Le Festif, jour 1 : Un début tout en douceur

Ah, cher Festif, tu m’avais manqué, surtout que j’avais raté ta « petite affaire » l’année dernière. À peine débarqué de l’auto, on croise des habitués qui nous saluent.

Le discours a changé : au lieu du « ça va bien aller », les quatre mots les plus entendus sont maintenant « ça fait du bien ». Parce que oui, ça fait du bien de faire le plein de musique, dehors.

Et ça l’est encore mieux dans les décors enchanteurs concoctés par les organisateurs du Festif qui n’ont pas lésiné sur la créativité pour nous sortir des décors à couper le souffle.

The Barr Brothers

The Barr Brothers – Photo : Jacques Boivin

C’est en formule duo que les Barr Brothers se sont pointés sur la scène du parc de la Virevolte (qui est généralement le terrain de pétanque du coin). Une scène incroyable faite de branches. C’est un peu comme si les frères Barr présentaient un concert dans un barrage de castors.

Bien assis sur des caisses de pommes, les spectateurs ont pu entendre un mélange de vieux stock et de nouvelles chansons (dont une, fort appréciée par fiston Barr, qui est venu le souligner à son père).

On a eu droit à ces longs jams typiques d’un show des Barr Brothers, mais aussi à quelques moments plus intimes, comme sur Burn Card, où les deux frères ont empoigné guitare et banjo pour chanter collés collés dans le même micro.

Tout ça se serait terminé sur une Here Comes the Sun lumineuse (comme le soleil qui sortait enfin), si ce n’était pas du public qui insistait pour avoir un rappel (qui était, avouons-le, bien mérité).

Qu’on les voie sur les Plaines ou dans un barrage de castors, les Barr Brothers livrent la marchandise.

Klô Pelgag

Klô Pelgag – Photo : Jacques Boivin

Oh qu’elle avait hâte de défendre les chansons de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, celle-là! C’est le couteau entre les dents que Klô Pelgag est montée sur scène avec son giga-band pour nous chanter ses chansons tantôt douces, mais surtout intenses.

Le programme choisi ne laissait aucun doute, ce n’était pas ce soir que Pelgag allait nous bercer doucement. Oh que non. Les chansons étaient choisies pour bouger et faire bouger et quand l’autrice-compositrice-interprète nous a invités à nous lever juste avant Mélamine, je vous jure qu’on s’est pas fait prier.

Et quelques minutes plus tard, la voilà qui sort de scène et vient danser avec les enfants à l’avant. Des enfants qui lui donnent la réplique comme si c’était la chose la plus normale au monde.

Pelgag sautille, danse, harangue ses musiciens sans perdre la voix ni le ton. Une vraie Lady Gaga! Pendant ce temps, les Grands-mères à Broil (le trio de choristes absolument géniales) créent le chaos avec leurs choeurs et leurs percussions. Un chaos bien organisé, quand même, où tout est à sa place. Et les autres musiciens suivent l’artiste jusque dans ses derniers retranchements, ce qui donne aux chansons un petit « oumpf » de plus par rapport aux versions de l’album. Surtout du côté des vieilles chansons qui ont été réarrangées. Elles ont pris un step up, comme diraient les jeunes à côté de moi.

Le programme du show de 20 h a dû être écourté, fallait vider le site et le remplir pour la représentation de 23 h. J’en avais déjà plein les oreilles. J’ose pas imaginer comment les spectateurs du deuxième show se sont sentis. Ils ont dû s’en retourner à leur chambre-tente-char en lévitant de bonheur.

Le Festif se poursuit aujourd’hui jusqu’à dimanche. Au menu pour votre humble serviteur en ce 22 juillet : The Franklin Electric, Comment Debord, Beyries, Maude Audet et Louis-Jean Cormier. On vous en reparle demain!

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