St-Roch XP – 13-14 septembre 2019

Élégie. Photo : Nicolas Padovani

Notre équipe de vaillants guerriers a affronté la foule et les éléments les 13 et 14 derniers pour assister à des prestations d’un méchant paquet de bons groupes de Québec et d’ailleurs qui ont eu la chance de s’exécuter dans le cadre de la quatrième édition de St-Roch XP. Le vendredi, dix artistes de l’extérieur ont pu montrer leurs talents dans divers lieux du quartier Saint-Roch. Le beau temps aidant, la rue Saint-Joseph a été envahie, et y’avait du monde partout, du parvis de l’église jusqu’à La Suite Tattoo Shop, autant au grand air qu’à l’intérieur. Le lendemain, si la pluie a beaucoup nui au volet bouffe, le volet musical, de son côté, a attiré de nombreux curieux venus voir les 14 artistes de Québec.

Vous savez quoi? On a vu les 24 artistes de la programmation, et on vous en parle brièvement ci-dessous. Il se peut que le texte et les photos ne soient pas tirés de la même prestation, on était pas mal tous libre.

Vendredi 13 septembre

Pascale Project

Pascale Project. Photo : Nicolas Padovani

On ne pourra pas reprocher à l’organisation de St-Roch XP de manquer d’audace dans ses choix de programmation. Ma soirée commence à peine et me voilà en train d’assister à la prestation d’une jeune artiste dance-pop chez le barbier KRWN. Un espace restreint pour Pascale Project, jeune artiste d’origine montréalaise qui propose d’excellents beats, mais qui semblait manquer un peu de place derrière sa quincaillerie. Complètement seule, la jeune femme propose une musique dansante et lumineuse qui plaira certainement aux gens qui aiment se shaker le pompon. On vous avoue toutefois qu’on aurait peut-être dû assister à une autre de ses prestations un peu plus tard, quand on se sentait un peu plus dans un mood boîte de nuit. (Jacques Boivin)

Zouz

zouz – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Le Phil Smoked Meat va finir par se faire une belle réputation pour les amateurs de rock déjanté. Après Fuudge qui avait cassé la baraque l’année dernière, c’était au tour du power trio Zouz de faire de même. David Marchand, Francis Ledoux et Étienne Dupré se lancent ici dans leur habituelle poutine garage rock psychédélique qui transforme vos WTF du début de la prestation en un gros party de headbanging, comme on pouvait le constater assez facilement en regardant les convives autour de nous. Une proposition originale dans un genre qui nous a donné beaucoup de bon stock ces dernières années. (Jacques Boivin)

Thierry Larose

Thierry Larose – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Saviez-vous qu’avant de se lancer à fond dans sa carrière d’auteur-compositeur-interprète, Thierry Larose a brièvement fait partie de l’équipe d’ecoutedonc.ca? Oui, oui, il était, pendant quelques mois, notre team Estrie au grand complet, avant de sauter la clôture et de prendre la scène d’assaut! Ce chilleur triste compose de maudites belles chansons qui fessent encore plus dans l’intimité de la rangée deux de l’Intermarché, entre le thon et les ananas en quartiers. Accompagné de Francis Baumans, Larose nous a chanté ses chansons remplies de spleen devant un public qui ne demandait qu’à être séduit. Mais tiens, on va chialer : on aurait aimé entendre Thierry en formation complète! (Jacques Boivin)

Chances

Chances. Photo : Nicolas Padovani

Tiens, des visages familiers! Chances, le trio électropop composé de Chloé Lacasse, Geneviève Toupin et Vincent Carré était probablement le projet le plus avancé parmi tous ceux qu’on a vus au cours de la fin de semaine. Pour les habitués, peu de nouveau, toujours cette maudite belle pop où les synthés se mélangent aux percussions et aux harmonies vocales plus-que-parfaites des deux jeunes femmes. C’est rythmé quand c’est le temps de l’être, aérien juste au bon moment, et les nouvelles chansons s’insèrent parfaitement dans le (bien trop court) programme. (Jacques Boivin)

Mind Bath

Mind Bath. Photo : Nicolas Padovani

Mind Bath, c’est le projet de l’artiste montréalais Michael Brock, qui nous a offert une prestation toute en nuances à La Suite Tattoo Shop. Pendant que les clients se faisaient injecter un peu d’encre dans leurs pores, Mind Bath proposait ses chansons cathartiques devant un public à la fois curieux et impressionné. Brock est de ces artistes qui dégagent un magnétisme certain, qui te font fondre en te regardant dans les yeux. À la voix douce et assurée de Brock s’ajoute une petite touche de guitare, elle aussi toute en nuances. On verrait bien Mind Bath en double plateau avec nos amis de Floes, qui nagent eux aussi dans cet amalgame de downtempo et de R n’ B. (Jacques Boivin)

Les Shirley

Les Shirley – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Un trio de montréalaises on ne peut plus énergique et festif de punk-pop-rock et c’est contagieux. La moitié de l’assistance sautait sur place, même que le responsable de la place a fait s’approcher un garde de sécurité pour restreindre les impulsions du public heureux. On n’est pas dans un bar non plus. Ah oui, les shirley font dire qu’on peut les écouter sur Spotify et de mon côté une source m’a dit qu’on les verrait avec un groupe local bientôt. (Katia Desgranges)

The Darcys

The Darcys – Photo : Jacques Boivin

Ça prenait des vieux routiers pour cette fin de semaine, et l’équipe de St-Roch XP est allée en chercher une solide paire avec The Darcys. La formation originaire de Toronto roule sa bosse depuis un certain temps avec son art-rock (ayant même déjà reçu une nomination aux Prix de musique Polaris – où ma tête était une bonne partie du week-end) et j’étais bien content de les voir pour une première fois. Bon, la paire ne réinvente pas la roue, surtout sur scène, où le côté électronique du dernier album est un peu mis de côté, mais il faut reconnaître que The Darcys possède tous les outils pour écrire (et interpréter) de maudites bonnes tounes. Le groove, le rythme, les riffs, l’attitude sympa, tout est là. Et pas besoin de plus! (Jacques Boivin)

P’tit Belliveau

P’tit Belliveau – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

P’tit Belliveau est originaire de la Baie Sainte-Marie, au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Avec Rolland et son bassiste, il nous chante un quotidien vivant et commun dans une parlure incroyablement sympathique. Il a suffi de gratter un banjo avec entrain sur des rythmes cajuns, bluegrass, voire même country pour que les bancs devant la bibliothèque Gabrielle Roy se remplissent en quelques minutes seulement. (Katia Desgranges)

Jacques Surette

Jacques Surette – Photo : Frédérique Blais-Pouliot

Jacques Surette à L’Intermarché, c’est certain que ça le rend ensorcelant. Juste en photo je le savais. C’est celui que j’avais repéré pour ce soir et ça n’a pas manqué. Généreux et proche des gens, lui-même impressionné de chanter entre les ananas (prononcer ananasses) et la sauce tomate, a eu bien du plaisir à se faire connaitre avec son complice. Son album Marche, marche, marche raconte aussi un quotidien de la Nouvelle-Écosse. De vraiment belles balades cajuns et country, en anglais et en français à mettre dans vos oreilles. (Katia Desgranges)

Villages

Villages. Photo : Nicolas Padovani

Un guitariste qui a l’air de Colin Kaepernick. Un East Coast folk-trad authentique tout en étant remis au goût du jour. Des chansons qui donnent autant le goût de boire que d’écouter tranquillement, interprétées avec autant de tendresse que d’intensité. Notre photographe Padovani est littéralement tombé amoureux du groupe, se permettant même un petit tour du côté des produits dérivés, et on est pas mal certain que la formation du Cap-Breton a trouvé le moyen d’accroître sa portée en trois petits sets de vingt minutes. De mon côté, ce fut un merveilleux point final à une première soirée musicalement plus que satisfaisante. (Jacques Boivin)

Ce compte rendu se poursuit à la page suivante!

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