La 9e édition du Festif de Baie-Saint-Paul s’est lancée sur les chapeaux de roues en ce jeudi à la météo parfaite. Des milliers de festivaliers de partout au Québec ont répondu à l’appel pour ce qui s’annonçait une soirée riche en émotions de toutes sortes. De notre côté, on a commencé ça mollo, question de profiter un peu des shows (au lieu de courir partout, tséééééé).

Compte rendu d’une soirée pleine de douceur, du moins de notre bord…

Pierre Lapointe – Photo : Jacques Boivin

Pierre Lapointe

C’est à Pierre Lapointe et à ses deux excellents musiciens que revenait l’honneur de lancer ce neuvième Festif. Dans une salle Multi bondée (vraiment!), Lapointe a présenté à nouveau son spectacle La science du coeur. Je ne m’attarderai pas trop longtemps sur le show, parce qu’on vient tout juste de le voir (lisez ce que Julien en a pensé), mais une fois de plus, on a pu apprécier le contraste entre les chansons extrêmement tristes de Lapointe et l’humour omniprésent de ses interventions. Philip Chiu et Joao Catalao ont encore une fois appuyé Lapointe avec toutes les nuances dont ils sont capables dans leur jeu. (Jacques Boivin)

Hubert Lenoir – Photo : Jacques Boivin

Hubert Lenoir

Hubert Lenoir et ses musiciens sont VRAIMENT en mode festif. Ils fêtent leur nomination au Polaris Music Prize. Pendant qu’Hubert nous en met plein la vue, ses musiciens se font des shotguns sur la scène. La trame du spectacle est la même que celle du FEQ, mais en plus sympathique. On est au Festif après tout. Moins de curieux, une grande majorité de vrais fans. Le Festif démarre donc sur les chapeaux de roues. La foule est carrément en délire. Cette fois-ci, au lieu de grimper sur le mobilier urbain, Hubert s’en va sous la tente VIP et rapporte trois bières qu’il offre généreusement au public. Toute sa bande est survoltée. Le duo avec Lou-Adriane Cassidy (Wild and Free) est très tendre et fusionnel. Elle est définitivement intégrée au groupe. (Katia Desgranges)

Geoffroy – Photo : Jacques Boivin

Geoffroy

Pris en sandwich entre l’explosif Hubert Lenoir et la boule d’émotions connue sous le nom de Patrick Watson, Geoffroy Sauvé avait un beau spot. Accompagné de ses acolytes habituels, dans un décor très estival (des plantes un peu partout ajoutaient beaucoup de vert sur scène), Geoffroy nous a surtout présenté des chansons de son album Coastline, dont certaines remises au goût du jour. La pop électro fondée sur un folk introspectif de Sauvé a fait mouche, c’est le cas de le dire. À l’avant, ça chantait en choeur avec le beau grand brummel. Sortie réussie. (Jacques Boivin)

Ponctuation – Photo : Marie-Laure Tremblay

Ponctuation

Le premier Imprévisible nous a rassemblé en avant de la magnifique roulotte studio Sirius XM aux couleurs du coucher du soleil. C’est PONCTUATION qui a interrompu sa Tournée du monde entier, le temps d’une saucette. Une foule de curieux (même des enfants et des chiens!) sont venus hocher la tête et se dandiner au son du rock psychanalytique (NDLR : on connaissait pas ça, du rock psychanalytique, mais ça marche avec Ponctu!) du quatuor qui ont enchaîné leurs classiques et succès de leur dernier album Mon herbier du monde entier. Et finalement Météo pour nous groover pour le reste de la soirée! (Marie-Laure Tremblay)

Patrick Watson – Photo : Jacques Boivin

Patrick Watson

Patrick Watson vient ensuite illuminer le Festif. Le Montréalais, qui lancera un nouvel album très bientôt, avait bien sûr quelques nouvelles chansons en poche, mais cela ne l’a pas empêché de revisiter son répertoire pour le plus grand plaisir des fans présents (NDLR : on a encore des frissons à cause de cette magnifique Adventures in Your Own Backyard). Les jeux de lumière sont riches et nombreux pour supporter sa musique planante et introspective. Le public est plutôt jeune, sous la trentaine et très heureux d’être là. Je suis quand même surprise qu’il passe en dernier, car l’adrénaline était vraiment collée dans l’piton plus tôt dans la soirée (NDLR : Le photographe fait dire qu’il est ben content, à cause de la lumière!). La performance est de top qualité, malgré les quelques ratés sur le plan sonore au début de la prestation. (Katia Desgranges)

Camaromance – Photo : Jacques Boivin

Camaromance

Voilà un projet qu’on avait hâte de voir, on avait été chamboulé par le magnifique Chasing Clouds sorti un peu plus tôt cette année. Et on avait choisi le village Go-Van, un endroit paisible, pour le faire. Martine Groulx et ses camarades (Navet Confit et Marie Myëlle) ont offert une prestation intime, en toute simplicité, où les chansons avaient le haut du pavé. Difficile de ne pas être charmé par la douceur de la voix de Camaromance, par la beauté de ses textes ou par les mélodies juste assez aériennes. Pis crisse que Martine, LA chanson en français de l’album, sonne ben dehors. (Jacques Boivin)

Milk & Bone – Photo : Marie-Laure Tremblay

Milk & Bone

J’ai choisi de poursuivre la soirée en douceur avec le public essentiellement féminin qui s’est réuni pour assister à la messe de M&B dans la belle mais si sombre chapelle des Petites-Franciscaines-de-Marie. La foule (à guichets fermés), qui au départ était sagement assise s’est rapidement levée puis déhanchée avec Deception Bay, pièce-titre et phare de leur deuxième album. Elle a par la suite dansé langoureusement au rythme des basses puissantes et des chants aériens du duo. Réunies derrière un synthétiseur géant, elles ont plané longuement avant de monter le chauffage en venant danser avec leur public en feu! C’est la tête plein de rêves et les corps vibrants que cette première soirée s’est achevée. (Marie-Laure Tremblay)

 

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