(Collaboration spéciale – Texte : Félix Duchesne – La crème du rap)

Si vous vouliez être témoin du talent de la scène de rap anglophone de Montréal, c’était jeudi dernier, le 8 novembre à L’Anti Bar & Spectacles qu’il fallait être. Une foule énergique, prête à faire le party et des artistes enjoués, voilà une formule gagnante pour un spectacle d’avant-garde du rap québ.

Maky Lavender

« 1:56, I’m reporting from the west side
Montreal, best side, giving you my best smile »

Jeune rappeur de l’Ouest-de-l’Île de Montréal, Maky Lavender est toujours prêt pour turn up. En entrant sur scène, il blague que L’Anti était sold out, ce qui a fait sourire le public, une bonne humeur qui est restée dans l’atmosphère toute la soirée. Avec trois mixtapes et plusieurs singles à son actif, le choix de chansons était prometteur. Swole, son titre le plus récent, a probablement été le fait saillant de sa prestation. Dès les premières notes, on a automatiquement envie de bouger la tête ou carrément de danser.

 

Lou Phelps

Des sonorités qui se rapprochent du funk, un rap franc parler et une expression de « pince-sans-rire » constamment au visage, voilà une brève description de Lou Phelps (Louis-Philippe Célestin). Lors de son passage à L’Anti, il a surtout présenté des titres de son plus récent album « 002 / Love me » : un nouvel opus portant sur des sujets plus personnels. On y parle de déceptions amoureuses et péripéties de jeunesse. Comme sur Miss Phatty, véritable ver d’oreille, Lou Phelps nous raconte comment il a succombé à la tentation féminine. Entouré de producers bien connus autant de la scène internationale que de la scène montréalaise. En effet, son grand frère Kaytranada dirige la majorité de la direction sonore de ce projet. Une atmosphère dansante est définitivement présente grâce à ce dernier. Planet Giza, trio de Montréal, est aussi à mentionner sur l’équipe de production.

Les singles What Time Is It? (featuring Innanet James) et Average (featuring Kallitechnis) furent inévitablement des moments forts de la soirée, puisqu’une bonne partie du public connaissait déjà ces titres.

Ce rappeur anglophone originaire de Saint-Hubert (rive sud de Montréal) mérite que son nom soit connu de tous les amateurs de musique. En rappant en anglais, il s’offre la possibilité de faire connaître sa musique aux États-Unis, mais aussi partout ailleurs dans le monde.

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