LANE (+ Ombre! et Juillet), Le Bal du Lézard, 30 novembre 2019

Ombre – Photo: Emmanuel Coveney

20h00, Limoilou. Saviez-vous que le Trèfle fait des chips maisons (à 9$)? Moi non plus, je le savais pas. Ce que je savais, c’est qu’un peu plus tard, au Bal du Lézard, LANE et Ombre! n’allaient pas tarder à nous livrer leurs chansons!

21h00, Bal du Lézard. Maéva au son s’occupe de finaliser ses réglages pour les trois groupes qui performeront pour nous ce soir. Je lui demande son nom de famille pour pouvoir la mentionner dans mon article: «Pas besoin. Des Maéva au son à Québec, y’en a juste une.» Réflexion interne sur la place des filles dans les différentes sphères de la scène locale.

21h20, Près de la scène. Les gens se massent (dans le sens qu’ils se rapprochent, gang. Pas de fausses idées). Je parle avec les musiciens qui vont accompagner LANE ce soir – en formule full band pour la première fois! Parle-parle-jase-jase des dernières sorties d’album: « Le nouveau de Saratoga? Garanti que tu vas aimer ça l’écouter en tricotant. »

Juillet

21h30, Surprise. Juillet fait son apparition pour nous présenter leurs compositions sur scène pour la toute première fois! Dans ce projet, les claviers lumineux de Gabriel Villeneuve rencontrent la voix folk et les textes de Roxanne Landry. Quatre autres musiciens complètent la formation qui foule les planches du Bal, avec en mains basse, guitare, synthés et baguettes (de batterie). À la fois groovy et douce, leur musique a un aspect intimiste et introspectif qui rappelle entre autres l’indie-rock de feu Harfang. Le genre de pièces que tu pourrais écouter en marchant dehors un matin d’hiver pas trop froid. 

Ombre!

Ombre! porte bien son nom. À la fois sombre et rêveur, ce projet qui met en valeur les compositions du chanteur Dany Asselin explore une vaste série de thèmes allant de l’Alzheimer à l’itinérance… Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas le groupe qui vous fera voir la vie en rose. Ils vous inviteront cependant à vous plonger dans l’introspection tout en douceur, accompagnés par une voix brumeuse. 

De retour au Bal. Le groupe installé sur scène présente ses pièces, nous racontant souvent leur genèse. On y entend quelques accords jazz et les tintements d’un glockenspiel et  les synthes (Gabriel Villeneuve) viennent aérer les lignes plus folk-rock de basse (Felix Desforges), guitare (Dany Asselin), batterie (Frank Cayer). Malgré quelques flottements entre les pièces, le groupe défend assez bien des compositions aux textes imagés. 

LANE 

LANE monte ensuite sur scène comme si c’était son salon. Samuel Lane, de son nom complet, fait aujourd’hui de la place autour de lui pour accueillir son groupe pour la première fois sur scène. Ayant bien su s’entourer pour l’enregistrement de son album – je vous laisse aller y jeter un oeil par vous-même – il récidive en bon goût pour le choix de ses musiciens locaux: Xavier Laprade (batterie), Raphaël Laliberté-Desgagnés (basse) et Pascal Larose (claviers). La nouvelle garde. Celle que vous voyez vous promenez dans Dans Brume, Valence et caetera. 

Dès les premières notes, on glisse dans un monde difficile à décrire. Un rock qui peut se faire abrasif comme il peut couler doucement. Une musique qui joue clairement avec les dynamiques et les montées surprenantes en intensité. Dans ces temps-là, les lignes mélodiques aux dominantes psychédélico-orientales peuvent laisser de la place à un son plus prog. À d’autres moments, comme sur Rosemonde, on se retrouve au coeur d’une fête foraine détraquée. Sur Gourou, la valse reprend ses droits et nous fait tournoyer jusqu’à une finale surprise en apothéose (et ça, c’est pas sur l’album les amis). La noire Ilène sort ses airs de punk indie juste avant que l’hirondelle nous chante ses airs de claire-fontaine dystopique. Pas besoin de vous dire qu’on a plongé avec LANE et qu’on en est ressortis qu’après les toutes dernières notes. 

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