Les Petites Lanternes : la musique grandeur nature!

KNLO – Photo : Noémie Rocque

Béthanie. « Quelque part perdu dans le bois » de ce qu’on nous avait dit. Sur l’enseigne à l’entrée, on peut lire sous le nom de la ville « Grandeur Nature » et on parle bien ici des adeptes d’épées en mousse. C’est ainsi dans un décor médiéval qu’on débarquait pour traverser la forêt nous menant à une toute petite scène où allaient prendre place les artistes de la programmation de Petites Lanternes, l’édition format mini de Grosse Lanterne.

Des cercles avaient été dessinés au sol afin de maintenir les festivaliers à bonne distance les uns des autres en plus de la sécurité qui circulait régulièrement pour nous rappeler de rester dans nos bulles. On avait également été contrôlé à l’arrivée par le questionnaire COVID et on nous avait demandé de laisser nos noms au registre. Tout était en place pour pouvoir profiter de l’expérience en toute sécurité.

Partie tôt de Québec avec mon amie Marie-Sophie, les mystérieux détours de l’itinéraire Google map et la file d’attente COVID à l’épicerie ne nous aura pas permis d’arriver à temps pour Skinny Leigh. Notre aventure a donc débuté avec Ragers.

Ragers

Ragers – Photo : Noémie Rocque

J’avais déjà remarqué Ragers quelques jours avant Petites Lanternes lors du show de la rentrée de l’Université Laval. Rapidement, les gars ont littéralement réchauffé la foule en avant-scène qui se dénudait malgré la fraiche. Alternant les titres francos et anglos, ils nous ont présenté une musique accrocheuse aux sonorités multiples d’où émerge principalement le rap et la pop. C’est sur Hasta la Vista en fin de programme que les quatre musiciens nous ont témoigné toute la puissance de leur joie de vivre.

Kallitechnis

Kallitechnis – Photo : Noémie Rocque

Si la dynamique DJ et chanteuse peut trop souvent tomber à plat, Kallitechnis nous a prouvé que l’inverse était tout aussi probable! Armée d’une voix puissante et juste, la jeune femme est montée sur scène avec assurance et nous livré une pop accrocheuse qui succédait parfaitement à Ragers. Empreint d’un naturel et d’une aisance de mouvements, le spectacle était tous aussi agréable à entendre qu’à regarder.

KNLO

KNLO – Photo : Noémie Rocque

Si sa réputation n’est plus à faire, c’était pour ma part la première fois que je voyais KNLO, et croyez-moi, ce ne sera pas la dernière!  Débordant de dynamisme, il livre une performance scénique exceptionnelle. Et comme si cela n’était pas suffisant, on ajoute à l’équation une équipe tout aussi épatante d’où se démarque Caro Dupont au chœur et à la flûte traversière. Limoiloise d’adoption, on peut l’entendre sur plusieurs titres de KNLO depuis Long Jeu sorti en 2016. La complicité qui s’est tissée entre eux en font un duo exceptionnel qui apporte au spectacle qu’ils livrent devant public.

TEKE TEKE

TEKE TEKE – Photo : Noémie Rocque

Après toute cette pop délicieuse, un peu de rock est libérateur. Mais attention, l’approche de TEKE TEKE n’a rien de commun. J’avais entendu dire que le groupe était incroyable sur scène et je ne peux que confirmer le tout. S’exprimant dans la langue nipponne, le groupe s’est initialement formé afin de rendre hommage au légendaire guitariste japonais Takeshi « Terry » Terauchi. Animés d’une fougue surprenante, les musiciens nous transporte dans leur univers [IB1] [IB2] oriental moderne, un voyage culturel de l’esprit accessible en une période où les déplacements outremer se feront attendre encore longtemps!

NAYA ALI

Naya Ali – Photo : Noémie Rocque

On se rapprochait maintenant de plus en plus du point de congélation, mais Naya Ali est montée sur scène pour projeter sur la foule une vague de chaleur humaine. Les preuves de la jeune femme ne sont plus à faire sur la scène hip-hop montréalaise. Qu’on soit fan de ce style musical ou non, Naya ne peut nous laisser insensible par la qualité de ce qu’elle propose. Tout comme Kallitechnis, Naya était sur scène accompagnée de son DJ.

CHOSES SAUVAGES

Choses Sauvages – Photo : Noémie Rocque

Si on avait pu avoir des doutes sur l’enchainement Naya-Choses Sauvages, je vous confirme que la succession était parfaite. Le funk et le groove de Choses Sauvages amenaient seulement nos corps à bouger autrement. Encore et toujours, je suis épatée de la qualité des membres qui forment le groupe montréalais. En plus d’être d’excellents musiciens, ils savent nous livrer une expérience de scène ahurissante qui ne peut que nous amener à plonger tout entier dans leur monde planant et libertin. Impossible de le cacher, pour leur unicité, Choses Sauvages est et restera dans le top de mes groupes préférés.

Si certains courageux sont restés camper dans le froid glacial de ce mois de septembre sous les normales de saison, nous avons plutôt repris la route pour revenir dormir sous nos couvertures chaudes. Nous n’aurons donc malheureusement que très peu profité des installations de lumières et des consoles de sons d’ambiance aménagées sur le site. Malgré tout, bien qu’en formule réduite, Petites Lanternes nous aura permis de vivre pleinement la vie de festival dans ces temps plutôt incertains. Félicitation à ses organisateurs de nous avoir préparé aussi rapidement un événement à la hauteur et en respect des mesures sanitaires en vigueur!

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