon

Premier show debout avec masques et complet à l’Impérial Bell d’Orloge Simard et des Trimpes. Bien que les portes ouvraient à 19h, à 20h une file à l’extérieure s’étendait jusqu’au marché Tradition. La salle connaît bien ceux dont la soif ne peut pas mourir puisque moultes sécurités étaient présentes pour parer à l’introduction d’alcool et autres méfaits connexes. C’était aussi le retour du «En argent seulement» et des spectacles avec une vraie foule.

Les Trimpes  

Les Trimpes- Photo: Llamaryon

Pour la première partie c’est donc les Trimpes qui ont accueilli les adeptes du culte avec des titres de leur EP «Enterrer la bête» et de «Donne du gaz». Le groupe composé de Patrick Cyr (guitare/voix), Rémi Cyr (harmonica, tambourin, keys, voix et danse lassive), Maxime Boulanger aka Djoe Maximum (guitare), Maxime Moisan (Basse) et Xavier Laprade (batterie) ont définitivement ouvert le bal avec leur hard rock tirant parfois sur le blues. Sur scène, Roxan déjà prêt, était assis à l’arrière et il y avait de l’excitation dans l’air. C’est peu dire puisque le premier Bodysurfing de la soirée s’est gracieusement exécuté sur la Toi moi pis l’rock’n’roll.

Beaucoup d’énergie et de rythme sur scène pour ce groupe de Québec.

Petite photo de famille des musiciens avec le public et douche de bière avant Orloge

Nous étions fin prêts.

Donne du gaz by Les Trimpes

Orloge Simard

Orloge Simard – Photo: Llamaryon

Pour cette deuxième partie, il y avait un sentiment de libarté qui régnait dans la foule désormais bien compacte, comme si le royaume du Saguenay avait pris possession des lieux et des esprits. Au menu, on criait le nom d’Orloge et de Roxan, beaucoup de spectateurs portaient des costumes pour imiter l’esthétique du groupe, tels que des chapeaux de cowboy ou bien encore des manteaux de poils malgré la chaleur. 

Sur scène nous retrouvons nos aucun cadristes de la Baie Olivier Simard (Chant et guitare), Guillaume Bouchard (basse),  Maxime Bouchard (batterie), Jimmy Descôteaux (guitare) et Andy Ellefsen (clavier), qui pour l’occasion avait mis au point toute une mise en scène autour de la mort de Roxan Puppetville.

Théâtralité, tombée du rideau, projection d’images, pendaison, mise en cercueil, le batteur en bobette ainsi que pas moins de 25 chansons nous attendaient pour nous faire vivre ce que j’appellerais le vrai retour à la normale.

Un retour un peu violent, mais au combien plaisant.

L’âme du rock et du grivois dans toute sa splendeur, un spectacle éblouissant dans sa générosité où le public et Orloge s’insultent de temps en temps, entre deux gouttes de sueur et d’Olivier qui demande au public s’il est pressé.

« Coudonc êtes vous pressés ? À soir je vais vous tuer ma gang de tabarnak

De la sueur ça, pour en avoir il y en avait au point de brûler les yeux des spectateurs et je parle en toute connaissance de cause.

Du début à la fin de la prestation endiablée, les mosh pits et les bodysurfing déferlaient dans la bonne humeur et parfois les accidents.

Une vraie cérémonie de libération, celle de la liberté de se défouler avec les autres dans ce qu’il y a de meilleur et de pire.

Sur une note plus personnelle, la dernière fois que j’ai vu Orloge Simard c’était pour mes 27 ans à l’Impérial, en octobre 2019.  De me retrouver en plein mosh pit avec une partie des spectateurs qui y étaient eux aussi, en ce mois de novembre 2021, ça marque la fin d’une boucle. 

Et comme le dit si bien Orloge : «Le début d’une nouvelle ère commence. L’ère du culte.»

À chacun son Waterloo by Orloge Simard
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