Plants and Animals (+ Mirabelle) à l’Impérial Bell : Main de rock dans un gant de velours.

Plants and Animals – Photo : Jacques Boivin

Entre atmosphère veloutée et rock bien ancré, Mirabelle et Plants and Animals nous ont amenés dans leur univers pour une soirée planante et groovy à souhait. 

Mirabelle 

Mirabelle – Photo : Jacques Boivin

Accompagnée par le talentueux Guillaume Guilbault (piano, choeurs), Laurence Hélie – alias Mirabelle (chant et guitare) – était sur scène pour nous chanter avec beaucoup de douceur des titres de son album « Late Bloomer », ainsi que de son EP à paraître « Flickering Lights ».

Fun Fact : le EP à paraître a été fait entre autres avec la collaboration de Warren Spicer du groupe Plants and Animals.

Dans une robe blanche vaporeuse sertie de gemmes rouges sur la poitrine, la chanteuse nous a bercé de sa voix douce et tout aussi éthérée que ladite robe. 

Des spectacles comme celui-ci me rappellent que bien souvent la simplicité est plus efficace que l’effervescence. Dans une atmosphère très lumineuse, celle qui vient de la Beauce nous a fait vagabonder dans sa ouate. Saison des Fêtes oblige, nous avons eu le droit à la très jolie chanson Le ciel était blanc, qu’on peut entendre sur son EP de Noël coréalisé avec Jean-Philippe Fréchette (Navet Confit). 

Il y a définitivement quelque chose d’antique à la performance de Mirabelle. Avec un je-ne-sais-quoi des grandes chanteuses à voix des années 90. Pour être plus précis, il y avait une sonorité rappelant à la fois The Cranberries et la période Roswell de Dido et de Sarah Mclachlan. Période qui selon moi, était bénie et bienheureuse.

Un vrai délice musical qui, par sa douce nostalgie, a ravi son auditoire.

Plants and Animals

Plants and Animals – Photo : Jacques Boivin

Changement de mood total avec le rock endiablé de Plants and Animals. Une énergie incroyable émanait des musiciens Warren Spicer (guitare, voix), Nicolas Basque (guitare, voix, synthétiseur), Matthew Woodley (batterie, voix) et leur invité Josh Toal (basse, voix) qui ont décidément burn down la scène. 

C’était par ailleurs leur première fois à l’Impérial et après cette soirée mémorable, il ne fait aucun doute qu’on les reverra souvent.

Dès le début, le kick drum résonne comme jamais sur la voix Warren Spicer avec la chanson All the time de leur album « Waltzed in From the Rumbling ». Sous la douceur grunge du chanteur, c’est un son punk rock qui se dévoilent aux puissants hooks

Dans les lumières roses et bleues stroboscopiques, le chanteur complémente sa performance d’un carillon sur le micro, qu’il venait tout simplement brasser de temps en temps pour lui soutirer un peu de ses notes cristallines. Cela rajoutait un côté absurde absolument délectable.

Avec son dernier album « Jungle » où viennent jouer quelques pointes d’électro groovy pour mieux faire danser l’auditoire, Plants and Animals offre une présence scénique ahurissante qui dégêne complètement. Contre la lenteur de chanson comme Le Queens viennent percuter des titres entraînants comme Love That Boy.

« Tu t’en vas pas à soir toé »

Un spectateur anonyme à l’attention du chanteur

Le public en redemande, ce n’est pas un, mais bien deux rappels que l’on réclamait à grands cris. Last one time nous dit le chanteur avant de mettre tout le monde d’accord avec le titre incroyablement festif House on fire.

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