Nos albums préférés de 2021

Eh oui, c’est cette période de l’année où tout le monde vous garroche ses palmarès. Des top 10, 20, 50 qui créent plein de conflits au sein des équipes éditoriales et qui génèrent des tonnes de commentaires sur les réseaux sociaux (« Hein? Salomé juste au 50e rang? Z’êtes malades? » ou « Comment ça se fait que le dernier album de [nommez votre artiste préféré] est pas là? »).

À ecoutedonc.ca, on n’y échappe pas, mais on s’aime trop pour se crêper le chignon. Alors comme à chaque année, nous avons demandé aux membres de l’équipe de nous nommer leur cinq albums préférés de l’année. On a compilé les nombreuses réponses. On vous présente ça. Y’a des valeurs sûres, mais y’a aussi un tas de découvertes.

Alexandra Lost – Boats

Jane Ehrhardt et Simon Paradis nous emmènent voguer avec eux sur une mer pleine de trip-hop et de yacht rock. C’est smooth et groovy à la fois, plein de belles trouvailles sonores qu’on découvre au fil des écoutes. On se plonge dans cet album avec un plaisir renouvelé à chaque fois. (Jacques Boivin)

Béluga – Cette rive

C’est tellement important de retrouver un peu de beau, de doux et de bon dans ses oreilles, dans sa vie. Béluga y arrive parfaitement. (Léo Moffet)

Après avoir collaboré dans plusieurs projets de Québec, ca me semblait inévitable que le sympathique Louis-Solem allait se lancer en solo. Ce premier EP est d’une beauté et d’une honnêteté remarquable. Après des mois de confinement, on peut enfin voyager. (Nicolas Padovani)

Bon Enfant – Diorama

L’album ultime qui a su me faire danser juste au bon moment. Il s’agit de l’évolution naturelle du groupe, ça ne me donne qu’envie d’entendre la suite! Un monde sans Bon Enfant, c’est comme une poutine sans sauce. (Léo Moffet)

Qui n’est pas fan de Bon enfant et gravement en amour avec Daphné? QUI? CERTAINEMENT PAS MOI. Bien avant la sortie de l’album, je connaissais déjà par cœur une partie des chansons en les suivant au travers de la province. Dans TOUS (je dis bien tous) les projets que chacun des membres a fait ou fait c’est du génie, alors forcément tous ensemble pour Bon Enfant c’est du pur gold! Tout de l’album est bon, beau et bien construit jusqu’aux dessins sur et dans la pochette. Quand jouent les premières notes de Porcelaine ou de Chagrin d’amour, je wipe de plaisir littéralement. (Mona Déry-Jacquemin)

Alex Burger – Sweet Montérégie

Bon j’ai un petit peu trop écouté cet album (tellement j’ai trippé dessus). Genre que dans ma rétrospective musicale 2021 d’une plateforme de streaming connue, il y avait trois chansons de Sweet Montérégie dans mon top 5. Genre. (Léo Moffet)

Lou-Adriane Cassidy – Lou-Adriane Cassidy vous dit bonsoir

TELLEMENT MALADE! J’ai écouté cet album la première fois et je dansais déjà sans cesse en marchant dans St-Sauveur. Du sexürock très réussi. (Léo Moffet)

Dix chansons, vingt-quatre minutes. Dix univers sonores teintés de pop et de rock où les textes simples, mais efficaces nous prennent aux tripes. Lou-Adriane Cassidy nous offre le meilleur d’elle-même, avec un peu d’aide de ses amis. Le combo Entre mes jambes et Le corps en mouvement, au milieu de l’album, montre que ce diamant brut est de plus en plus poli. Ça brille de mille feux, ce disque-là. (Jacques Boivin)

Choses Sauvages – II

Pas surprenant que cet album soit dans presque tous les tops de fin d’année! Choses Sauvages s’est dépassé! On y retrouve créativité, innovation, mélange de styles et surtout du gros funk-fun! L’album de prédilection pour ton sport de salon (le vrai!), pour ton party de retrouvailles, pour les 100 ans de matante Jocelyn. C’est 57 minutes et 27 secondes de pur bonheur. (Noémie Rocque)

Claudelle – Les dahlias ne meurent pas

Cet album était passé sous mon radar à sa sortie en mars dernier, il a tôt fait de me retrouver et de me hanter. Sur ce troisième opus où elle s’entoure d’une équipe de musicien.nes qui rendrait jaloux n’importe quel auteur-compositeur-interprète, Claudelle propose une pop douce et mélancolique qui s’incruste langoureusement dans nos boîtes crâniennes. (Jacques Boivin)

Crabe – Sentients

Découverte la plus flabbergastante de ma jeune vie musicale. L’album s’écoute en boucle, l’esthétisme, la musique et les paroles sont renversantes. Le genre d’album qui pogne par les tripes, te frenche plein d’amour avant de te mettre une taloche en pleine poire. C’est agréablement déstabilisant et incroyablement bien pensé. L’album a une très belle progression du début à la fin. Intelligent et punk à souhait, mais ce qui est particulièrement unique c’est qu’il n’est pas prévisible, chaque tronçon de mélodie fitte ensemble mais reste indépendant. Quand le cerveau s’attend à une suite logique, Crabe vient brasser les cartes et surprend de la plus belle des manières qui soit. (Mona Déry-Jacquemin)

D-Track – Hull

Le dernier album de D-Track présente des thématiques réfléchies et actuelles présentées par un D-Track introspectif pendant que les trames instrumentales sur base de samples nous transportent dans le temps. (Charles Julien)

Eman – Jefferson Chief

« Jefferson Chief » dépeint la ville de Québec poétiquement en accord à une série de clips en noir et blanc qui imageait 2021 avec précision. Samples surprenants avec les textes spontanés. Contient une autre des mes chansons favorites de 2021 : Ghost Town. (Charles Julien)

Jesuslesfilles – L’heure idéale

Une canne de vers d’oreille, c’est un album qui m’a beaucoup permis de me laisser aller et de rocker sur des airs au son classique mais décomplexé. (Vincent Thibault)

Natasha Kanapé – Nui Pimuten

Un album comme un cri, comme une libération. La musique est un apaisement et un vrai voyage parmi des textes complètement renversants. Les paroles sont dures, tristes, joyeuses, pleines d’espoir, de fierté et de révolte. Ce n’est pas qu’un simple album, c’est un essentiel, un incontournable selon moi qui délivre plus que simplement de la musique, mais bien un peu de l’âme de la poétesse innue Natasha Kanapé Fontaine. Chaque chanson est à couper le souffle et chaque parole, à donner des frissons. Une vraie montagne russe d’émotions qui devrait être connue et reconnue par tous aussi bien ici qu’à l’international. (Mona Déry-Jacquemin)

Thierry Larose – Cantalou

Parfois doux, parfois rock, Thierry Larose a mis au monde un premier album qui vise juste. Les airs s’envolent en premier comme en arrière-plan pour venir créer des moments accentuant la trame, fluctuant tout comme notre réception émotive à « Cantalou ». Cet album est juste parfait à écouter dans toutes les occasions et j’en ai clairement abusé en 2021. (Noémie Rocque)

Salomé Leclerc – Mille ouvrages mon coeur

Sur ce quatrième album, Salomé Leclerc reprend les meilleurs éléments de ses trois premières oeuvres et corrige en passant les rares (minuscules) défauts qui lui restaient. La collaboration avec Louis-Jean Cormier a porté fruit : les hooks sont omniprésents, on a rarement été aussi accrochés aux textes et aux mélodies de cette créatrice d’ambiances qui joue comme jamais avec les sonorités tout en nous offrant son album le plus accessible. Frissons garantis. (Jacques Boivin)

Hubert Lenoir – PICTURA DE IPSE : Musique directe

J’écoute « Darlène » et « Pictura de ipse » back a back toutes les semaines, C’en est presque une thérapie. Que dire autre que le fond, la forme, les paroles, la musique, la construction etc… Tout dans cet album est sensible et intelligent. Quand je l’ai écouté la première fois dans le bus scolaire en revenant de Gaspésie, je n’en revenais pas d’écouter de quoi d’aussi créatif, stimulant et nouveau. J’ai passé les 10 heures du retour à l’écouter en boucle des frissons sur les bras avec l’envie incroyable de tout péter quand Quatre-Quarts se mettait à jouer. Depuis j’écoute l’album religieusement du début à la fin, en effet skipper une toune de cette merveille serait un déshonneur. J’attends avec beaucoup d’excitation le jour où sieur Lenoir sera en ville pour un show où je pourrai enfin mushpiter en pleurant de joie (oui, oui, rien de moins). (Mona Déry-Jacquemin)

Un album qui fait tellement de bien, qui légitimise le sentiment de rébellion tout en nous faisant danser. Un autre tour de force d’un de mes weirdos préférés. (Vincent Thibault)

Bon. C’est un peu fou cet album. Je crois qu’il prendra une place importante dans l’histoire de la musique québécoise. (Léo Moffet)

Faire de la musique comme Pierre Perreault faisait son cinéma. Enregistrer ses conversations et les glisser un peu partout dans un album éclectique qui confirme ce qu’on savait déjà : quand on laisse Hubert se concentrer sur ce qu’il aime, ça donne des résultats incroyables. Un album important autant pour son propos que pour sa musique. (Jacques Boivin)

LUMIÈRE – A.M.I.E.S.A.M.O.U.R.

Coup de cœur direct pour ce premier album de LUMIÈRE, dont la pop orchestrale explore les amitiés et les amours libres de trois personnages en 1971. Le son est résolument vintage et coloré, trame sur laquelle la voix d’Etienne Côté fait des pirouettes, avec des textes on ne peut plus sentis et actuels. À écouter en road trip, pour s’imaginer le printemps ou encore en dansant dans sa cuisine. (Marie-Ève Fortier)

Un album au tempo lent que j’ai emmené avec moi dans mes viraillages dans le Québec et en dedans de moi. Un peu de luimère en ces temps sombres, ça fait du bien! (Vincent Thibault)

Lary Kidd – Le poids des livres

Un EP qui touche une corde sensible en moi avec des trames instrumentales oldschool à base de samples, un style déchéant assumé et une technique épatante. (Charles Julien)

Reno McCarthy – Run Up River

J’appréciais déjà « Counterglow », mais j’aime encore plus « Run Up River ». Reno y démontre une vulnérabilité franche dans ses textes qui me touche profondément. Sans mensonges, on y parle de ces insécurités silencieuses en nous et de la complexité ardue des relations. Le meilleur c’est qu’on appuie le tout avec une bonne touche de sonorité vintage et des textures qui font de ce deuxième album un incontournable pour les plus mélancoliques. (Noémie Rocque)

Meto – Alstroemeria

Impossible de ne pas mettre ce premier EP de Metò dans mon top album. Sensible, profond, beau, ce petit bijou de cinq pièces m’a donné beaucoup de courage dans une année difficile. Les mélodies proposées sont portées par le vécu de son auteur, mais aussi par sa lumière qui amène optimisme et espoir. Définitivement, ma découverte 2021. (Noémie Rocque)

Moonshine – SMS for location, Vol. 4

Le groupe secret de Montréal à l’esthétique unique a sorti un album de club en pleine pandémie mondiale, une démonstration parlante de l’audace du band. (Vincent Thibault)

Laura Niquay – Waska Matisiwin

Le « cercle de vie » de l’autrice-compositrice-interprète originaire de Wemotaci est un parfait mélange de sonorités traditionnelles et de folk-rock moderne à la limite du grunge. Même si on ne comprend pas un traître mot des paroles chantées en atikamekw, les émotions, elles, se transmettent sans obstacle. Laura Niquay propose un voyage dépaysant dans un territoire qu’on devrait pourtant mieux connaître. (Jacques Boivin)

Gab Paquet – La force d’Eros

Mon fanatisme et mon amour démesuré pour le personnage de Gab Paquet (et l’homme) n’est pas un secret pour personne, ni même pour lui. Après l’avoir suivi de Tadoussac à Chicoutimi (avec en prime un p’tit bec) jusqu’à Québec pour la Fête de la musique. Je suis encore allé le voir à Saint-Casimir pour son spectacle de Noël et vous pouvez être certains que j’attends la Saint-Valentin comme une jeune mariée (NDLR : Ça se passe le 10 février à l’Impérial Bell, les billets sont en vente MAINTENANT). « La force d’Eros », c’est la magie rose et l’âme rock kitsch de Gab. C’est bon, ça se hurle à pleins poumons et ça s’écoute en boucle à l’année longue. De toute façon qui peut vraiment résister au boulevard de ses tendresses? (Mona Déry-Jacquemin)

« La force d’Eros » a littéralement sauvé 2021. Paru en février, dans le mois de l’amour (et aussi au plus creux de la pandémie – vous vous souvenez, la zone gris-foncée-ouatte-de-phoque), cette suave et dansante anthologie nous plonge dans la vie très personnelle de Gab Paquet. Un peu comme le Christ, ce dernier nous donne une partie de lui-même pour notre salut. À écouter pour chasser les esprits moroses ou encore en lisant son horoscope. (Marie-Ève Fortier)

Le truc à la fois le plus accessible et éclectique que j’ai écouté en 2021. L’album qui montre très clairement que Gab Paquet, c’est pas une fuckin’ joke. Ben oui, y’a plein d’humour dans les textes de Gab, mais y’a surtout plein d’amour. Avec un grand A. Et musicalement, c’est le truc le plus éclaté qui est sorti de la vieille capitale cette année. Paquet se promène dans tous les genres, et il le fait avec le plus grand des panaches. (Jacques Boivin)

Petite Papa – ‘tites cocottes

Tites cocottes présente des trames dansantes et complexes combinées à des textes introspectifs et humoristiques. L’album apporte une grande variété de thématiques et de musicalité dans les instrumentaux. (Charles Julien)

Simone Provencher – Mesures

L’album « Mesures » de Simone Provencher en est un de contemplation. On y retrouve les sons chaleureux de la guitare acoustique et de la clarinette dans un bouquet inspiré du free jazz.  En contraste, certains éléments plus froids percent parfois la composition et ramènent une touche de lucidité et de tension à cette œuvre autrement lumineuse et aérienne. (Marie-Ève Fortier)

Pure Carrière – Eterna 83

Je me souviens encore du EP 1 sorti 45 minutes avant un show au feu Le Cercle en 2017. Quatre ans plus tard, Pure Carrière met tout son catalogue de grunge pété au propre avec une richesse de sons et une folie contagieuse. (Nicolas Padovani)

Radiant Baby – Pantomime

Définitivement, le vintage m’a charmé en 2021 et « Pantomime » m’apporte une totale satisfaction en ce sens. Puissant autant dans les influences francos que dans les classiques anglos du genre, Radiant Baby (avec l’aide de Julia Daigle) nous apporte au fil des chansons dans son univers bien à lui. À chaque écoute, les pièces accrocheuses ne peuvent laisser indifférent mon corps en recherche de grouillades. (Noémie Rocque)

Julien Sagot – Sagot

Un album passé sous le radar en mars dernier, surtout compte tenu de la qualité de « Sagot », qui se compare à un « Maladie d’amour » de Jimmy Hunt. Généralement un peu plus expérimental, l’ancien batteur de Karkwa se fait ici plus groovy, plus accessible (sans perdre son excentricité) dans un album qui explore les tensions eros-thanatos (désir et mort). À écouter d’un bout à l’autre en se laissant planer. (Marie-Ève Fortier)

Je ne trouverai pas de mots plus justes que ceux que j’ai utilisés dans ma critique en mars dernier, alors voilà : « Sagot », c’est un 30 minutes de poésie sombre et de musiques atmosphériques qui nous aspirent. C’est huit chansons qui font mal, mais qui le font bien. C’est un univers onirique qui pue le sexe sale, l’abandon, les rues désertes. C’est, dans toutes ses teintes de gris, une série de portraits qu’on observe, la gueule grande ouverte, en assumant son voyeurisme. (Jacques Boivin)

Sauf les drones – Chercher le trouble

Sauf les drones a une fois de plus sorti un album qui joue magnifiquement avec les tensions et les relâchements, les hauts et les bas, la force et la tendresse. Un album à ne surtout pas manquer pour les amateurs de musique ambiante et les fans d’expérimental. (Vincent Thibault)

SEULEMENT – EX PO

Ah je vous dis que ça fait plaisir d’entendre enfin de l’électro expérimentale canadienne prendre des risques et bousculer les règles musicales. EX PO de Mathieu A. vient magistralement cocher ces cases et prend le plus d’espace possible, littéralement, avec ses rythmes désynchronisés et sa voix lointaine. (Nicolas Padovani)

TDA – Ascète

La musique industrielle prend une nouvelle tournure. De Portage à TDA, Samuel Gougoux n’a pas son pareil pour créer de la musique inquiétante tout en y mettant une créativité et une énergie captivantes avec une instrumentation hors du commun. « Ascète » s’apparente à de l’ASMR pour les sorcières. (Nicolas Padovani)

Valence – Pêle-mêle

Ce premier album complet de Vincent Dufour et sa bande était plus qu’attendu. Un album de road trip qui part avec force, comme le gros centre-ville qu’on quitte, pour s’adoucir lentement au fil des chansons, comme si on était sur le cruise à 114 sur la 20. Une oeuvre résolument smooth, pleine d’amour et de tendresse qui fait un bien énorme. (Jacques Boivin)

Vendou – Millénium

Un album qui s’écoute front to back avec instrumentaux planants, refrains accrocheurs. L’album contient une de mes chansons préférées de l’année :  Panthère rose ft. Peet (Charles Julien)

Yoo Doo Right – Don’t think you can escape your purpose

Yoo Doo Right ne m’a jamais déçu depuis leur premier EP de 2016. Leur mélange de bruit et de fureur inspiré de Mogwai entre autres résulte en un son psychédélique et énergisant. Ce premier album complet est fabuleux. (Nicolas Padovani)

zouz – Vertiges

Comme de la nitro pour les neurones, j’ai eu l’impression que les rythmes complexes sur la dernière sortie de Zouz ont traduit en son ce qui se passe dans ma tête. (Vincent Thibault)

Imaginez-vous une longue chute, digne de celle d’Alice au pays des merveilles lorsqu’elle saute dans le terrier du lapin, avec ses étourdissements mais aussi ses moments de contemplation. « Vertiges » fait vivre les mêmes sensations, avec son rock explosif brodé de blues, de noise et de post punk. Le power-trio de Montréal est toujours aussi bon pour nous surprendre au détour. (Marie-Ève Fortier)

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