Les Chiens de Ruelles et Capitaine salaud : voyage au royaume du folk sale et de la Minganie

Capitaine Salaud – Photo : Lucas Sanniti

Doublement du plaisir pour cette soirée de piraterie à l’Impérial Bell, sous le signe du partage, avec en première partie Les Chiens de Ruelles et en deuxième partie Capitaine Salaud et son équipage, qui lançait pour l’occasion leur album éponyme.  

Les Chiens de ruelles 

Paroles de roadies à saveur de brosse sont la signature de ce groupe Montréalais.
Oli Renaud (voix et guitare), Dom Péladeau  (guitare, mandoline et voix), Luc Baslanti (harmonica), Sam Belleau (banjo, charango et voix) et Gab Séguin (Contrebasse et voix) nous attendaient sur scène devant un public assis et sage en apparence pour nous enivrer de folk sale. D’emblée le chanteur a dédié, non sans une bonne pointe d’émotion, le spectacle au regretté Michel Renaud. Nos joyeux lurons étaient heureux de se retrouver et de retrouver leur public post-apocalypse. Oli Renaud et Gab Séguin se lançaient des jokes constamment jasant tout bonnement entre les chansons. Jasant pour jaser, ceux-ci nous ont appris l’existence d’un album numérique intitulé «Folie Volontaire» disponible sur Bandcamp.
L’ambiance bien qu’assez calme, a laissé rapidement place à la danse, une partie des spectateurs prenant d’assaut les côtés, flippant les tables et mushpitant.

Une montée d’adrénaline comme seul le bluegrass sait le faire.

Capitaine Salaud

Pour cette deuxième partie, pas moins de 11 musiciens étaient sur scène avec un énorme drapeau de l’Acadie en fond. Comme une grande famille, Vincent Ravary (batterie), Samuel Brassard (basse et contrebasse), Frank Soucy (guitare), Paul Dawson (banjo, mandoline, guitare, sampler), Laurence Moller (violon), Lionel Kizaba (percussions, voix), Guy Bélanger (harmonica), Alexia Tapp (chœurs, percussions), Stéphanie Boutet (Tin whistle, chœurs, percussions), Antoine Tardif (Trompette), Benoit Gagné (Trombone, planche à laver), Jean Cyr (accordéon) et enfin Bryan Vigneault aka Capitaine Salaud (voix, guitare, cuillères) étaient tous en costumes de marins et marinières. Capitaine Salaud, dans son plus bel imperméable jaune, tenait la barre.
C’est donc en voguant jusqu’à Havre-Saint-Pierre et en Minganie que nous avons fini la soirée. 

Capitaine Salaud est peut-être un matelot raté selon ses dires, mais il est très certainement un excellent conteur qui fait embarquer son public avec facilité! Le groupe venait lancer son album « Capitaine Salaud » aux couleurs de la musique acadienne et traditionnelle, à l’image des veillées d’une autre époque. L’énergique équipage prouve qu’il n’y a pas de petit voyage avec leur musique. Les spectateurs furent plus rapides quant à la possession des lieux par la danse en ligne, tous conquis de se laisser happer par la houle des histoires. 

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