Juste Robert – « Ta constellation »

Juste Robert
Ta constellation
(La Tribu)

À peine un an après nous avoir offert le magnifique Mon mammifère préféré, le sculpteur-compositeur-interprète Juste Robert (Jean-Robert Drouillard) a sorti la semaine dernière un micro-album rempli d’amour intitulé Ta constellation.

Cette galette de cinq titres, enregistrée au milieu de nulle part en janvier, constituerait un joli « côté C » à l’album précédent tellement elle se trouve dans le même doux univers.

On y retrouve d’ailleurs Laura Babin, qui accompagne de sa douce voix Juste Robert sur la belle A.V.I.O.N. (une composition de Cédrik Boule). La pièce suivante, Des îles madame, entraînante, mais toute en douceur, nous était déjà un peu familière, puisque Juste Robert la joue déjà depuis un bout en spectacle. De son côté, lapièce titre Ta constellation rappelle beaucoup #kanyewest dans son rythme et sa mélodie toute mélancolique.

Et dans ce bel oiseau il y a un cœur 
Et dans ce cœur il y a toi  
Toi qui sais voler toi qui n’est pas en cage

Ta constellation

Sur Cap Tourmente, on retrouve (juste) un peu du Juste Robert du premier album. Sur ce morceau pourtant très sobre, les émotions véhiculées (et ressenties de notre côté) donnent quelques frissons aux plus sensibles d’entre nous. Puis, tant qu’à nous rappeler le premier album (Des autoportraits), pourquoi ne pas carrément s’y replonger? C’est ce que fait Juste Robert ici en nous offrant une version plus ludique de Golden Storm où c’est au tour de Marie Claudel d’assurer les choeurs.

Réalisé par Shampouing, Ta constallation est fichtrement bien enregistré et mérite qu’on sorte une bonne paire d’écouteurs pour rendre justice au maxi. On y retrouve aussi le jeu de guitare très atmosphérique de Martien Bélanger, particulièrement en forme sur A.V.I.O.N, les doigts de fée de Frédérick Desroches (qui se lâchent très lousse sur Des îles madame et Ta constellation), la basse métronomique d’Yves Marquis et la batterie toute en nuances du toujours excellent Kenton Mail. Toute cette belle bande, en plus de Laura Babin, Marie Claudel et André Lachance (qui joue de la steel guitar sur Cap Tourmente), vient ajouter plein de couleurs à la palette déjà très riche des textes de Drouillard.

Des textes qui étaient déjà fort jolis dès le départ, mais qui se peaufinent de plus en plus au fil des ans. Drouillard n’hésite pas à briser quelques règles pour donner du punch à ses textes, ce qui lui permet d’éviter les rimes faciles qu’on pourrait facilement reprocher à presque tout le monde qui écrit des tounes de nos jours. Ces textes, on les lit, et on les reconnaît (même quand il ne les écrit pas… il choisit bien, le bonhomme!).

Un micro-album fait en toute simplicité, juste parce que Juste Robert avait envie de nous gâter un peu. Un peu comme s’il jouait de nouveau de la guitare dans sa cuisine, mais que cette fois, il nous avait invités à en profiter avec lui et ses amis.

Seul problème : ça passe beaucoup trop vite!

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