Les Nuits psychédéliques, vol. VI – 4 au 6 avril 2019

Les Indiens – Photo : Nicolas Padovani

La sixième édition des Nuits Psychédéliques débutait « tranquillement » en réquisitionnant le Maelstrøm St-Roch. Évidemment, la terre promise « Médusée » deviendrait le point de ralliement numéro un les soirs suivants. Rendez-vous annuel incontesté pour les amateurs de « rock poilu » en tout genre (stoner, post-punk, shoegaze, métal etc.) mais aussi d’électro expérimental délirant,

Les Nuits Psychédéliques ont récidivé avec une programmation aussi colorée qu’un tie dye shirt.

À l’image du chapitre 6, voici le journal déjanté des soirées Combustion, Mirage et Crémation. Nota bene, ce « livre numérique » est appuyé par les clichés de Nicolas Padovani, savant-fou du kodak par excellence.  

Jeudi 4 Avril – Combustion – Maelstrøm, 20h (HAE)

Mon Ami Souffrance

Mon ami souffrance – Photo : Nicolas Padovani

Heureux (mais douloureux) mélange entre les membres des Martyrs de Marde, Le Charme et St-Élias, Mon Ami Souffrance est le genre de pote que tu veux dans ta gang. Inaugurant officiellement le chapitre 2019 des « Nuits », les quatre souffrants plonge le Maelstrøm (plein à craquer) dans une véritable transe post-rock/post-punk instrumentale des plus captivante.

Aux tendances metal-prog, leurs jams interminables-agréables me font parfois penser à ceux du groupe américain If These Trees Could Talk. Selon moi, la beauté de l’instrumental laisse place à une immense interprétation chez l’auditeur et Mon Ami Souffrance vise en plein dans le mille. Deux guitares, une basse, une batterie et une tonne de voyages électrifiés pour les oreilles. Pour une première officielle, le quatuor a clairement gagné son pari. À suivre avec intérêt!

Fuudge

Fuudge – Photo : Nicolas Padovani

D’un apport nutritionnel douteux, le Fuudge-O-Rock est, somme toute, un plat de résistance foutrement divertissant. Gâterie chocolatée adorée par notre équipe, le stoner-grunge du chef David Bujold rallie, en cette fin de soirée Saint-Vallieroise, un nombre impressionnant d’amateurs à la dents sucrée. Sans rien enlever au patnais souffrant et au duo crustacé, la présence cacaotière est en corrélation directe avec l’épuisement des billets. On le constate avec la panoplie de gens quittant après leur perfo. Parlons justement de cet excellent souper aux friandises (les chandelles rockent pas assez) où le quatuor nous projette une succulente macédoine au fuzz, mélangée entre EP2 et Les Matricides. Issue de la dernière galette, le café bondé goûte notamment à la lourdeur incarnée Je ne sais pas comment faire avec les filles et Toi Aussi. Parlant de morceaux (de chocolat) pesants, «On est une gang de moumounes» hyper rassasiés à la fin de l’exercice.

Le végétarien que je suis a dû quitter pendant la prestation digestive de CRABE. Malgré tout, on voulait laisser sur un imagier de la vie maritime déconstruite de Mertin Hoëk et Gabriel Lapierre. Propagez le CRABISME ma gang de carnivores!

Continuez votre/ta lecture sinon je vous envoie des pichenottes virtuelles sur le bord des oreilles.

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