Quand Mathieu Bérubé fait un « Coucou » dans la Vieille-Capitale

Mathieu Bérubé – Photo : Jacques Boivin

Le 17 décembre dernier, l’Anti Bar et Spectacles accueillait Mathieu Bérubé. L’événement avait été annoncé le 9 décembre, laissant à peine plus d’une semaine pour que se passe le mot dans la Vieille-Capitale. Le même soir, Le Pantoum annonçait salle comble pour Le Couleur. Le spectacle a toutefois été annulé le jour même à la suite des annonces gouvernementales. Jacques et moi avions cependant misé sur le bon cheval et on en a eu plein notre fun!

Ça faisait trois ans que Mathieu Bérubé n’avait pas mis les pieds sur scène. Ce petit coucou surprise était donc un moment privilégié pour les gens rassemblés. Devant ce public intimiste, c’était aussi le moment pour Mathieu et ses musiciens de casser les pièces qu’ils répétaient depuis le lundi précédent. Si le délai était un peu court, l’expérience des cinq musiciens sur scène était largement compensatoire.

Mettant l’ambiance pour LA BELLE ÉPOQUE, le spectacle s’est amorcé sous les notes des synthétiseurs de Gabriel Godbout-Castonguay (Yokofeu, Les Louanges). S’en suivit la pièce éponyme du plus récent album de Mathieu, COUCOU. Si ce troisième album en carrière est encore tout frais, le programme se composait d’un hybride entre les meilleures pièces de l’ensemble de son œuvre. En plus de découvrir une partie de l’inspiration derrière MOSCOU (je vous garde la surprise!), les chansons sélectionnées permettaient de naviguer d’une influence à une autre dans une suite logique et harmonique. On pouvait ainsi passer d’une version de Bestiaire révisée de rock à une ambiance plus dansante (eh oui on avait encore le droit de danser!) avec FETTUCINE. Sur MINUTES, la visite inattendue de SENSEI H est venue bonifier les trames lo-fi pop et jazzhop de son rap franc.

J’aimerais souligner la joie que j’ai eue en voyant, lors du passage de SENSEI H, une scène où se tenaient quatre femmes pour deux hommes. En plus de la jeune rappeuse, on pouvait ainsi y voir Marie-Claudel Chénard à la guitare, Jeanne Corpataux-Blache à la basse et Laurie Torres à la batterie. Ces trois femmes sont riches de leur parcours et Mathieu était visiblement reconnaissant de pouvoir travailler avec une équipe aussi agile. « Je commence à me dire que je suis à l’école du Rock », nous a-t-il notamment lancé à la blague en présentant ses acolytes.

À voir s’enchaîner les annulations des derniers jours, c’était probablement l’un des derniers spectacles en salle pour 2021. La prestation qu’on nous a offerte terminait, pour ma part, mon année en beauté. J’espère pouvoir revoir Mathieu de passage à Québec Cité au courant des prochains mois, car le spectacle qu’on nous a présenté en ce vendredi de décembre ne mérite rien de moins qu’une salle comble!

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