Lancement de l’album Anatole – Quand le silence est d’or

Anatole – Photo : Llamaryon

Le silence est d’or pour le bijou de douceur que nous offre Anatole!

Anatole – Photo : Llamaryon

Deuxième soir d’exception pour Le Pantoum !

Nous n’avons pas revu la fameuse salle du MUOTNAP depuis le mois de juillet et les nombreuses surprises du Festival OFF de Québec. C’était donc le 12 novembre dernier, à l’occasion du lancement d’Anatole, avec son album « Alexandre Martel », que nous l’avons enfin retrouvée! La nouvelle salle spacieuse du rez-de-chaussée est désormais prête à accueillir tous les mélomanes de la ville.

Sur scène c’était un Alexandre Martel alias Anatole très sobre, mais surtout extrêmement bien entouré : par Jean-Michel Letendre-Veilleux à la guitare et à la voix, Lou-Adriane Cassidy à l’orgue, au glockenspiel, au omnichord, à la percussions et à la voix, Jean-Étienne Collin-Marcoux à la batterie et à la voix, Simon Paradis aux claviers et à la voix et Sam Beaulé à la basse et à la voix. Cinq musicien.ne.s de talent ayant toustes du succès dans leur carrière respective pour une pure soirée de rêve.

Anatole – Photo : Llamaryon

Le temps est précieux pour celui qui sait le prendre

D’emblée, Anatole nous a invités à nous asseoir silencieusement et à faire preuve d’écoute pour les prochaines 45 minutes. Les spectateurs ont été happés par l’atmosphère feutrée de cet univers intime, nostalgique, légèrement groovy et vibrant. Loin de sa précédente œuvre, l’artiste a effectué une vraie connexion avec son essence, quelque chose de terriblement attachant et de fragile, qui remplace les paillettes sans perdre rien de sa brillance. Le chanteur est définitivement sorti de sa cage et de son personnage pour étaler ses mots fauves avec une sincérité tout à fait désarmante.

Une fois le public debout à nouveau, les corps faisaient des vagues suivant les notes avec attention. Anatole prend désormais le temps. De chanter tout bas, de laisser les notes et les chœurs se bercer mutuellement, de parler, de s’exprimer sans filtre aussi simplement qu’humainement.

Anatole
Alexandre Martel
Duprince

Dans son œuvre pensée pour le format CD, les chansons, placées un peu dans le désordre, se présentent comme un jeu de pistes aux noms simples. Cet album réduit à son essentiel, empreint d’une belle maturité artistique, a nécessité du temps et de la patience, on le sent. On y flaire qu’Alex Martel n’a rien laissé au hasard, tant le contenant que le contenu.

Le côté vieux jeux est charmant dans cet aspect de renouveau des anciennes méthodes, dans cette obligation de s’arrêter pour savourer et de reprendre le contrôle de l’attention. C’est un ingénieux retour à la source, axé sur l’écoute pour le plaisir et sur l’amour des détails.

Il y a quelque chose de vrai dans cet album, dans la poésie des paroles, dans la musique et les rythmes, qui se traduisait merveilleusement bien sur scène.

Ce sont donc un album et un lancement particulièrement réussis pour Anatole. Définitivement un spectacle qui a marqué les esprits par son caractère et sa présence doucereuse.

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