Cette année, ecoutedonc.ca célèbre son quinzième anniversaire. Yep, en juillet, ça va faire 15 ans que je tiens ce petit blogue qui fait la part belle à la scène locale et indépendante. Et comme on n’a pas pu célébrer notre dixième en beauté, pandémie oblige, on se reprend un peu cette année. Et on a commencé à célébrer en plein Phoque OFF avec cette série de vitrines présentée le 18 février. Quatre projets qui fittent parfaitement avec notre ADN, des coups de coeur d’ici, des artistes de la francophonie canadienne qui valent le détour et une maudite belle découverte, y compris pour les membres actuels (et anciens) de votre bloguscule préféré.
Fleur de PEau

Déjà un coup de coeur de l’équipe d’ecoutedonc.ca depuis deux bonnes années, le duo Fleur de Peau (Élie Dubois-Sénéchal et Louis Fernandez) est venu nous présenter quelques pièces du successeur de « Contre-Sens ». En formule à quatre, avec un bassiste et un batteur (mon rêve se réalise enfin), on a droit à une succession de bangers rythmés et irrésistibles, aux textes sensibles et aux mélodies accrocheuses pas possible. Libérée enfin de (presque) toute sa quincaillerie, Élie se rapproche de la bête de scène qu’on avait prédit, se laissant habiter entièrement par ses chansons, pendant que Louis, de son côté, manie toujours sa six-cordes avec l’assurance qu’on lui connaît. On vous dirait bien de les surveiller, ces deux-là, mais on se répèterait. Disons tout simplement qu’il va faire très, très, très chaud quand la deuxième galette va sortir.
Beau Nectar

C’était la troisième fois que je voyais le duo franco-canadien. À la dernière occasion, c’était à FONO en début d’après-midi, on devait être quelque chose comme dix (si on compte le photographe officiel), et pourtant, Marie-Clo et éemi avaient joué comme si le parterre était bien rempli, ce qui avait créé de belles attentes quand j’ai vu que le Pantoum était pas mal rempli pour cette soirée. Et le duo a rempli sa promesse, nous en mettant plein les oreilles avec sa pop synthétisée au groove incontournable. On danse, on s’amuse, on se dit que d’aller dans le bois pour ramasser des champignons avec cette paire-là, ça doit être rigolo en titi, et ça m’a fait un grand bien, autant dans la langue de Céline que dans celle de Dion.
Tes Amants

Un autre de mes coups de coeur que j’avais vu pour la première fois alors qu’ils étaient encore visiblement en gros lendemain de brosse, le groupe de Québec (mais aux origines manifestement baieriveraines). Tes Amants, c’est comme si Orloge Simard pis Marie Céleste avaient eu un enfant. Un mélange d’esthétique et de nonchalance aucuncadriste, mais un sens de la mélodie indéniable, servi par deux zigotos qui s’échangent le lead (Philippe Boisvert et d’Anthony Cyr-Émond) et par un band d’une efficacité redoutable. N’ayant aucune photo à prendre et beaucoup de plaisir, je me suis approché dans le coin des groupies, juste devant la scène, question de partir une belle séance de pogo-contact bienveillante et respectueuse pendant La bête, moment fort de cette prestation bien trop courte. Y’a un premier EP qui s’en vient, on pense que ça va être bon. En fait, un parvis d’église en juin, ça serait un beau spot pour lancer ça *tousse tousse*!
Dauphins

Bon, malheureusement, j’avais sept bands à shooter en deux heures à 23 heures, alors j’ai manqué cette formation du 450 Nord qui a semblé plaire à plusieurs personnes, dont mon amie Tatiana (Picard), membre OG de l’équipe d’ecoutedonc.ca (numéro de membre 002), qui m’a raconté ceci :
« C’est bien certain que les attentes d’une foule se réveillent quand le band ouvre sa cérémonie musicale au son de la marche nuptiale. Aucune union ne fut scellée sur les planches du Pantoum (faudra continuer d’aller à la Noce…), mais on a quand même vécu un sacré beau moment de pop-rock queb, avec ce jeune quintette tout pimpant dont on peut deviner quelques influences (c’est moi ou… Grouplove? Hubert Lenoir?). On kiffe leur recette toute simple et qui fait ses preuves : voix énergiques, textes accessibles et plein d’esprit, assurance, talent, plaisir…. et amitié! On aurait bien pris une deuxième assiette.
***
Une maudite belle soirée, donc. J’étais donc fier d’avoir du mal à me faufiler un peu partout dans un Pantoum bien rempli pendant cette belle série de vitrines. Surtout, ce qui me ravissait le plus, c’était le fait de voir le nombre de mélomanes de Québec qui avaient répondu à l’appel. Oui, il y avait bien plusieurs professionnel·les de la communauté de la musique, mais gang, vous étiez de loin en majorité dans notre deuxième salon qui est clairement aussi le vôtre. Et ça, ça fait chaud au coeur.
Merci encore au Phoque OFF et au Pantoum d’avoir rendu ça possible.
Et si jamais vous voulez faire de quoi avec nous autres au cours de l’année, faites-nous donc signe!
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