FMQ 2020 – Une édition propre propre

Steamboat Woody – Photo : Jacques Boivin

Dimanche 6 septembre

Uncle Old Thyme

Uncle Old Thyme – Photo : Jacques Boivin

Seul avec son Banjo et son cajun, Uncle Old Thyme n’a aucun enregistrement à son actif. Devant cet homme qui déambule habituellement dans les rues de Québec, j’ai donc profité du moment présent, de chacune des compositions que l’homme nous offrait. Originaire des États-Unis, on sent dans sa musique que le parcours qui l’a mené jusqu’à nous est riche en expériences. Espérons que l’avenir le mènera en studio afin que nous puissions nous en inspirer au quotidien.

Par Noémie Rocque

Lane

LANE – Photo : Jacques Boivin

Lane est indéniablement ma plus belle découverte de la fin de semaine. Les quatre chansons qui figurent sur Lane – EP, le micro-album sorti en mai 2019, sont tout simplement puissantes! Si Samuel Lane a collaboré avec des musiciens de Montréal pour en faire l’enregistrement, l’équipe de longues chevelures qui l’accompagne sur scène est tout aussi solide. On pouvait sentir entre les membres une forte cohésion et une complémentarité élevant la prestation à un niveau supérieur. Pour ma part, j’attends maintenant avec hâte de renouveler l’expérience. D’ici là, je vous invite à vous enivrer de leur rock mielleux qui cogne comme une surdose d’hydromel.

Par Noémie Rocque

Sweet Tooth

Sweet Tooth – Photo : Jacques Boivin

Y’avait du cheveu au pied carré sur la scène! Les rockeurs à la dent sucrée ont offert un 30 minutes de blues-rock bien senti. Plongeant surtout dans son vieux répertoire, le quatuor a donné aux spectateurs présents au parvis une bonne dose de rock inspiré des seventies, ce qui a donné la chance à chacun de ses membres de briller, que ça soit un des deux Xavier (à la voix et à la batterie), Thomy (à la guitare) ou Patrick (à la basse et aux sautillements). Pendant quelques instants, on se serait crus à Sturgis, entourés de motards qui trippent leurs vies. Notons ce moment où un p’tit monstre est venu faire quelques pas de danse sur scène avec les membres du groupe. Un moment attendrissant, coulé dans le rock.

(Par Jacques Boivin)

Delazur

Delazur – Photo : Jacques Boivin

Vous les aurez peut-être connus en tant que Nasa Said Yes, mais les revoici en version franco sous le nom de Delazur. Habillé de ses plus beaux habits, le groupe s’est démarqué par son énergie effervescente. Qu’on se le dise, le boys band ne manque aucunement de présence sur scène et l’époustouflante hairography de Jacques Danger ne fait que consolider le tout! En plus de quelques titres issus de son passé anglo, le quatuor nous a replongé en 2001 avec une interprétation de Et Cetera de Gabriel Destroismaisons.  Franco, anglo ou reprise, on a eu droit à de la grosse groove du début à la fin.

Par Noémie Rocque

Conclusion

Tenir un festival dans les conditions actuelles, c’est un pari fichtrement risqué. La pandémie, les consignes qui valent autant pour les musiciens que pour les spectateurs, les dépenses qui explosent alors que les revenus baissent, le stress qui entoure le tout, c’est vraiment pas évident. L’équipe de la Fête de la musique de Québec est constituée de bénévoles. Des trippeux, comme nous. C’est pourtant à cette gang-là que la Ville a choisi de faire confiance pour l’organisation d’un premier festival extérieur en 2020.

Le pari a été relevé avec brio. Le beau temps, qui s’est pointé presque toute la fin de semaine, a beaucoup aidé. Mais c’est surtout le coeur des organisateurs, le plaisir des artistes et le grand respect des mélomanes qui auront fait toute la différence. Même un hypocondriaque pouvait y trouver son compte, sa bulle n’allait pas être crevée (sauf par un photographe masqué, scusez-le). Oui, certaines personnes se sont permis quelques pas de danse, mais chacun est resté dans sa bulle, dans son enclos imaginaire (comme quoi on n’a pas besoin d’être traités comme des enfants quand le respect y est).

Le succès de cet événement prouve qu’il est possible de se rassembler, de se réunir, d’avoir du fun tout en respectant le contexte dans lequel nous nous trouvons. Bon, c’est un peu moins le fun, du Dysruptive, quand tu peux pas te sacrer dans un mushpit, mais on finit par s’adapter. On espère que les organisateurs d’événements de tout acabit ont pris des notes. Et avec un peu de chance, on va se donner rendez-vous en juin prochain pour une édition « normale » de la Fête de la musique de Québec.

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