lila – Photo : Charline Clavier

On est samedi soir et le Maelstrom s’apprête à accueillir une nouvelle fois un spectacle organisé par nos amis d’Unïdsounds. La veille, une foule agitée était présente pour notre groupe fétiche Lockwell; ce soir, les spectateurs sont au rendez-vous pour écouter Helena Deland et lila. Une programmation présentant deux artistes aux couleurs sensiblement différentes, mais avec pour racine commune le désir profond de créer.

On ne se cachera pas que la capacité d’accueil est limitée, il est 20h15 et le public se presse déjà à l’avant de la scène. Des petites lumières bleues parcourent les bancs, les amplis et le sol. Un signe que lila a apporté avec elle un bout de son univers.

C’est la première fois que je vois lila sur scène, même si ses chansons avaient déjà atteint mes playlist depuis quelques temps.

La jeune chanteuse nous offre un beau mélange de son ancien  EP « Songs From a room » et son nouvel EP « Quiet as fire » qui est sorti le 30 novembre dernier. Les premiers rangs sont tranquilles, muets, absorbant les paysages et les images que lila et ses musiciens dégagent au fur et à mesure que les minutes passent.

lila chérit le silence, et nous conseille de nous accorder ce moment de pause nécessaire dans nos vies. S’arrêter et s’entendre penser. Écouter lila c’est comme se retrouver seule, au milieu d’un espace pastel, et entendre nos souvenirs arpentés nos oreilles. C’est doux et émouvant.

Malgré un public contrasté, le set se termine avec une force lumineuse, une bonne façon de clore et d’amorcer sa soirée de lancement le 07 décembre prochain au Knock-out. On y sera, et toi?

Helena Deland – Photo : Charline Clavier

La chaleur peuple le maelström, on respire chaque bouffée d’air glacé qu’on peut espérer, et on attend Helena.

La Montréalaise démarre a capela. Sa voix parcourt la salle et un silence apparaît enfin. Sa force apaisante en laisse plus d’un béat.

J’apprécie Helena pour sa capacité cohérente et conceptuelle qu’elle a livré dans sa série de EP intitulé « Altogether Unaccompanied ». Et sur scène, elle reste fidèle à ses créations.

Au milieu du set, on baisse les lumières, l’ambiance se feutre et s’adoucit encore plus. Entremêlé de pièces plus énergiques (Body Language), Helena sait nous captiver et nous amener avec elle dans ses réflexions face à notre génération, à nos relations.

Ce 24 novembre marquera une soirée empreinte d’une force appuyée dans une douceur pleinement affichée.

 

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