Un cadeau du ciel signé Gab Paquet

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Hier soir, j’étais tout bonnement chaud raide dans une rue de la Haute-ville quand Jacques Boivin m’as lancé un « t’es pas game », bien conscient de ma propension légendaire à relever les défis les plus variés. Ce qui fait que je suis désormais officiellement rédacteur pour ecoutedonc.ca. Ça brasse.

Faut dire que j’avais quand même une bonne raison de me promener saoul à Québec, si jamais il faut vraiment une raison pour ça. Des amis ont décidé de suivre les conseils du maire Labeaume et de sur-déconfiner en organisant un petit chilling de voisinage. La rue Richelieu est bloquée à la circulation, mais pas au fun. Ni à Gab Paquet.

Oui oui! Car dans les méandres de St-Jean-Bat, comme les jeunes hips se plaisent à l’appeler, le musicien à la défunte moustache allait se produire, selon ce qu’indiquait la rumeur. Pis les organisateurs. Ce qui est quand même une bonne validation, on va se le dire.

En attendant, la fête démarre quand même. La bière coule à flots, les frisbees se perdent et les burgers végés disparaissent à vue d’oeil. Un dude nous fait même déguster sa bière maison. On est bien, dans notre Québec. 

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

DJ Fâché assure l’ambiance musicale, et un band impromptu avec des violons pis des guits se forme aussi éventuellement pour jouer du John Denver et plein d’autres affaires dont je ne me souviens absolument pas. #sorrynotsorry #noragrets

Le beau Gab prend ensuite la relève et c’est tout de suite enlevant. Genre, c’est un de ses meilleurs shows en carrière. Il fait tout de suite lever la foule en interprétant des classiques de son répertoire, comme « On a tu un fil ⅛ pour ma guit? ». Ça ou Santa Barbara, qui ouvre le show.

En bon épais, je me mets tout de suite à gueuler de la marde entre les tounes, au grand déplaisir de plusieurs. Pas grave, le jeu en vaut la chandelle parce que je réussis à convaincre le mythique chanteur de jouer La femme en moi, sa toune qui me touche le plus, en début de show. C’est comme un baume réconfortant qui vient m’envelopper et me fait momentanément oublier mes brûlures d’estomac dues à une sordide slush Palm Bay et une caisse de Twisted Tea. Je suis vraiment un épicurien de la boisson, moi.

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Ça continue de plus belle et le public est heureux : Gab se gâte et se lance dans l’interprétation de chansons moins connues de sa carrière. Je continue de crier et c’est éventuellement « la toune médiévale » qui starte. On gigue. On est bien. Et on danse aussi le continental avec Émilie rioux. Comme quoi les bonne habitudes se perdent pas.

Le show se conclut éventuellement sur Consommations, juste avant un rappel jazzé de Fais l’amour avec moi, que j’écoute avec quatre autre bozos dans une petite piscine du Dollorama de 3 pieds de diamètre. On est déconfiné ou on l’est pas, hein…

Cette très belle soirée se termine bientôt avec la police qui débarque, juste après un DJ set que je qualifierais de plus ou moins oubliable de ma part et de celle de Signature Maurice Tremblay, mais rien ne battra au final la qualité de la prestation du maître du kitsch en personne : l’inoubliable Gab Paquet.

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