Photos : Bayta et LYD. au Pantoum

LYD. – Photo : Jacques Boivin

Soirée toute en contrastes au Pantoum le 17 novembre dernier : d’un côté, la pop langoureuse de Bayta, de l’autre la dark pop de LYD., qu’on surveille depuis un bout. Le résultat : une autre de ces soirées où deux projets qui ont peu à voir ensemble se succèdent pour nous combler de bonheur.

Ça a commencé avec Bayta, le projet solo de Mariève Harel-Michon (Perdrix, BAAB, Beat Sexü). Au menu, un univers indie pop doux et chaud, comme la voix de l’autrice-compositrice-interprète. Au travers de ses chansons pop atmosphériques interprétées avec sensibilité (et cinq musicien.ne.s pas piqué.e.s des vers), on sent quelques pointes de soul et de R&B.

Même si elle est venue pour danser, la foule a bien apprécié cette prestation toute en nuances, une performance qui donne le goût de se déhancher doucement plutôt que de se déchaîner sans lendemain. La présence scénique de l’artiste et de ses musiciens y ont contribué pour beaucoup, mais la qualité des pièces de « Roche humaine », sorti en septembre dernier, formait une assise des plus solides.

La soirée s’est poursuivie avec LYD. Ann-Lydia Plourde et ses trois humains sont venu.e.s défendre « EXIT », un premier album de pop irrésistible et ambitieux qui en a jeté plus d’un.e sur le cul au cours des dernières semaines.

C’est pas parce qu’elle est haute comme trois quarts de pomme que LYD. n’en a pas dedans. On le savait depuis un bout parce qu’on l’a vue aller dans ses projets précédents, mais libérée de sa quincaillerie, Plourde est une véritable bête de scène qui occupe… euh non HABITE chacune des planches du Pantoum. Si Ann-Lydia était nerveuse, ça a paru un gros maximum de 45 secondes.

Un sens du rythme à la Képinski, une théâtralité qui rappelle le vieux Anatole, un propos actuel, dans lequel une génération de jeunes femmes peut certainement se reconnaître, un beat fait pour nous faire veiller tard, autant à l’avant-garde que dans la nostalgie des années 1980, tous les éléments étaient là pour que le Pantoum se transforme en discothèque safe où tout le monde se laisse aller librement sans crainte d’être jugé.e (une chance pour moé).

Une prestation très courte qui nous a quand même promené.e.s à travers une ribambelle d’univers sonores. On a déjà hâte aux prochains rendez-vous (à ne pas manquer cet hiver, notamment au Phoque OFF)

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