Plants and Animals – The Jungle

The Jungle
Plants and Animals
(Secret City Records)

Si Waltzed In From the Rumbling avait toutes les qualités requises d’un retour en force pour le groupe montréalais Plants and Animals, The Jungle représentera plutôt leur plus radical virage musical. C’est un peu plus électro et décontracté; puis il y a un côté efficacité qui donne le sentiment que tout est à sa place. D’ailleurs, le trio n’a jamais été aussi concis qu’avec ces 8 chansons qui font à peine plus de 30 minutes.

Dès la pièce titre en ouverture, on remarque le changement dans les sonorités; claviers, percussions. La voix d’Adèle Trottier-Rivard vient à nouveau s’agencer avec celle, typique, de Warren Spicer. Elle annonce bien la facette “road trip” de l’album en montrant aussi le désir de varier les textures. L’excellente Love That Boy m’a rappelé les guitares de Connan Mockasin, impression qui reviendra quelquefois pendant l’écoute. Nicolas Basque a donc magasiné de nouvelles pédales pour contribuer à ce changement de direction. Les deux chansons les plus entraînantes  se suivent. House on Fire comporte un refrain accrocheur qui donne définitivement le goût de se déhancher; si les claviers m’ont initialement rendu perplexe, force est d’admettre qu’ils apportent une touche rétrofuturiste fort efficace. Comme premier simple Sacrifice annonçait un disque rock, on parle ici d’une grosse pointure. Finalement, c’est une des seules à être si tranchante.  Mon morceau favori, Get My Mind, commence avec une délicate mélodie de guitare acoustique (instrument moins central sur The Jungle) avant d’exploser dans des sonorités de réverbérations complexes. C’est possiblement la chanson la plus progressive de l’album et elle s’imbrique habilement dans la pièce suivante. La Queens laisse une place avantageuse à la voix d’Adèle Trottier-Rivard. C’est d’ailleurs une première composition majoritairement en français dans le répertoire du groupe. Si In your Eyes est moins captivante, l’écoute se termine en force avec Bold, qui intègre bien la nouvelle direction prise par le trio. Le refrain possède un petit côté fédérateur qui risque de bien fonctionner dans leur spectacle éventuel.

J’aime Plants & Animals pour ses riffs inventifs et la facette épique de certaines mélodies; deux aspects moins présents ici. Si on perd parfois un peu en mordant, on gagne en luxuriance. C’est un album qui se bonifie après quelques écoutes attentives, idéalement les yeux fermés, pour profiter d’un voyage tout en douceur dans cette intéressante jungle sonore. Un autre bel ajout à leur discographie!

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