Après une mise en bouche forte en émotions de toutes sortes la veille, la journée du vendredi du neuvième Festif! de Baie-Saint-Paul promettait d’en mettre plein la vue et les oreilles aux milliers de festivaliers débarqués dans Charlevoix.

On ne perd pas davantage de temps, voici notre compte rendu de la journée, séparé en trois pages distinctes (parce qu’on a énormément de photos…)

NDLR : Les autres sortiront dès qu’ils seront prêts. Patience, on a eu une GROSSE fin de semaine.

 

Matt Holubowski

Matt Holubowski – Photo : Marie-Laure Tremblay

La tradition se poursuit avec les magnifiques spectacles au bout du quai. Plusieurs centaines de chanceux on ainsi pu se faire bercer par Matt Holubowski et ses balades aériennes. Les cheveux au vent et le bruit des vagues. Accompagné d’un ensemble de cordes en plus d’un guitariste et un batteur, Holubowski a enchaîné les compositions tirés principalement de son deuxième album, Solitudes, où les histoires sont tristes et où on a envie de se perdre nous aussi. On a pu se faire caresser par la brise au gré de ses mélodies planantes et passer un beau moment unique. (Marie-Laure Tremblay)

 

Patrick Watson

Patrick Watson – Photo : Marie-Laure Tremblay

Une fois bien installés au quai, nous avons eu le plaisir de voir passer un piano en route pour le bout de la jetée. Après avoir gentiment bouilli au soleil (merci pour les points d’eau au retour), on a pu succomber au charme brouillon de Patrick Watson et de ses éclats de rire contagieux. Si il a chanté quelques chansons et dirigé la foule, il a surtout pris plaisir à improviser et nous nous sommes laissés porter par sa virtuosité. Qui sait, ses prochains succès porteront peut-être sur un déraillement de train (avec tchou-tchou mélodieux, oui oui), une soirée bien arrosée et un quai.

Watson a même profité de la présence de son ancien guitariste, Simon Angell, qui jouait avec Matt Holubowski juste avant pour nous faire quelques pièces à deux. On sait que Watson est un magicien quand il peut, avec une guitare, un micro trop bas et beaucoup de contorsions, obtenir des moments de grâce d’une foule attentive et conquise. On serait resté avec lui tout le reste de l’après-midi! (Marie-Laure Tremblay)

 

Salomé Leclerc

Salomé Leclerc – Photo : Jacques Boivin

C’est dans une atmosphère vibrante que les festivaliers se sont massés sur le petit terrain de Jacqueline et ce, dès les tests de son, soit deux heures à l’avance. Salomé, qui découvre le Festif, nous confie qu’elle est entre deux tournées et deux albums et qu’elle nous a preparé une prestation juste pour nous. C’est religieusement que nous l’écoutons et accueillons chaleureusement quelques-unes de ses nouvelles pièces. Leclerc se permet également de revisiter Léo Ferré. Elle est accompagnée de Marc-André Landry à la contrebasse; celui-ci, qui jouait plus tôt avec Holubowski, a dû faire très vite du quai à la rue Saint-Adolphe. (Katia Desgranges)

 

Pascale Picard

Pascale Picard – Photo : Jacques Boivin

C’est une Pascale Picard en pleine forme et toute en beauté qui nous a agrémenté les oreilles avec un petit show surprise sur le balcon du Quai des bulles vers 15 h. Comme à son habitude, elle n’a aucune difficulté à connecter avec la foule, qui était plutôt nombreuse à s’être réunie dans la rue festive pour l’entendre. Elle a brisé la glace (ou l’a fait fondre rapidement, devrait-on dire) avec l’un de ses grands classiques, Smilin’, rodant ensuite quelques nouvelles chansons à voir le jour devant un public ravi. On peut dire que le moment fort du spectacle a été lorsque Gabrielle Shonk est venue la rejoindre pour exécuter entre autres Gate 22 en duo, sans grands préparatifs. Le tout était authentique, spontané, et parfaitement adapté aux circonstances. Les filles, vous avez cassé la baraque! (Tatiana Picard)

 

Five Alarm Funk

Five Alarm Funk – Photo : Marie-Laure Tremblay

L’octuor vancouverois Five Alarm Funk était en feu par cette température particulièrement cuisante sur la scène Hydro-Québec. Leur musique funk et ska déjantée soutenue par des mises en scène divertissantes et de nombreux changements de costumes délirants, ont accroché les festivaliers en mode économie d’énergie, qui ont été nombreux à s’agglutiner devant eux. La fougue infatigable du chanteur et batteur, dont la voix rauque et rugueuse n’est pas sans rappeler celle du leader de Gogol Bordello, a tôt fait de réchauffer les esprits et les corps, qui se sont vite extirpés de leur torpeur pour s’adonner à quelques pas dansants. Une prestation délurée qui cadrait parfaitement dans l’esprit du Festif. Une excellente prise! (Tatiana Picard)

 

Alexandra Lost

Alexandra Lost – Photo : Marie-Laure Tremblay

La belle équipe musicale derrière le projet Alexandra Lost était tout feu tout flamme pour leur charmante prestation sur la scène Pantoum / La Bête. Tous vêtus de jaune, à l’image du soleil ardent les surplombant, ils ont livré avec brio les quelques brillants titres de leur répertoire naissant, dont les obnubilantes Towers et Strange Game. On a également eu droit entre autres à une reprise particulièrement réussie de la délicieuse Mad World, originalement de Tears for Fears. Beau moment d’introspection! (Tatiana Picard)

 

Fred Fortin

Fred Fortin – Photo : Jacques Boivin

À 17 heures sous le chapiteau, Fred Fortin présentait son spectacle formule solo. La foule était dense et il fallait être en avant pour arriver à voir le musicien, mais qu’à cela ne tienne, la foule était attentive : Fortin sait captiver. D’ailleurs, quand on ne le voit pas seul sur scène, on pourrait croire qu’il est avec un band complet. C’est vraiment un plaisir de voir Fred Fortin revenir à la formule solo, c’est comme si on recevait ses chansons de la façon la plus brute et sincère. Aussi le musicien s’est permis quelques frivolités : mash-up de T’es grosse pis t’es belle avec un vieux blues et, dans le rappel, un medley de plusieurs succès. Le show de Fred Fortin était la meilleure façon de terminer son après midi. (Anne-Christine Guy)

 

Paul Piché

Paul Piché – Photo : Tatiana Picard

Difficile de ne pas tomber sous le charme de Paul. Quelle personnage sympathique, et qu’elle délicieuse surprise que cette prestation imprévue au beau milieu d’un parc! Il s’agissait d’une première pour moi, et j’ai été tout simplement ravie de vivre cette expérience unique entourée de verdure. Tout en candeur et en simplicité, Paul a fait de la magie avec rien d’autre que sa guitare et sa voix. Son spectacle était un mélange bien équilibré de classiques, de badineries avec le public (qui demandait de chansons pas à lui) et d’anecdotes savoureuses. Nous avons eu droit entre autres à Le renard et le loup, Un château de sable, Heureux d’un printemps, et la superbe L’escalier, qu’il a interprétée « en rappel » a cappella dans le silence le plus parfait, toutes des chansons qui auraient été écrites par sa femme (doit-on le croire?). Paul, on t’aime en joualvert. (Tatiana Picard)

 

En passant dans le coin… le studio Sirius XM

Mara Tremblay et Philippe B – Photo : Marie-Laure Tremblay

Une nouveauté de cette année, une caravane aménagée en studio d’enregistrement avec SiriusXM et repeinte avec humour! On y a fait une petite pause où on a eu le plaisir d’assister à l’enregistrement live de Mara Tremblay puis de Philippe B. On vous invite à aller faire un tour, en plus du son on nous propose l’image (sur une télé) et c’est super intéressant de voir les artistes travailler! On a très hâte d’entendre les versions définitives et de danser avec eux Un beau grand slow collé! (Marie-Laure Tremblay)

 

 

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