« AZA », un premier album pour LiKouri

LiKouri
AZA

Le 18 février, sortait le premier album de LiKouri et sa bande, « AZA ». Des chansons en profondeur et en subtilitées qui, pour un premier album, frappent très fort, et donne déjà envie d’en entendre davantage.

La chanteuse, Li Kouri, est non seulement celle qui rédige les paroles et compose la musique, mais elle est aussi l’accordéoniste du groupe. Bien entourée, elle est accompagnée de quatre autres musicien-ne-s qui viennent bien compléter ses compositions (Laetitia Francoz Levesque au violon, Isabelle Gaudreau à la clarinette, Zachary Bernatchez au violoncelle et Samuel Brassard à la contrebasse).

L’album, qui ne comprend que 7 titres, nous emmène voguer au gré du son de l’accordéon puis d’une voix forte et confiante. La beauté de ces chansons réside notamment dans un savant mélange de moments très forts et de moments plus doux. Ce contraste dans le rythme et l’intensité est souvent accompagné d’envolées lyriques qui ne vont pas sans rappeler des airs de la chanson française. Le morceau Mon corps de femme en est d’ailleurs un bon exemple avec une alternance entre un rythme lent, voire inquiétant ainsi qu’un rythme plus rapide sur un ton presque festif. Notons d’ailleurs le chœur vers la fin qui ajoute énormément à l’énergie de la chanson, mais aussi au sens des paroles puisque celles-ci diffèrent légèrement pour le dernier refrain.

Les différents instruments, enregistrés aux Studios Greenroom, s’harmonisent bien entre eux, sans empiéter les uns sur les autres. À plusieurs moments lors de mon écoute, j’ai eu l’impression que les instruments s’alignaient parfaitement avec la voix et l’accordéon, comme pour s’unir en un seul mouvement.

En prenant le temps de comprendre les textes, on découvre de jolies paroles bien ficelées qui accompagnent très bien la partie instrumentale des chansons. Si dans les thèmes abordés on trouve certains sujets qui peuvent être plus difficiles, l’album en demeure un qui donne espoir et qui fait du bien.

« AZA » nous mène au vent, mais contrairement aux derniers temps, d’une façon douce qui aide à apprécier les soirs froids et les longues nuits d’hiver. Un excellent album à écouter en marchant sous les gros flocons, ou encore en rêvassant dans son appartement. Cependant, je vous avoue que c’est en personne que la beauté et l’énergie de la musique de LiKouri se déploie à son plein potentiel. C’est pourquoi j’espère que l’occasion de les voir en spectacle à Québec se présentera à nous bientôt, d’autant plus avec les événements qui reprennent et le printemps qui s’en vient tranquillement.

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