FRIMAT J3 : D’hier à aujourd’hui

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

Chasse-moustiques dans le sac (parce que c’était plus que nécessaire!), direction Le Prospecteur pour entamer cette dernière journée du FRIMAT.

Le 5 à 7 de Rau Ze

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

La musique acoustique de Rau Ze se démarque par ses accents jazzy et soul qui mettent en valeur toute la puissance dans sa voix. Si certains dans le public n’abaissaient pas la voix pour parler et frôlaient le manque de respect, ces mêmes personnes prenaient néanmoins soin de témoigner haut et fort leur appréciation à la chanteuse. La jeune femme se démarque par sa présence et sa gestuelle bien à elle, contribuant à définir son identité propre. Charmante et talentueuse, elle se révèle pour moi un gros coup de cœur.

Le programme principal

Naomi

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

Accompagnée de sa DJ, Naomi a ouvert la soirée devant un public visiblement arrivé tôt pour Marjo. Néanmoins, le charisme de l’artiste a su raccrocher son public, notamment en nous offrant une reprise. « En tant que milléniale, je me dois de faire un cover de Gabrielle Destroismaisons, mais ce n’est pas n’importe lequel, c’est pour les fins connaisseurs » nous lance-t-elle avant de poursuivre avec Folle folie incluant un clin d’œil à Boy is Mine de Monica. S’il avait été présenté devant le bon public et présenté plus tard en soirée, Naomi aurait offert un spectacle incroyable.

Marjo

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

On n’aurait pas pu accueillir une célébrité internationale avec autant de conviction. Dès la première pièce, Illégale, la foule était en extase. Complètement déchaînée, Marjo est ahurissante à voir sur scène. Si elle approche les 69 ans, son corps bouge comme si elle en avait encore 20, sautant et dansant sans cesse. Ayant marqué sa génération et celles qui l’ont suivi, Marjo est une inspiration et un exemple de succès en tant que femme qui ose faire tomber les barrières. De plus, elle est énormément proche de son public, touchant les gens et les invitant à chanter avec elle. « Celle-là, on la connaît tous par cœur. C’est pour tous les petits chats sauvages qui sont ici ce soir. » Après le spectacle, sa générosité s’est poursuivie pendant près d’une heure à l’extérieur alors qu’elle signait des autographes entourée de maringouins.

Confiture Maison

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

Confiture Maison est l’un des deux groupes de la relève sélectionnés pour la programmation 2022. Maintenant établi à Rimouski, leur guitariste est originaire de Rouyn-Noranda tout comme la parenté du chanteur. Ensemble, les musiciens nous proposent un rock aux envolées lyriques et planantes. Si la formation est relativement jeune et qu’elle saura se peaufiner avec le temps, les musiciens sont précis dans leur exécution. Jouant avec les ambiances, leur musique se savoure doucement et s’apprécie simplement. Pour l’instant, on retrouve uniquement un monoplage et un démo sur les plateformes, mais de la nouveauté s’en vient pour le groupe. Personnellement, j’ajoute le tout dans ma mire.

Lou-Adriane Cassidy

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

J’avais déjà complètement trippé sur le spectacle de Lou-Adriane Cassidy à La Noce il y a deux semaines, mais je n’en ai pas moins apprécié de le revoir aussi rapidement! La formule est tellement efficace, le rock s’empare de la scène et du corps de Lou. Presque possédée par la musique, elle s’exécute avec une intensité fascinante. La version 2.0 de Lou est revigorante, elle repousse les limites de la féminité. Sans jamais pour autant tomber dans la vulgarité, elle affirme haut et fort l’être sexué qui réside en chacun de nous. Si cela peut choquer certaines personnes plus réfractaires, l’artiste inspire ici par son exemple, comme si on nous offrait la permission de vivre sans contrainte.

Fin de soirée

Blesse

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

Blesse, c’est la formation de trois anciens de Zen Bamboo, soit Léo Leblanc, Xavier Touikan et Charles-Antoine Olivier. Les trois multi-instrumentistes se partagent la voix principale et interchangent les instruments. Leur musique demeure néanmoins assez similaire du précédent projet en proposant un rock qui flirtent avec la pop, ou devrions-nous dire l’inverse? Dans tous les cas, la proposition est accrocheuse. Avec deux extraits pour l’instant, le FRIMAT a offert l’occasion aux trois jeunes hommes d’y faire leur premier spectacle sous ce nouveau nom. Ils ont également profité de la présence de Thierry Larose au festival pour l’inviter à se joindre à la guitare le temps d’une pièce.

Mort Rose

Photo : Justine Boucher \ Le FRIMAT

En remplacement de Dishpit, les musiciens de Mort Rose ont su prendre le relais. Fidèles à eux-mêmes malgré l’heure tardive, ils ont donné un spectacle des plus énergiques. Leur programme alliait autant les nuances plus rockabilly des premiers albums aux nouveautés plus surf-rock « Au revoir cowboys ». Officiellement, la formation se compose de quatre musiciens, mais depuis ce dernier album, leur nombre sur scène varie entre cinq et huit musiciens. Pour le FRIMAT, les quatre Mort Rose étaient bonifiés de Philippe Noël à la guitare et aux percussions alternatives. Ils ont terminé le festival devant une salle toujours bien remplie.

La 17e édition est déjà terminée. Comme le disait Marjo sur scène, « je remercie la gang du FRIMAT de vous offrir autant de musique. Après tout ce temps perdu, c’est à vous de le reprendre ». Félicitations à toute l’équipe, notamment à Yan Bienvenue d’avoir orchestré une programmation variée. Encore une fois, je quitte Val-D’Or avec une envie d’y revenir. Il y a cette proximité incomparable entre les artistes, les bénévoles et les acteurs de l’industrie qu’on ne retrouve qu’au FRIMAT. Merci encore une fois de l’invitation et au plaisir de revenir!

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