Hillsburn – Photo : Jacques Boivin[/caption]
Hillsburn
C’est non seulement le soleil radieux, mais également le quintette halifaxois qui en a ébloui plus d’un au parc de l’Esplanade en fin d’après-midi. Il s’agissait d’une délicieuse mise en bouche pour cette dernière soirée du Festival d’été de Québec. Nos oreilles ont été particulièrement enchantées par la qualité et la polyvalence sonore du groupe et de ses harmonies vocales énergiques et soignées, le tout versant dans le folk, pop, new country, soul, avec parfois une subtile touche de gospel. S’adressant à une foule mi-debout mi-assise, la fougueuse leader du groupe Rosanna a présenté sommairement dans un français timide mais vraiment pas si mal les différentes chansons principalement issues de leur premier album complet paru en février dernier intitulé The Wilder Beyond. Celui-ci explore les thèmes de l’universalité de la souffrance, de la solitude et de la perte, mettant l’accent sur l’importance de s’accrocher aux éléments qui suscite la joie et l’émerveillement. Mes coups de cœur? Everywhere et With the Larks. Je vous conseille vivement d’aller les découvrir! (Tatiana Picard) [caption id="attachment_64768" align="alignright" width="300"]
Rouge Pompier
OK, je vais être honnête. Dans mon petit coeur tendre d’amateur de folk, de pop et de rock assez inoffensif, il y a aussi une place pour les machines à vers d’oreille. Pas au point de posséder tous leurs albums pis me garrocher sur leurs produits dérivés, mais assez pour répondre à l’appel. C’est le cas avec Rouge Pompier, duo punk-rock qui ne se prend pas au sérieux (mais qui joue avec le plus grand sérieux du monde). Et dans un parc de la Francophonie déjà bondé à ras bord de fans finis de Sum 41, il ne pouvait se passer que de belles choses. Et de belles choses se sont produites. Jessy et Alex Pompier étaient visiblement d’attaque, prêts à jouer devant cette foule réceptive (mais un brin captive). On évalue le nombre de fans dans l’assistance à à peu près le tiers du parterre. Les autres allaient faire connaissance avec la philosophie Rouge Pompier : du punk-rock aux accents pop mélodieux, accrocheur et aux paroles juste assez loufoques et livré avec une énergie hors du commun. Il était un peu étrange de voir Jessy et Alex, qu’on a toujours vus jouer sur le parterre entouré de son public, sur une (quand même assez grande) scène. Ça n’a pas empêché le courant de passer : des premières notes de Rouge Pompier jusqu’aux dernières secondes, le public a embarqué dans le trip Rouge Pompier avec un grand enthousiasme. Comme des gars qui savaient à qui ils s’adressaient, Jessy et Alex ont sorti l’artillerie lourde, pigeant joyeusement dans leurs deux albums intitulés Kevin Bacon et Chevy Chase, dont l’amusante Paul, qui plaira sûrement aux fans des Trois Accords et l’introspective (*tousse tousse*) Mercredi (écoutez ça, vous allez comprendre au refrain). [caption id="attachment_64772" align="aligncenter" width="696"]

Tintamare
Tintamarre : «Nom masculin signifiant un grand bruit discordant». Enlevez un «r» et vous y trouverez un méchant gros party. En se demandant si les dix musiciens étaient arrivés à la scène Fibe par le biais d’une caravane gitane, je découvre un orchestre drôlement divertissant. D’une intensité hors du commun, la musique gypsy aux teintes folkloriques fait danser autant leurs fidèles partisans que les nouveaux. Sans me lancer dans des comparaisons farfelues, Tintamare est un peu comme un croisement entre Gogol Bordello et Quebec Redneck Bluegrass Project. [caption id="attachment_64786" align="aligncenter" width="696"]

The Franklin Electric
Je suis arrivé trop tard pour Ellevator. On ne peut pas être à trois endroits en même temps (sauf si on s’appelle Émilie Rioux). Cette formation venait tout juste de terminer lorsque je suis entré dans un Impérial Bell plein, mais pas bondé comme ça a souvent été le cas cette semaine. J’ai donc pu prendre le temps d’aller me chercher une bière, de me trouver un coin tranquille où m’installer et tout simplement profiter du concert de la bande à Jon Matte. Les Franklin Electric, qui avaient rempli l’impérial Bell il y a un peu plus d’un an alors qu’ils étaient au début de leur tournée Blue Ceilings, sont revenus avec un programme fort similaire, tout en prenant soin de remanier un peu l’ordre des chansons et d’en ajouter quelques nouvelles. [caption id="attachment_64732" align="aligncenter" width="960"]