Gab Paquet + Les Deuxluxes : Pour les petits et les grands

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Casio, Pad et Moustache pour mesdemoiselles et mesdames et peut-être les enfants et les messieurs aussi s’il en ont envie.

Nous avons eu droit à la version pour adultes de Gab Paquet le samedi 10 décembre au soir, suivie d’une version pour enfants le dimanche 11 décembre en après-midi.

Comme quoi, peu importe l’âge, nul ne résiste aux charmes de la Gab Nation.

Gab Paquet – Photo : Mathieu Breton

Pour les grands…

Dernière soirée du spectacle « Séduire pour survivre » de notre chanteur de charme Gab Paquet, avec Les Deuxluxes en première partie.

Une soirée sold out, durant laquelle le Pantoum testait la capacité maximale de sa nouvelle salle. C’était une scène par ailleurs très épurée : seulement deux chandeliers plumeaux, quelques glycines en plastique et quelques décorations de Noël pour habiller sobrement la scène. 

Armée de ma perruque carrée frisée noire et de ma robe de velours rose, je feelais ma Best life de Audrey Horn, très David Lynch rencontre La Force d’Éros. Je jubilais de cette double date unique et je n’étais pas seule à vivre ma fantasy night : velours multicolores, paillettes, pads et moustaches étaient bien en vue. 

Une primeur mondiale !

Anne-France Meyer

Les Deuxluxes

Les Deuxluxes – Photo : Mathieu Breton

Oh oh ! C’était un match parfait, avec les deux musiciens habillés de velours rose cintré. Living the fantasy am I right ?

Les Deuxluxes nous attendaient de pied ferme pour cette soirée d’amour, d’amitié et de Noël. Anna Frances Meyer et Etienne Barry nous ont démontré en beauté que l’on peut être seulement deux sur scène et avoir l’effet d’un groupe complet. Cette présence remarquable faisait bondir les notes de rock, de groove, de funk et les pointes de country vers les spectateurs.

Les Deuxluxes nous ont fait voyager par le rythme jusqu’à Mexico, chaleur augmentant et montant à mesure que les spectateurs se déridaient peu à peu. Le moment flûte d’Anna Frances Meyer, tant attendu, s’est posé sur un Pantoum plutôt tranquille et étrangement nerveux. Le fantôme de Footloose semblait planer sur le public, maltraitant au passage quiconque osait brasser ou simplement se déplacer. On va se le dire, ça rendait le travail des photographes et des danseurs périlleux.

C’était aussi pour ce groupe la fin d’une tournée de trois ans pour leur album «Lighter Fluid». So Long Farewell, donc, pour Les Deuxluxes jusqu’au prochain opus, attendu avec impatience par les plus friands.

Gab Paquet

Gab Paquet – Photo : Mathieu Breton

Planait sur scène le grondement de «La force d’Éros», dans la lumière qui se tamisait en rougissant. La foule compacte, un peu agressive, criait le nom du Roi du Kitsch. Un spectateur derrière nous nous confiait que c’était la sixième fois qu’il voyait le Dieu du charme avec sa femme, et nous ne pouvions que comprendre.

Offrandes et capes donc pour la mise en bouche, bouches qui elles hurlaient pour de bon. C’était l’euphorie auditive pour Magie Rose. Le public jusque-là un peu froid chantait désormais à l’unisson, crinqué comme jamais. Gab Paquet et ses musiciens Cédric Martel, Jean-Étienne Collin Marcoux, Alexis Goulet-Bouchard et Odile Marmet-Rochefort fleuraient bon Noël avec leurs habits en glitters rouges, noirs et argent, souriants et festifs.

Vous êtes très sexy ce soir!

Gab Paquet à la foule avant la chanson Sexy

Entre les classiques Coach de vie, Ton appel à frais virés, et Santa Barbara, il y avait du nouveau! Composée en août, Aujourd’hui, il est né, une chanson à peine sortie et chantée devant public pour la première fois, semblait déjà être connue d’une bonne partie des spectateurs.

Pour la chanson Âme sœur, Anna Frances Meyer est revenue sur scène le temps de pousser la note avec Gab, les yeux dans les yeux avec une dose d’amour palpable, et qui a laissé place à un moment touchant de demande en mariage dans le public, bénédiction de Gab Paquet et son collier de diamants incluse.

L’amour a continué sous le signe de 1-800-666-SEXE avec Odile qui a poussé à son tour sa fameuse note, puis un solo d’Alexis, cheveux de prince dans le vent, pour introduire La Force d’Éros, chanson éponyme de l’album. 

Le public plus chaud que le soleil de la Californie, dégoulinant au point que chaque ouverture de porte vers l’extérieur pouvait laisser croire que nous faisions une soirée hot-dog steamé, a été invité à invoquer le dieu Amun Ra avec les musiciens pour Oeil soleil. Personne ne s’est laissé prier et c’est avec joie qu’on l’a invoqué en beuglant.

Dernier cadeau avant la fin, Les Deuxluxes sont revenus pour la chanson Minuit, chrétiens.

Un dimanche pour toutes les oreilles

Le lendemain après-midi, Gab et sa bande étaient de retour sur la scène de la grande salle de la rue Saint-Vallier, cette fois pour la série « Concerts pour toutes les oreilles ». On avait installé des coussins au sol pour les tout-petits qui voulaient voir leur idole, et une foule compacte de moussaillon.ne.s s’y est massée, au plus grand plaisir du moustachu paddé et ses complices.

Depuis quelque temps déjà, les « Concerts pour toutes les oreilles » permettent aux petits et grands d’assister à un spectacle d’un.e artiste populaire dans une formule adaptée aux besoins des enfants et de leurs parents. Coussins. Volume réduit. Programme écourté. Chansons adaptées.

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Les parents ont leur show, et ils n’ont pas besoin de booker une gardienne. Les enfants ont plein d’espace et ils n’ont pas besoin d’endurer le show avec des coquilles. Les artistes peuvent renouveler leur public tout de suite au lieu d’attendre que les monstres n’arrivent au cégep. Les plus vieux comme moi apprécieront l’écoute des enfants qui sont venus assister au show.

Et il fallait les voir, ces enfants. Réceptifs et respectueux, ils dansaient leurs vies en respectant la bulle de leurs camarades. Pas de blabla, pas de poussage, pas de mains baladeuses à des endroits inappropriés. Juste du plaisir pur. Il y a quelques leçons à tirer de leur présence, de leur écoute et de leur bienveillance envers leurs camarades. Toutes des choses qu’on voit de moins en moins souvent dans un gros show.

Parions que cette formule sera de plus en plus populaire, et ce, pas juste pour les enfants.