Lancement de Wouf Wouf au Pantoum : Dangeureuse soirée

Wouf Wouf Inc – Photos: Llamaryon/Marion Desjardins

Le 14 octobre dernier, nous étions (encore!) au Pantoum, cette fois pour le spectacle de lancement du deuxième album de Wouf Wouf intitulé « Dangereuse vie ». Fans de la première heure du groupe de dad rock montréalais et personnes curieuses ont rapidement rempli la petite salle de la rue Saint-Vallier, question de se faire brasser la cage avec un rock très efficace aux textes qui font autant rire que réfléchir.

Voyez-vous, « Dangereuse vie », c’est un album rempli de remises en question. Oui, c’est fait un peu à la manière de Bleu Jeans Bleu et autres groupes un peu niaiseux qui nous font autant rire que taper du pied, mais il reste que derrière ces petits clin d’oeil, il y a une critique assez lucide de l’univers dans lequel la plupart d’entre nous passe au moins le tiers de ses journées : le bureau, l’usine, le poste de travail dans la chambre. Le 9 à 5 sous toutes ses formes (le 7 à 3, le 4 à minuit, les shifts coupés).

Alexis Dionne, Charles Smith et Guillaume Mansour (dans un suit qui m’a fait sentir cheap dans mes vulgaires leggings satinés) nous ont donc doucement brassé la cage. Sur scène, le trio déborde de complicité autant entre les membres qu’avec le public, avec qui il échange moult clins d’oeil. Que ce soit avec la badine Ami, brillante dans sa simplicité (j’ai pensé à la chanson thème d’Histoire de jouets, ça vous donne une idée), ou la semi-rigolote Lâche ta job (j’y pense depuis ce soir-là), en passant par la pièce-titre et la très Charleboisesque Club secret, Wouf Wouf nous a promenés d’un cubicule à l’autre de son univers musical, tout ça sans jamais passer par la maudite machine à café.

Des fois, on n’a besoin de rien d’autre. Des bonnes tounes qui entrent dans ta tête sans vouloir en sortir, des textes un brin pince-sans-rire qui mélangent l’humour et les combats personnels, des ami.es plein la salle.

Je me demande si je vais encore faire du 9 à 5 à la sortie du troisième album. On verra rendu là. En attendant, come on let’s go, j’ai dit go!

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