PHOTOS : Joseph Edgar au STUDIOTELUS

Joseph Edgar – Photo : Jacques Boivin

Y’a des artistes que je vois souvent. Très souvent, même. Y’en a que c’est parce que comme tout le monde, j’ai mes petits moments groupie. Pour d’autres, c’est plutôt l’ambiance de feu, le potentiel de flammèches. Y’en a qui me font pleurer, d’autres qui me font rire à gorge déployée. Et pis y’en a qui, comme Joseph Edgar, me font tout simplement du pied et hocher la tête en approbation pendant une bonne grosse heure.

L’artiste originaire de Moncton n’a pas trop chômé pendant la pandémie avec la sortie de deux microalbums intitulés « Peut-être un rêve I et II ». Ils viennent d’être rassemblés sur le même vinyle, et ça, en 2021, c’est un pas pire prétexte pantoute pour partir en tournée.

Entouré de ses ami.es Jonathan Lafrance à la batterie, Jocelyn Gagné à la basse, Sunny Duval à la guitare et Jeanne Buisson-Latulippe aux choeurs, l’Acadien a présenté, fidèle à son habitude, un mélange de tounes très récentes et de vieux classiques qu’il a (encore) remis au goût du jour. C’est une des raisons pour lesquelles j’y reviens à chaque fois : comment va-t-il trouver le moyen de revisiter Espionne russe, cette toune qui l’a fait connaître du grand public québécois? Quelle vieille toune va-t-il remplacer par une autre vieille affaire qui mérite d’être entendue elle aussi? On ne le répètera jamais assez, mais ce gars-là a un répertoire incroyable dont la profondeur n’a d’égal que la variété des tounes qu’on y trouve. Y’a de quoi faire un show solo, tout seul à la guitare, pis un show à la Springsteen avec un orchestre de 20 personnes si jamais Joseph en a envie. Pis les vieilles et les nouvelles se mélangent tout le temps bien, parce que Joseph et sa bande n’ont pas peur de passer le plumeau sur les classiques.

C’est pas mal ça, la magie d’un show de Joseph Edgar : tu sais pas mal à quoi t’attendre. Tu sais que tu vas avoir du bon folk-rock (parfait pour un dimanche soir), beaucoup d’énergie, de la complicité pis du monde qui joue plus AVEC nous autres que POUR nous autres. On est au chalet à Bouctouche, tout le monde a un instrument entre les mains, pis on se fait chantonner des chansons autour du feu (OK, j’ai vraiment des souvenirs de tounes chantées en gang dans un chalet à Bouctouche, mais y’avait pas de feu). Des chansons qui parlent de nous autres, de nos expériences, de nos rencontres, de nos crushs, de nos crushed crushs. Bref, des chansons qui nous parlent parce qu’elles nous ressemblent.

Vous comprendrez qu’à la prochaine visite du grand Acadien au feutre vissé sur la tête, on va être encore là, fidèle au poste.

« Peut-être un rêve » (le disque vinyle) a été pressé chez nous amis de la Société des loisirs, ici même, à Québec. Il est en vente là-bas et sur le Bandcamp de Joseph Edgar.

On a pris quelques photos de la soirée, on vous présente ça :

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