Bon. Au moment d’écrire ces quelques mots, il n’en reste plus qu’une. Et en cette dixième journée du Festival d’été de Québec, on s’est encore fait plaisir. Faut dire que le remplacement de Bullet for my Valentine et Avenged Sevenfold par Atreyu et Alexisonfire a fait plasir à quelques jeunes adultes qui ont pu retrouver la flamme emo en eux, dont notre collaborateur Gabriel qui a laissé tomber son planning pour retrouver des seize ans (come on, Gabriel, ça fait pas SI longtemps que ça). Pendant ce temps, Jacques naviguait d’une scène à l’autre, question de voir son Beauceron préféré et sauter avec Busty and the Bass. Malheureusement, Frédérique-Anne, qui pleure encore toutes les larmes de son corps, n’a pu entrer à l’Impérial Bell qui a été pris d’assaut par une foule de jeunes admirateurs (et admiratrices) de Fouki et Alaclair Ensemble. Ah, les joies d’être un tout petit média qui compte sur l’aide de plein de monde en accès général…

On vous présente quand même un beau compte rendu de cette soirée haute en couleurs.

Jason Bajada – Photo : Jacques Boivin

Jason Bajada

Le ciel était menaçant, mais il ne nous a pas crachés dessus. Heureusement, parce que Jason Bajada était en forme et il aurait été dommage de le manquer à cause d’un vulgaire crachin. Accompagné de ses excellents musiciens (Guillaume Doiron à la guitare, Philippe Brault à la basse et Samuel Joly à la batterie), l’auteur-compositeur-interprète originaire de Montréal a consacré la majeure partie de sa prestation à son plus récent album (Loveshit II, qu’on vous conseille d’écouter attentivement). Beaucoup de pièces en anglais, donc, avec une subtile sensibilité pop qui caractérise l’oeuvre de Bajada. Celui-ci nous en a quand même poussé une en français, l’excellente Pékin (les amitiés), qui nous a une fois de plus rappelé les War on Drugs. Cette prestation où brillaient quelques-unes des pièces les plus entraînantes du répertoire de Bajada s’est terminée avec la fort sympathique Painkiller. On n’a qu’une seule envie depuis : remettre Loveshit II dans le lecteur! (Jacques Boivin)

 

Maestronautes – Photo: Marion Desjardins

Maestronautes

Attachez vos ceintures de sécurité, appuyez sur le mode avion de votre téléphone intelligent, l’heure du décollage est prévue pour 17h. Les mc’s/pilotes prennent leur envol à bord de l’airbus Anti-Bar et spectacles. Dom P et Billiwald profitent de l’occasion pour promouvoir leurs prochains projets, deux envolées en solo. Sur les beats aériens de Lewis Dice, les gars nous balancent, en intégralité leur EP Mode Avion. Les gars bougent énormément sur scène, surtout Biliwald qui est une vraie grenouille crachant des verses. Malgré les quelques lignes oubliées, la prestance des gars compense amplement. On a pu entendre Vol Intercontinental pas une, mais bien deux fois. Un rappel où toute l’assistance s’est accroupit, au plaisir du trio de notre belle ville. (Gabriel Tremblay)

 

Pierre-Hervé Goulet – Photo : Jacques Boivin

Pierre-Hervé Goulet

Notre Beauceron préféré avait le privilège d’ouvrir une soirée fort familiale au parc de la Francophonie. Les têtes blanches se mêlaient aux bébés à gros casques, tout ça pour Alexandre Poulin et 2Frères, mais on a été bien content de remarquer que Pierre-Hervé Goulet avait aussi ses fans. Notre auteur-compositeur-interprète à la plume sympathique, qui était entouré de son band de course habituel, a reçu un accueil aussi chaleureux que ses chansons.

Goulet n’a pas hésité à piger ses chansons dans ses deux albums (Faut qu’on bouge et Pas loin d’ici), des chansons qu’il a souvent pris le temps de présenter avec son humour bien à lui. Musicalement, toujours ce mélange de chanson à la française, de folk américain et de world africain, interprété avec justesse, le coeur sur la main. On est bien contents que les fans de 2Frères aient pu entendre de l’excellente musique pour starter leur soirée. (Jacques Boivin)

Atreyo – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Atreyu

Dix années se sont écoulées depuis leur dernier passage sur les plaines d’Abraham. Formation californienne presque mythique d’une génération, comme la mienne, qui a vénéré ce son punk/metal-core durant son adolescence. Armée de nostalgie, la foulée de «jeunes» dans la mi- vingtaine a pu réentendre la panoplie de succès des américains qui, rappelons-le, ne font pas dans la dentelle. Commençant en force avec Becoming The Bull, les cris d’Alex Varkatzas n’ont pas changés avec le temps tant dis que la voix mélodieuse de Brandon Saller est toujours aussi nette. Se considérant choyés de remplacer leurs bons amis de Bullet For My Valentine, les gars passent en revue plusieurs des morceaux marquants de leur discographie. Right Side of The Bed, Bleeding Mascara et The Crimson sont scandés hauts et forts par les amateurs de heavy. Les gars nous quittent avec Doomsday avant de céder leur place à Alexisonfire. On manque déjà de voix pour les ontariens… (Gabriel Tremblay)

 

Busty and the Bass – Photo : Jacques Boivin

Busty and the Bass

Ils sont à peu près une dizaine sur scène. Leur mélange de hip-hop, de pop, de funk et de soul est un délice pour les oreilles. Leurs concerts sont de véritables célébrations de la musique. Si tous les membres du collectif Busty and the Bass ont une belle présence scénique, le devant du plancher est occupé par la voix suave de Nick Ferraro et les verses dynamiques d’Evan Crofton, tous deux débordants de charisme. Le groupe a opté pour un programme explosif, ne réservant que quelques moments à des chansons plus introspectives, au plus grand bonheur des fans venus faire (gentiment) la fête. Une célébration de la musique par des amoureux de la chose. Ça vous fait un maudit beau samedi soir. (Jacques Boivin)

 

Alexisonfire – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Alexisonfire

Si le duo sing/scream Saller-Varkatzas vieillit comme le bon vin, celui composé de Dallas Green et George Pettit n’a rien perdu de son lustre. Dire qu’à peine 72 heures avant l’heure du spectacle, les gars n’avaient aucune idée qu’ils fouleraient les planches de la scène Bell.

«Ouais mais Monsieur Bellavance, on a pas tout nos instruments avec nous». «Pas de problèmes messieurs, on s’en occupe». Après tout, l’habit ne fait pas le moine et les instruments ne font pas les musiciens. D’emblée, les yeux perçants et agressifs de Pettit combinés à «Young Cardinals» prouvent aux fans qu’ils ne sont pas de retour à Québec pour faire de la figuration. Les remplaçants «de luxe» sont en pleine possession de leurs moyens, enchainant les lourdes mélodies de .44 Caliber Love Letter et Old Crowns. «Québec I Love» et c’est réciproque. Un peu dommage que, même à l’avant-scène, les gens préfèrent raconter leurs fins de semaines plutôt que d’écouter le groupe. Accidents en rappel? On l’attendait et on l’a obtenu. (Gabriel Tremblay)

 

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